Des sens

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samedi 27 septembre 2008

Les bacchantes

800px-PeterJohannNepomukGeigerEroticWatercolor01.jpg

Johann Nepomuk Geiger (1805-1880), cliquez sur l'illustration pour l'agrandir.

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La mauvaise rencontre

Faite par le curé,

Les moines la racontent

Dans tous les prieurés.

.

Elles étaient cinquante,

Elles pressaient le pas.

Elles étaient bacchantes,

Elles allaient en sabbat.

.

Un brave pêcheur d’âmes

Qui les a vu passer

Se dit : « Les pauvres dames

Faut les exorciser !

.

De leurs âmes fragiles

Faut déloger Satan ! »

Avec ses Évangiles

Il partit à l’instant.

.

Dès qu’elles aperçurent

L’envoyé de Jésus

Hurlantes de luxure

Elles ont sauté dessus.

.

Avec leurs dentelles

Les mains, elles lui nouent

Devant chacune d’elles

Il fut mis à genoux.

.

Mon Dieu ! Qu’un ange passe…

Il servit à l’envi

La messe la plus basse

De sa très sainte vie.

.

-D’où reviens-tu, mon frère

En ce piteux état ?

-Je reviens du calvaire;

D’en haut du Golgotha !

.

Frère ne soit pas triste !

Ton calvaire après tout,

Près de celui du Christ

Nous paraît assez doux.

.

Prête-moi ta soutane,

Que sans perdre de temps,

Je coure vers ces dames,

Qu’elles m’en fassent autant.

.

On dit que les bacchantes

Allaient en escadron,

Qu’elles étaient cinquante :

Ça fait un compte rond.

Elles étaient bacchantes

Allaient en escadron.

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Paroles de Georges Brassens

lundi 15 septembre 2008

Le grand Vicaire (II)

A la Pentecôte quand l'herbe est trop haute

Moi je la coupe à la faux

Ma femme l'entasse au râteau

Et l'curé la broute

Et l'curé la broute

Mais le grand vicaire de santé précaire

N'a jamais pu la brouter

N'a jamais pu la brouter

C'est ce qui l'emmerde

.

Quand se paralyse la cloche de l'église

Moi j'dis qu'il faut réfléchir

Ma femme dit qu'il faut agir

Et l'curé la branle

Mais le grand vicaire de santé précaire

N'a jamais pu la branler

C'est ce qui l'emmerde

.

Chez nous sur nos crânes, foin de bonnets d'ânes

Moi je porte des képis

Ma femme des bibis

L'curé les calottes

Mais le grand vicaire de santé précaire

N'a jamais décalotté

C'est ce qui l'emmerde

.

Quand sur notre place on vend de la glace

Moi je dis : j'veux pas transir

Ma femme dis : j'veux pas grossir

Et l'curé la suce

Mais le grand vicaire de santé précaire

N'a jamais pu la sucer

C'est ce qui l'emmerde

.

Si par aventure, arrive une voiture

Moi j'm'occupe du moteur

Et ma femme des visiteurs

Et l'curé des charges

Mais le grand vicaire de santé précaire

N'a jamais pu décharger

C'est ce qui l'emmerde

.

S'il se présente une flaque inopportune

Moi j'évite en vieux lascar

Ma femme fait des grands écarts

Et l'curé la saute

Mais le grand vicaire de santé précaire

N'a jamais pu la sauter

C'est ce qui l'emmerde

.

Quand il faut remettre du tulle aux fenêtres

Moi je porte les anneaux

Ma femme porte les rideaux

Et l'curé la tringle

Mais le grand vicaire de santé précaire

N'a jamais pu la tringler

C'est ce qui l'emmerde

.

Paroles de Georges Brassens, musique de Rinaldi, Sarrus, Filipeli.

jeudi 26 juin 2008

Le traitement de l'Ouie

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Paul Avril (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir)

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J'suis une doctoresse sans pareil

Et messieurs sans vous faire souffrir

Si vous êtes un peu dur d'oreille

Moi je me targue de vous guérir

Venez donc chez moi rue de Sienne

M'rendre visite une après-midi

Sur une petite porte qu'est la mienne

Vous lirez "Maladie de l'ouïe"

Sur une petite porte qu'est la mienne

Vous lirez "Maladie de l'ouïe"

.

