Des sens

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 26 février 2010

Souffrir pour être belle

Vous souvenez-vous de ce billet ? Un de mes coups de gueule : Que voyez-vous ici, un côté SM, une dénonciation, ou autre chose encore ? Eh bien je suis ravie de découvrir une vidéo qui met également les "pieds", si je puis me permettre, dans le même plat que moi.


.

Je ne sais pas vous, mais cela me donne la nausée. Et que des photographes utilisent cela pour "érotiser" soit-disant les femmes, sculpter le corps féminin, arff... une abomination de plus.

dimanche 29 novembre 2009

Plaidoyer pour la libre circulation des livres !

J'avais fait ce billet en juin 2008, après avoir appris la suppression de l'émission littéraire de Frédéric Ferney sur France 5 : "Le bateau livre". Je le ressors aujourd'hui car je découvre qu'un décret du 15 novembre dernier supprime le poste de directeur du livre et de la lecture au ministère de la Culture pour le transformer en directeur général des médias et des industries culturelles.

Médias et industries culturelles ??? je m'inquiète... Est-ce Derrière Camus, l'adieu au livre au ministère de la Culture d'annoncé ? des précisions seraient les bienvenues.

Alors, inquiétude sans motif apparent ? car enfin lorsque l'on lit par ailleurs des articles comme celui-ci : Editeur ou marchand de lessive ? on est en droit de se poser des questions devant cette appellation de "médias et industries culturelles" qui personnellement me fait froid dans le dos...

Au fait, il faisait quoi le directeur du livre et de la culture ? et voilà le reste sur le nouveau décret.

(merci à Jean du cabinet de curiosité et à Eric Poindron pour le suivi de tout ceci)

.

En ces temps difficiles où la littérature est constamment mise à mal, j'ai ressenti le besoin de clamer haut et fort : Laissez vivre nos auteurs, nos livres, nos textes, nos librairies, nos bibliothèques, ils sont le fer de lance de notre liberté !

01exlibmartinez.jpg

Comment déguster les douces saveurs de la découverte, sans le petit coup de pouce d'une saine lecture bien appropriée !

exl110.jpg

O livre, toi mon compagnon de toujours comment faire pour que l'on reconnaisse tes nombreuses qualités ! Ne sois pas en peine, je suis là, près de toi, je ne t'oublierai pas, je prends soin de toi autant que tu sais me surprendre, me confondre et m'aimer.

severin02b.jpg

Car quoi de plus délicieux qu'une union célébrée au coeur même des mots les plus fous ! ces mêmes mots qui nous font courir, crier, hurler et jouir de leur force retrouvée au sein de nos deux corps reliés.

Untitled-16.jpg

Ma vie n'a aucun sens sans toi. Je ne suis jamais complètement seule dès que tu es là près de moi.

bolen-chen.jpg

Bolan Chen

De tous temps, en tous lieux, tu as su nous accompagner sur les longs chemins de la vie, continue ton parcours pour nous éclairer encore longtemps en ces sombres périodes troublées.

936A.JPG

"Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé." Montesquieu.

"On devrait fonder une chaire pour l'enseignement de la lecture entre les lignes." Léon Bloy.

"Une pièce sans livres, c'est comme un corps sans âme." Cicéron.

.

Lien soutien à Frédéric Ferney et à l'émission littéraire "Le bateau livre"

mercredi 1 avril 2009

Que voyez-vous ici, un côté SM, une dénonciation, ou autre chose encore ?

34777426.jpg

John Tisbury (cliquez sur les photos pour les agrandir)

Quand un artiste décide de faire une œuvre, un tableau, une peinture, une sculpture, ... c'est pour exprimer ce qui le travaille. C'est pour montrer au grand jour ce qui le fait avancer. C'est aussi parfois pour dénoncer des faits, ou des dysfonctionnements de société, un côté politique, engagé.

37690197.jpg

Miles Aldrige

Il y a ceux qui le font dans la provocation, ceux qui ne cherchent que le côté esthétique, et ceux qui réunissent à la fois et la forme et le sens.

Mais là, je m'interroge. Deux photographes différents, John Tisbury et Miles Aldridge, deux clichés très différents également, et un énorme malaise en ce qui me concerne.

