Des sens

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lundi 19 avril 2010

Naissance de "Quintessence des sens"

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Marie Madeleine (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir)

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Dernier billet de "Des sens", pour vous annoncer la naissance de "Quintessence des sens" eh oui, quitte à "mourir", autant passer au niveau supérieur ! Autant se diriger vers ce qui fait sens au plus profond de nous-même, au cœur de nos vibrations internes, au cœur de notre cœur vivant.

Des sens ne me correspond plus, je passe à l'étape suivante.

Alors, si vous aussi vous souhaitez suivre ce cheminement, je vous accueillerais avec grand plaisir sur Quintessence des sens ! un tout nouveau lieu où je ne sais plus rien.

vendredi 16 avril 2010

Questions sur le sexe, la sexualité aujourd'hui

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Une fois n'est pas coutume, je vais vous montrer quelques réponses que j'ai donné sur un forum de discussion - au milieu de bien d'autres qui m'ont souvent fait bondir je dois bien l'avouer - avec pour sujet le sexe, la sexualité :

Le sexe est-il indispensable à la vie ?

En dehors de la reproduction de l'espèce et pour une vie épanouie, oui. C'est à dire une vie sachant découvrir toutes les possibilités d'une existence. Refuser le sexe, c'est se couper de la vie. Refuser la sexualité, c'est refuser de prendre le risque de se perdre dans l'autre, que nous pouvons dépendre de l'autre. C'est croire que nous pouvons toujours tout contrôler (prêtres, nonnes, etc...), et c'est constater les nombreuses dérives que cela engendre (viol, pédophilie).

Entre s'envoyer en l'air avec tout ce qui bouge, à chaque minute qui passe, et avoir des relations sexuelles avec une personne que nous aimons, il y a une marge.

L'homme a un instinct sadique, et la femme un instinct masochiste, lesquels sont inconscients, donc incontrôlables. Sigmund Freud.

Je n'ai pas lu Freud, mais tout ce que je peux en dire c'est que pour moi il y a à la fois du féminin et du masculin dans l'homme, et idem dans la femme. Donc autant de possibilités de sado-maso chez les uns et les autres.

Le yin et le yang, toujours.

L'orgasme féminin a-t-il une fonction, Le septième ciel utile ? ou seulement un accoté agréable du coït ?

Je vais dériver un peu alors. Pour qui a déjà vécu un phénomène de transcendance, il saura que l'orgasme - qu'il soit féminin ou masculin - est ce qui nous rapproche le plus de cette illumination. Refuser cela, c'est refuser le divin en nous. Nous refuser cela, c'est nous empêcher de vivre cette part "magique" qui nous est offerte.

Et encore ceci, oui, une personne épanouie sexuellement est moins sujette aux dépressions.

Qu'est-ce que la sexualité ?

Qu'est-ce que la sexualité ? Pour moi, c'est l'expression physique de la spiritualité. C'est reconnaître que nous ne sommes que d'infimes particules qui ne peuvent tout maîtriser. C'est exprimer au travers d'un amour l'amour universel, c'est dialoguer avec les étoiles, c'est exploser de mille feux sans chercher à tout diriger. C'est être conscient que nous faisons parti d'un tout et que ce tout nous reconnait. C'est la reconnaissance de l'univers au travers de nos cellules. Et je parle d'une sexualité heureuse bien sûr, d'une sexualité épanouie, et non d'une vente au sexe ni d'une surenchère de la bonne conscience: le sexe est un péché mes frères (le pouvoir de l'homme sur l'homme) !!

L'amour sans le faire : comment vivre sans libido dans un monde où le sexe est partout ?

Ce n'est pas le sexe qui est partout ! mais la pauvreté du sexe actuel qui s'affiche partout. C'est très différent.

Un monde dans lequel le sexe se vivrait de façon épanouie n'aurait nul besoin de s'afficher. Parle-t-on des choses qui vont bien dans ce monde ? Étale-t-on au grand jour ce qui ne pose aucun problème, aucun questionnement ?

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Et vous qu'auriez-vous répondu ?

Alchimie de mon coeur

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L'alchimie, mais qu'est-ce donc au juste ?

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Et si, nous n'étions là que pour mieux nous (ap)prendre.

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Et si, nos ébats n'étaient là que pour mieux nous (com)prendre.

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Utiliser les éléments (la terre, l’eau, l’air et le feu, de gauche à droite sur la gravure de Stolcius, 1624) pour mieux observer les transformations ainsi créées.