Hier je vois v'nir un jeune homme

Je lui demande " - Quel est votre cas ? "

" - J'suis à plaindre en somme

Quand on me parle, je n'entends pas

J'ai l'oreille très dure, pas de veine

Je ne sais pas d'où ça peut provenir

Chère madame enfin ça me gêne

C'est étonnant je n'peux pas ouïr

Chère madame enfin ça me gêne

C'est étonnant je n'peux pas ouïr

.

Je le fais asseoir sur une chaise

Lui disant " - Fallait v'nir plus tôt"

Une fois installé bien à l'aise

Je lui prends l'oreille aussitôt

Puis en le soignant avec science

Je lui dit pour le réjouir :

" - Monsieur prenez un peu d'patience

Dans 5 minutes vous allez ouïr

Monsieur prenez un peu de patience

Dans 5 minutes vous allez ouïr

.

Avec une adresse étonnante

Je m'y prenais si savamment

Que ma foi, séance tenante

Il était guéri complètement

Il s'écria " - Chère doctoresse

Ça y est ! J'entends aussi bien que vous ! "

J'répondis fière de mon adresse

" - Comme vous avez oui, c'est cent sous

J'répondis fière de mon adresse

" - Comme vous avez ouï, c'est cent sous.

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Villé, C. Baron.

mercredi 18 juin 2008

Les casseuses

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Almery Lobel-Riche (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir)

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Tant qu'elle a besoin du matou,

Ma chatte est tendre comme tout,

Quand elle est comblée, aussitôt

Ell' griffe, ell' mord, ell' fait l'gros dos. .

Refrain

Quand vous ne nous les caressez

Pas, chéries, vous nous les cassez.

Oubliez-les, si fair' se peut,

Qu'ell's se reposent.

Quand vous nous les dorlotez pas,

Vous nous les passez à tabac.

Oubliez-les, si fair' se peut,

Qu'ell's se reposent un peu,

Qu'ell's se repo-o-sent.

.

Enamourée, ma femme est douce,

Mes amis vous le diront tous.

Après l'étreinte, en moins de deux

Ell' r'devient un bâton merdeux.

.

Dans l'alcôve, on est bien reçus

Par la voisine du dessus.

Un' fois son désir assouvi,

Ingrate, ell' nous les crucifie.

.

Quand ell' passe en revue les zouaves

Ma sœur est câline et suave.

Dès que s'achève l'examen,

Gare à qui tombe sous sa main.

.

Si tout le monde en ma maison

Reste au lit plus que de raison,

C'est pas qu'on soit lubriqu's, c'est qu'il

Y'a guère que là qu'on est tranquille.

.

Georges Brassens.

lundi 16 juin 2008

Les petits païens

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Les jolis petits païens

C'est toute la femme

Mais oui madame

Je le soutiens

Ah ! quel désir

Quand nos yeux les devinent

Ah ! quel plaisir

Quand nos doigt les lutinent

Ils font

Bientôt sous notre étreinte

Des bonds

Et même des pointes

Quand on les a dans la main

Mais oui madame

C'est toute la femme qu'on tient

.

Blanches rondeurs aux contours délicieux

Les païens sont un régal pour les yeux

Ils ont tous malgré leurs formes régulières

Leur physionomie particulière

Les uns lèvent la tête sans se gêner

Y'en qui vous r"gardent l'air étonné

D'autres pudiquement baissent le nez

Qu'ils soient monticules ou promontoires

Des pommes des oranges ou des poires

.

Les jolis petits païens

C'est toute la femme

Mais oui madame

Je le soutiens

Ah ! quel désir

Quand nos yeux les devinent

Ah ! quel plaisir

Quand nos doigts les lutinent

Ils font

Bientôt sous notre étreinte

Des bonds

Et même des pointes

Quand on les a dans la main

Mais oui madame

C'est toute la femme qu'on tient

.

Hommes mariés ou bien célibataires

Nous courons tous après ces globe-trotters

C'est autour de ces mappemondes si petites

Que pourtant le monde entier gravite

Des Hespérides c'est le double jardin

Les fétiches dont nous sommes les pantins

Éternels nénés et rin-tin-tin

De l'amour c'est la vivante cible

Qui même cachés restent visibles

.

Les jolis petits païens

C'est toute la femme

Mais oui madame

Je le soutiens

Ah ! quel désir

Quand nos yeux les devinent

Ah ! quel plaisir

Quand nos doigts les lutinent

Ils font

Bientôt sous notre étreinte

Des bonds

Et même des pointes

Quand on les a dans la main

Mais oui madame

C'est toute la femme qu'on tient

.

H.Christiné/A.Willemetz/F.Soller

jeudi 1 mai 2008

Mon chibre

A ce qu'il est beau mon chibre

Quand il est à l'air libre.

Son uniforme est joyeux

Tête rose et veines bleues

.

Quand le printemps le caresse

Il se gonfle d'ivresse.

En secousse chromatique

Vers des jupes énigmatiques.

.

Il a l'œil qui quémande

Quelques lèvres gourmandes.

Quelques noisettes serties

Dans un abricot petit.

.

A ce qu'il est beau mon chibre

Quand il est à l'air libre.

C'est un piton rose et dur

De satin veiné d'azur.

.

Les dames de cœur prétendent

Qu'il bande à la commande.

Et cette force motrice

A rendu bien des services.

.

Grâce à ce don céleste

Il améliore les siestes.

Des abbesses du couvent

Qui parlent de lui souvent.

.

A ce qu'il est beau mon chibre

Faut le voir comme il vibre,

Quand un cœur d'artichaut bat

Au sommet d'une paire de bas.

.

Quand sous sa gabardine

Il tend la toile fine.

Son robuste campement

Fait rêver bien des mamans.

.

L'hiver cette maisonnette

Leur sert même de chaufferette.

Il dégèle tour à tour

Lèvre gercées et doigts gourds

.

A ce qu'il est beau mon chibre

Son séduisant calibre.

Fait crier les demoiselles

Gémir les femmes infidèles.

.

Quand un mari rapplique

Il se replie stoïque

Sous le sommier conjugale

Mais bon dieu que ça fait mal

.

A ce qu'il est beau mon chibre

Quand il est a l'air libre

C'est un donjon fabuleux

Jalonné de chemins bleus.

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Pierre Perret.

vendredi 25 avril 2008

La patrouille

Viens par ici, viens mon p'tit homme,

N'y-a pas tant d'monde, on n'y voit rien.

Déboutonne-toi tu verras comme,

Je s'rais gentille et j'aim'rai bien.

Tu m'donn'ras six sous pour ma peine.

Béni soit le noeud qui m'étrenne.

.

REFRAIN:

Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

C'est une patrouille ! attends-moi là !

Entretiens-toi pendant qu'elle passe.

C'est une patrouille ! attends-moi là !

Entretiens-toi pendant c'temps-là.

.

C'est des boueux, n'y prends pas garde.

Viens, que j'te magne ton p'tit outil.

Vrai, j'avais cru qu'c'était la garde.

Il bande encore, est-il gentil !

Allons, et que rien ne t'arrête,

Fais-moi cadeau d'ta p'tite burette.

.

Vrai, j'en ai t'y d'la veine tout d'même,

T'as du beau linge. Es-tu marié ?

T'es un bel homme, t'as des yeux qu'j'aime.

Tu dois au moins être épicier ?

Ou même représentant d'la Chambre.

Jouis donc, cochon. Ah ! le beau membre !

.

J'ai beau magner ta p'tite affaire.

Qu'est-ce que t'as donc, qu't'en finis pas ?

C'est-y qu't'aurais trop bu d'la bière,

Ou bien ma gueule qui n'te r'vient pas ?

Pense à une femme qu'aurait d'belles cuisses,

Ou bien pense à l'Impératrice.

.

Qu'est-ce que tu dis ? Capote anglaise ?

Mon cul est aussi propre que l'tien.

Et je m'fous pas mal de ta braise.

Tu peux t'en r'tourner d'où tu viens.

Qui m'a foutu c't'espèce d'andouille,

Qu'a seulement rien dans l'fond des couilles ?

.

T'es rien poireau si tu supposes

Que j'vais t'la sucer pour vingt ronds.