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L'alambic alambiqué de nos rencontres égarées, pas uniquement pour (pro)créer, mais également pour nous (re)trouver.

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Et si, nous avions oublié tout cela ?! Perdus dans nos combats avec les autres, alors qu'il n'est question que d'un combat avec nous-même.

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Cette ouverture sur nous-même en nous ouvrant à l'autre, dans l'autre.

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Alors, peut-être devrions-nous retourner aux sources, redécouvrir ce qu'est le mélange, l'alchimie, et découvrir de quoi nous sommes fait.

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Notre pierre philosophale, notre fontaine de vie, la fleur d'or, notre cœur vivant.

Ce qui va suivre...

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(cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Un petit billet annonciateur de ceux qui vont suivre, à savoir, des mises en avant d'anciens articles, les plus importants à mes yeux, car ceux résonnant le plus en moi.

Les billets suivant sont donc ce à quoi j'ai abouti après deux ans et demi de ce lieu nommé "Des sens", ce que j'ai réussi à cerner, à mettre en mots et images au milieu de tout ce fatras dit érotique que l'on trouve partout, clamant le sexe et le désir et dans lequel je ne me retrouvais jamais nul part ; c'est la raison première de la création de ce blog.

Bien sûr je suis aussi tombée dans le jeu de la recherche des visions d'artistes divers depuis des siècles, c'était mon prétexte pour creuser, chercher, et chercher encore, mais on se lasse vite de ce qui n'est pas l'essentiel, et j'avoue être très lasse de beaucoup de choses ces derniers temps.

En voulant continuer à mettre de nouveaux articles, en m'acharnant (?) à vouloir mettre de nouveaux articles (pas toujours simple d'accepter la transformation, ça inquiète, ça fait peur, mais que suis-je devenue !), je m'aperçois que cela n'a plus aucun sens pour moi, depuis ma découverte de ce que je cherchais en créant ce blog.

Évidemment c'est très personnel comme approche, mais c'est la mienne, et comme ce blog est aussi le mien, autant en profiter...

jeudi 15 avril 2010

Vision interne

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Se regarder de l'intérieur ne semble pas avoir le même sens pour tout le monde... Curieux non !

Lien avec Étude sociologique.

mardi 13 avril 2010

Ode à Priape

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Foutre des neuf garces du Pinde,

Foutre de l’amant de Daphné,

Dont le flasque vit ne se guinde,

Qu’à force d’être patiné :

C’est toi que j’invoque à mon aide,

Toi qui dans les cons, d’un vit raide,

Lance le foutre à gros bouillons ;

Priape soutiens mon haleine,

Et pour un moment dans ma veine,

Porte le feu de tes couillons.

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Que tout bande, que tout s’embrase ;

Accourez putains et ribauds :

Que vois-je ?… Où suis-je… Ô douce extase !…

Les cieux n’ont pas d’objets si beaux.

Des couilles en bloc arrondies,

Des cuisses fermes et bondies,

Des bataillons de vits bandés,

Des culs ronds sans poils et sans crottes,

Des cons, des tétons et des mottes,

D’un torrent de foutre inondés.

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Restez adorables images,

Restez à jamais sous mes yeux ;

Soyez l’objet de mes hommages,

Mes législateurs et mes dieux :

Qu’à Priape on élève un temple

Où jour et nuit l’on vous contemple,

Au gré des vigoureux fouteurs ;

Le foutre y servira d’offrandes,

Les poils de couilles de guirlandes,

Les vits de sacrificateurs.

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Aigle, baleine, dromadaire,

Insecte, animal, homme, tout,

Dans les cieux, sous l’eau, sur la terre,

Tout nous annonce que l’on fout :

Le foutre tombe comme grêle,

Raisonnable ou non, tout s’en mêle,

Le con met tous les vits en rut :

Le con du bonheur est la voie,

Dans le con gît toute la joie,

Mais hors du con point de salut.

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Quoique plus gueux qu’un rat d’église,

Pourvu que mes couillons soient chauds,

Et que le poil de mon cul frise,

Je me fous du reste en repos.

Grands de terre l’on se trompe,

Si l’on croit que de votre pompe

Jamais je puisse être jaloux :

Faites grand bruit, vivez au large ;

Quand j’enconne et que je décharge,

Ai-je moins de plaisirs que vous ?

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Que l’or, que l’honneur vous chatouille,

Sots avares, vains conquérants ;

Vivent les plaisirs de la couille !

Et foutre des biens et des rangs.

Achille aux rives du Scamandre,

Pille, détruit, met tout en cendres ;

Ce n’est que feu, que sang, qu’horreur :

Un con paraît, passe-t-il outre ?

Non, je vois bander mon jean-foutre ;

Le héros n’est plus qu’un fouteur.

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De fouteurs la fable fourmille :

Le soleil fout Leucothoé,

Cynire fout sa propre fille,

Un taureau fout Pasiphaé ;

Pygmalion fout sa statue,

Le brave Ixion fout la nue ;

On ne voit que foutre couler :

Le beau Narcisse pâle et blême,

Brûlant de se foutre lui-même,

Meurt en tachant de s’enculer.

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Socrate, direz-vous, ce sage,

Dont on vante l’esprit divin,

Socrate a vomi peste et rage,

Contre le sexe féminin :

Mais pour cela le bon apôtre,

N’en n’a pas moins foutu qu’un autre ;

Interprétons mieux ses leçons :

Contre le sexe il persuade ;

Mais sans le cul d’Alcibiade,

Il n’eût pas tant médit des cons.

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Mais voyons ce brave cynique,

Qu’un bougre a mis au rang des chiens,

Se branler gravement la pique,

À la barbe des Athéniens :

Rien ne l’émeut, rien ne l’étonne ;

L’éclair brille, Jupiter tonne,

Son vit n’en est point démonté ;

Contre le ciel sa tête altière,

Au bout d’une courte carrière,

Décharge avec tranquillité.

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Cependant Jupin dans l’Olympe,

Perce des culs, bourre des cons ;

Neptune au fond des eaux y grimpe,

Nymphes, sirènes et tritons ;

L’ardent fouteur de Proserpine,

Semble dans sa couille divine,

Avoir tout le feu des enfers :

Amis, jouons les mêmes farces ;

Foutons tant que le con des garces

Nous foute enfin l’âme à l’envers.

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Tysiphone, Alecto, Mégere,

Si l’on foutait encor chez vous,

Vous Parques, Caron et Cerbère,

De mon vit vous tâteriez tous :

Mais puisque par un sort barbare,

On ne bande plus au Ténare,

Je veux y descendre en foutant ;

Là, mon plus grand tourment, sans doute,

Sera de voir que Pluton foute,

Et de n’en pouvoir faire autant.

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Redouble donc tes infortunes,

Sort, foutu sort, plein de rigueur ;

Ce n’est qu’à des âmes communes

À qui tu peux foutre malheur :

Mais la mienne que le vit d’un carme,

Se ris des maux présents, passés :

Qu’on m’importe ? mon vit me reste ;

Je bande, je fous, c’est assez.

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Alexis Piron (1689-1773)

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Appel aux visiteurs, si quelqu'un connait le nom du dessinateur ! merci de nous en faire profiter, Jean (du cabinet de curiosité) et moi-même, sommes très curieux.

Et enfin, si cela vous dit, vous pouvez visiter la galerie des illustrations Saint Priape priez pour nous (avec inclus dedans la série "Ode à Priape" au complet).

lundi 12 avril 2010

La Déch

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Fredillo (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir)

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La Déch

L'orage est sans courage l'oiseau a bu la pluie

La moiteur attiédie du ciel a des nuages

Plein les yeux mon corps brûlant n'a plus d'appui

Vers la nuit la plus noire ensommeillé je nage.

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Ehohé ! Du bateau, tiens ferme ta godille

Qui farfouille en les flots écumante rageuse

Les algues brûlantes où ta barque s'enquille

Éclaboussant de foutre le con d'une gueuse.

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Je laisse échouer lamentablement défaite

Sur son sexe moussant frangé de sel ma pine

Et la lune s'étrangle avortant la tempête...

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Remets donc ta culotte et sortons des latrines !

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© Patrick Salètes.

vendredi 9 avril 2010

L'étreinte s'enroule...

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(cliquez sur les illustrations pour les agrandir)

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Ovale

L'étreinte s'enroule longue lente ondulante;

se murmurent à l'oreille les mots tressés

en un poème à même la peau caressée

d'ombres lumineuses nacrées et chatoyantes.

Sous la paume crépitent les arcs d'étincelles

le souffle est piqué à la pointe d'une pointe

on voudrait retenir ce souffle qui ruisselle

jaillissant malgré lui de ces lèvres disjointes

le silence tendu se déchire en un cri

et se lovent les corps en bulles arrondis.