Allons, aboule encore quéqu'chose,

Tu verras si j't'la pompe à fond.

Tiens, y-a le fils à M'sieur Auguste,

Qui m'donne trente sous quand j'la lui suce.

.

C'est des marlous d'ma connaissance.

Mais, par où donc qu'il est passé ?

Que j'y finisse sa p'tite jouissance.

C'est-y vous, M'sieur, qu'j'ai commencé ?

Eh ! Non ça c'est pas chouette tout d'même,

C'est qu'il a du s'finir lui-même !

.

Refrain de fin :

Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Cré nom de Dieu, cré nom de d'là !

Faut pas d'crédit dans c'métier là !

Cré nom de Dieu, cré nom de d'là !

Faut pas d'crédit dans c'métier là !

mardi 22 avril 2008

Mon fût

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Eugène Reunier (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir)

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Depuis quelque temps je connais une petite bistrote

Ces affaires marchent bien à toute sa clientèle elle plaît

A toute heure du jour on voit des messieurs qui sirotent

Derrière le comptoir de son gentil estaminet

Ce qui les attire chez elle, je l'avoue sans manière

C'est qu'ils n'ignorent pas qu'elle possède quelque chose d'épatant

Un joli p'tit fût, un petit fût qui vient d'sa mère

Et qu'elle conserve bien précieusement

Aussi je puis vous l'avouer sans fatuité

Jusqu'ici pas un seul homme n'a pu touché :

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Son fût !

Son joli petit fût

Si gentil et si menu

Afin qu'il se conserve bien presque chaque jour

Elle le nettoie et elle l'astique avec amour

Bien des hommes qui viennent la voir dans son commerce

Lui ont d'mander pour tacher de le mettre en perce

Mais elle leur répond : Tout ça c'est du temps d'perdu

Car à personne je ne prêterai mon fût !

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Mais malheureusement on n'tient pas toujours ses promesses

Car un jour elle eu l'béguin pour un beau tonnelier

Il lui a fait comprendre qu'il voulait qu'elle soit sa maîtresse

Aussi lui dit-il j'ai quelque chose à vous d'mander

J'voudrais ma jolie, n'ayez pas peur, ce n'est pas grave

Que vous me prêtiez votre petit fût pour m'en servir

Sans résister elle l'a laissé descendre à la cave

Et là elle poussa de grands soupirs

Quand il lui a prit, elle était toute prête à pleurer

Et ça lui fait beaucoup de mal pour s'en séparer...

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Son fût !

Son joli petit fût

Si gentil et si menu Comme il n'avait pas encore été ouvert

Elle pensait - mon Dieu ! - pourvu qu'il ne s'y prenne pas d'travers !

Il a eu du mal pour rentrer sa cannelle

Alors pour qu'ça glisse il lui a mis d'la chandelle

Elle l'a laissé faire ensuite ce qu'il a voulu,

Dame ! C'est pas tous les jours qu'on prête son fût

.

Puis bien entendu il s'en servit plusieurs fois d'suite

A force d'habitude il parvint même au bout d'quelque temps

A faire pénétrer sa cannelle dans son fût très vite

Sa continuait comme ça depuis peut-être un an

Quand elle voilà qu'un jour elle resta toute abasourdie

Car elle s'aperçut qu'à force de s'en servir souvent

Sa p'tite ouverture s'était tellement agrandie

Que sa cannelle disparaissait dedans

Il lui dit : n't'en fais pas, je connais un moyen

Et je suis sûr que j'pourrais m'en servir demain...

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Ton fût !

Ton joli petit fût

Si gentil et si menu

Toute la nuit sa cannelle il l'a fait tremper

Dans l'eau chaude, mais elle avait tellement gonflé

Que l'lendemain il fut impossible qu'elle pénètre

Ils s'sont énervés près d'une heure pour la mettre

Y'a rien eu à faire, aussi elle lui prêtera plus

- vous pensez ! -il lui a tout esquinté l'trou du fût !