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© Patrick Salètes.

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jeudi 8 avril 2010

La bouche originelle

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Lumière vaginale.

(cliquez sur les illustrations pour les agrandir)

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Ouvrez un cerisier et il n’y aura pas de fleurs…

Mais la brise printanière donnera une myriade de floraisons.

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C’est la bouche originelle, mais il reste muet ;

Il est entouré d’une magnifique touffe ;

Les gens sensés peuvent s’y oublier complètement ;

C’est aussi l’origine de tous les Bouddhas des dix milles mondes.

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Ikkyū, moine et poète, aussi nommé kyōun (nuage fou).

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Galerie : Estampes japonaises, Shungas.

mardi 6 avril 2010

Le Roi de la jungle

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Tom Poulton (déjà présenté à plusieurs reprises, mais je trouvais ce dessin très bien avec ce texte...)

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Le lion

La queue brune s'agite en des rythmes bizarres...

Une femme alanguie, allongée sous sa croupe,

Langoureuse et docile, swingue sous sa coupe,

Tandis que le Roi Lion la baise dare dare...

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Quand soudain, brusquement, elle fait volte fesse,

Attrape ses roustons, les lance en l'air et jongle !

Alors tout rugissant de honte dans la jungle,

Le grand fauve la menace afin qu'elle cesse.

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Mais elle s'enhardit, continue de plus belle,

Et le Lion, suffoqué par tant de hardiesse,

Au lieu de protester, encourage la belle

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A venir lui lécher ses burnes en liesse.

La petite lui plaît, et cela le chatouille :

Qu'elle continue donc de lui brouter les couilles !

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© Patrick Salètes.

lundi 5 avril 2010

Connaissez-vous le soufflacul ?

Un nouveau coup de cœur avec la découverte des dessins de Patrick Salètes. De l'humour, des coquineries, des cogitations aussi ! enfin bref, tous les ingrédients indispensables pour passer un agréable moment.

Je vous propose donc deux dessins pour commencer, et si le cœur vous en dit, une petite galerie vous attend en lien, à la fin de ce billet...

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Le soufflacul (cliquez sur les illustrations pour les agrandir)

Le "Soufflacul" est un personnage folklorique du carnaval de Saint-Claude. Avec son soufflet, il chasse les mauvais esprits de dessous les jupes des femmes, au cours de la farandole qui ponctue la journée.

"Souffle, mon âme,

souffle plus fort !

Souffle la flamme

qui me dévore..."

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Torse de Faune au masque Panique

Sur un vase à Delos... (quatrain panégyrique et jaculatoire*)

Sur un vase ventru à lourde panse peinte

Le torse d'un frêle Faune phallophorique

Aux cuisses caprines où l'ocre suinte,

Odorante, danse sous un Masque Panique...

  • jaculatoire: adj. Qui exprime, de façon généralement concise, un vif élan de ferveur vers Dieu.

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Textes et dessins © Patrick Salètes.

Donc si vous souhaitez en voir plus, voici une petite galerie des illustrations de Patrick Salètes.

samedi 3 avril 2010

Ouvre l'arène

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Titien (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir)

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Ouvre

Ouvre les yeux, réveille-toi ;

Ouvre l'oreille, ouvre ta porte :

C'est l'amour qui sonne et c'est moi

Qui te l'apporte

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Ouvre la fenêtre à tes seins ;

Ouvre ton corsage de soie ;

Ouvre ta robe sur tes reins ;

Ouvre qu'on voie.

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Ouvre à mon cœur ton cœur trop plein

J'irai boire sur ta bouche !

Ouvre ta chemise de lin :

Ouvre qu'on touche

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Ouvre les plis de tes rideaux :

Ouvre ton lit que je t'y traîne

Il va s'échauffer sous ton dos

Ouvre l'arène

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Ouvre tes bras pour m'enlacer :

Ouvre tes seins que je m'y pose ;

Ouvre aux fureurs de mon baiser

Ta lèvre rose !

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Ouvre tes jambes ; prends mes flancs

Dans ces rondeurs blanches et lisses ;

Ouvre tes genoux tremblants...

Ouvre tes cuisses

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Ouvre tout ce qu'on peut ouvrir :

Dans les chauds trésors de ton ventre

j'inonderai sans me tarir

L'abîme où j'entre.

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Edmond Haraucourt (Sire de Chambley) 1902.

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