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G.Koger - H.Roberty

samedi 19 avril 2008

Ma bête

Je viens d'acheter une belle jument

C'est un animal épatant

Ma bête

Tout l'monde dit qu'elle l'poil soyeux

Et le tempérament nerveux

Ma bête

Il faut la prendre par le bon bout

Mais j'peux dire qu'elle me suit partout

Ma bête

Quand les femmes la regardent passer

J'peux pas l'empêcher de s'dresser

Ma bête

.

Elle marche la tête en avant

Et toujours prête à rentrer d'dans

Ma bête

Elle n'a pas d'écart malheureux

Et n'connait que le juste milieu

Ma bête

L'autre jour un ami m'a dit

Y'a pas d'erreur elle est jolie

Ta bête

La mienne est un peu fatiguée

Pour un coup, veux tu m'la prêtée

Ta bête

.

L'autre soir sortant d'un coin très chaud

Elle a pris un rhum de cerveau

Ma bête

Fallait voir comme elle baissait l'nez

Elle en était toute retournée

Ma bête

Je l'ai soignée comme un enfant

Elle a bu des médicaments

Ma bête

Mais maintenant par précaution

J'la coiffe d'un petit capuchon

Ma bête

.

Un d'ces jours quand j'la sortirai

Mesdames je vous la montrerai

Ma bête

Surtout faudra pas m'la serrer

Vous risqueriez de m'l'étrangler

Ma bête

Si parfois pour vous amuser

Gentiment vous la caressez

Ma bête

Elle sera douce comme un Jésus

Vous pourrez vous asseoir dessus

Ma bête...

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R.Dorin - P.Sterman

mercredi 16 avril 2008

Vous comprenez l'allusion ?

V'nant de louer une garçonnière

En cachette de mes parents

J'ai amené la nuit dernière

Une belle et lui dit galamment

" - On va d'abord dîner ma chère

Après j'planterai ma crémaillère"

Que j'ajoute d'un p'tit air cochon...

.

Vous comprenez l'allusion ?

.

D'abord pour commencer la fête

Y'avait des radis, des anchois,

Du thon, du caviar, des crevettes

Elle en a r'pris cinq ou six fois

" - Vous voyez lui dis-je, ma jolie

J'vous ai fait des petites fantaisies

- J't'en f'rais aussi, qu'elle me répond..."

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Vous comprenez l'allusion ?

.

Après on apporte sur la table

Un superbe poulet rôti

Ma conquête me dit très aimable

" - Quel morceau préférez vous y ? "

Alors en zieutant la volaille

J'lui dit d'un petit air canaille

" - Moi, j'ai envie d'bouffer l'croupion..."

.

Vous comprenez l'allusion ?

.

Après on sert des frites pour elle

Et pour moi des nouilles au gratin

Des nouilles comme y'en a pas d'plus belles

La maison Rivoire et Taupin

Alors je vois son œil qui s'mouille

Elle dit en reluquant mes nouilles

" - Oh! c'que t'en as une belle portion ! "

.

Vous comprenez l'allusion ?

.

Après on nous sert les asperges

Je prends les deux plus grosses, ma foi

J'lui en donne une grosse comme un cierge

Et je garde l'autre pour moi

Mais quand elle eut fini la sienne

La voilà qui saute sur la mienne

En m'disant " - Donne la moi, Léon ! "

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Vous comprenez l'allusion ?

.

Enfin après toutes ces merveilles

Comme dessert il y avait des noix

Et pour l'épater moi j'essaye

De les casser entre mes doigts

Elle m'dit " - Tu vas t'faire mal grosse bête

J'vais t'prêter mon casse noisettes

Mais sers t'en avec précaution... "

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Vous comprenez l'allusion ?

.

Pour finir j'dis à ma compagne

" - En fait d'liqueur que prenez vous ?

Voulez vous d'la fine champagne ?

Voulez vous quelque chose de plus doux ? "

Je lui fit vois tout c'que j'possède

Elle a pris c'que j'avais d'plus raide !

Elle a même vidé tout l'flacon !

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Vous avez compris, tas d'cochons ?

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Léognan

samedi 12 avril 2008

La moule et le gland

La moule un jour a dit au gland :

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- Vous seriez bien ingrat d'accuser la nature

Elle vous fit charnu, doux, viril et fringant

Le moindre trou dont la pointure

Fait bander votre fruit puissant

Se réjouit de vous faire fête

Cependant que jetée au vieux rebut pareil

Je baille loin de l'eau desséchée au soleil

Bravant cette mort qui me guette

Là-haut dans ce beau chêne, au rythme d'un Zéphyr

Vous branlez doucement votre tête en cadence

j'aimerais aider votre danse

Vous auriez bien du plaisir

Laissez m'en jouir en silence une dernière fois,

Avant de quitter à jamais le monde des vivants

Et frotter ma muqueuse à vos désir ardents

.

- Votre excitation, lui répondit le gland

Part d'un bon naturel, pour vous rejoindre en bas

Prions qu'un vent m'arrache de mon chêne

Et si malgré cela, je plie mais ne rompt pas

Il faudra vous glander vous même, et calmer votre libido !

Mais attendons la fin. Comme il disait ces mots

Du bout de l'horizon, accourt avec furie

Ce grand décorneur de cocus

Qui s'engouffre en hurlant dans tous les trous du cul

La moule s'ouvre, et le gland plie

Il se détache, il glisse, il tombe

On entend des bruits de succion

Le mollusque trop sec pour la copulation

Se referme soudain sur le gland qui succombe !

.

Moralité:

Quand la moule est sans foutre

Le gland est en danger

Clitorisez toujours avant de décharger !

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G. Doulssane

lundi 7 avril 2008

Les cent louis d'or

Un jour, étant en diligence,

Sur une route, entre deux bois,

Je branlais avec assurance

Une fillette au frais minois.

J’avais retroussé sa chemise,

Et mis le doigt sur son bouton,

Et je bandais, malgré la bise,

A déchirer mon pantalon.

Pour un quart d’heure entre ses cuisses,

Un prince eût donné un trésor,

Et moi j’aurais, Dieu me bénisse,

J’aurais donné cent louis d’or.

.

Las de branler sans résistance,

La tête en feu, la bite aussi,

Je pris sa main, quelle indécence,

Et la mis en forme d’étui.

Je jouissais à perdre haleine,

Je déchargeais, quel embarras !

Sa main, sa robe en étaient pleines,

Et cela ne me suffisait pas.

Sentant rallumer ma fournaise,

Je lui dit : "Tiens, fais plus encore,

Sortons d’ici, que je te baise,

Je te promets cent louis d’or."

.

La belle, alors, toute confuse,

Me répondit ingénument :

"Pardon, monsieur, si je refuse

Ce que vous m’offrez galamment,

Mais j’ai juré d’être sage,

Pour mon fiancé, pour mon mari,

De conserver mon pucelage,

Il ne sera jamais qu’à lui."

"Tu n’aura pas le ridicule",

Dis-je, d’arrêter mon essor.

Permet au moins que je t’encule,

Je te promets cent louis d’or."

.

Au premier relais, sur la route,

Nous descendîmes promptement :

"Au cul, il faut que je te foute,

Ne pouvant te foutre autrement."

Dans une auberge, nous entrâmes :

Tout s’y trouvait, bon feu, bon lit,

Brûlant d’amour, nous nous couchâmes,

Je l’enculai toute la nuit.

Afin de changer de jouissance,

Je lui dit : "Tiens, fais plus encore,

Livre ton con, et tout d’avance,

Je te promets cent louis d’or."

.

"Je veux bien, sans plus de harangue",

Dit-elle, en me suçant le gland,

"Livrer mon con à votre langue,

Pour ne pas trahir mon serment."

Aussitôt, placés tête-bêche,

Comme deux amoureux, dans le lit,

Avec ardeur, moi je la lèche,

Pendant qu’elle me suçait le vit.

Mais la voyant bientôt pâmée,

Je pus lui ravir son trésor,

Et je me dis, la pine entrée :

"Je gagne mes cent louis d’or."

.

Huit jours après cette aventure,

J’étais de retour à Paris,

Ne prenant plus de nourriture,

Restant tout pensif au logis.

A la gorge et à la pine,

J’avais, c’est inquiétant,

Chancre, bubon, et on l’devine,

Une chaude-pisse en même temps.

Prenant le parti le plus sage,

Je me transportais chez Ricord,

Qui me dit : "un tel pucelage

Vous coûtera cent louis d’or !"

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