Faut-il les prendre comme une dénonciation de la condition féminine ou au contraire comme une régression encore plus intense de celle-ci ? N'est-ce qu'un fantasme SM ou est-ce bien plus profond que cela ? Est-ce une critique, une caricature ? ou un réel goût esthétique de la chose ?

Je ne sais pas pour vous, mais la première fois que j'ai vu la photo de Tisbury, ma réaction a été instantanée, je revoyais les bottillons des chinoises aux pieds bandées. La prison de ces femmes ne pouvant plus marcher normalement. Des femmes aux pieds atrophiés.

Et c'est en découvrant celle de Aldridge que j'ai décidé de faire ce billet. Un autre artiste et une vision encore pire que la première, c'était trop pour moi.

Bien sûr il serait bien d'arriver à en savoir plus sur le travail de ces deux photographes, mais la vision de ces mêmes bottines - et ceux qui les ont créés - aux pieds de ces femmes, et le choix volontairement handicapant de la deuxième me glace et me révolte au plus haut point. J'ai besoin de comprendre.

A tel point d'ailleurs que j'étais à deux doigts de mettre ce billet dans coups de gueule tellement cela me hérisse. 

Qu'en pensez-vous ?

.

Rajout du 26-02/2010 : Souffrir pour être belle.

lundi 15 décembre 2008

Au naturel, merci, ou, l'anti Bettie Page

Je vais faire la vilaine, mais la très très vilaine fille. Si, si, si, cela faisait vraiment trop longtemps que je me retenais. Et comme chacun sait, il est particulièrement nocif pour la santé, de se retenir trop longtemps. Alors voilà, depuis hier, je vois sur différents blogs, des hommages à une femme, Bettie Page, pin-up des années 50. Une femme qui, dit-on, a contribué à la libération des mœurs dans les années 60.

Qu'on se le dise, je déteste tout autant Marylin Monroe, Brigitte Bardot, Arielle Dombasle, etc...

Personnellement, j'ai horreur des pin-up, elles m'horripile. Ce n'est pas compliqué, tout ce qui est enrubanné, corseté, maquillé, talon aiguillé, etc... me hérisse. Ce ne sont plus pour moi des femmes, mais des poupées. Or je suis fâchée avec les poupées. Ma fille a d'ailleurs une expression qui m'amuse énormément, elle les appelle les pouf pouf girls...

Alors j'ai décidé de vous montrer ce qui à mes yeux est : beau, séduisant, à faire tomber par terre, en tant que femme.

545963.jpg

Photo trouvée chez Tendre Bulle.

Au naturel, merci.

Il ne manque plus qu'un infime détail technique, trouver une photo dans le même esprit, avec UN HOMME DESSUS !!! et ça, ce n'est pas le plus simple...

Et pour poursuivre la discussion : Sus à l'érotisme formaté !

mercredi 3 septembre 2008

Oser dire non à l'épilation (2)

2311.jpg

(cliquez sur les photos pour les agrandir)

Il y a une expression qui dit : "Il faut battre le fer tant qu'il est chaud." Excellente idée ! je m'y mets donc tout de suite, je m'y applique.

Je ne peux m'empêcher de placer encore un passage trouvé chez M.I.E.L. :

Épilation du maillot = épilation cache-sexe !

A quoi sert un maillot de bain ? Pas à mieux flotter... Le maillot est purement et simplement destiné à cacher le sexe (parce que, vous comprenez, "si un enfant voyait cela, Oh mon Dieu !". Il faudra que l'on nous explique en quoi un sexe est choquant, mais c'est un autre sujet). Or si des poils pubiens dépassent ils évoquent ce sexe qui est caché. C'est la raison principale de l'épilation ou du rasage des poils qui dépassent, bien plus que les raisons esthétiques qui sont invoquées : la dimension de répression sexuelle qui s'attache à l'épilation reste généralement inconsciente (refoulement) et elle est niée si on la met à jour. D'ailleurs cela n'est pas sans rappeler l'interdiction de montrer des poils pubiens dans les films qui sont distribués au Japon. Cette interdiction a été calquée sur celle que la MPAA (organisme de régulation de la production cinématographique des U.S.A.) avait édictée dans les années 1930. De même si les poils ont été bannis de la peinture occidentale pendant des siècles, c'est bien en raison de leur pouvoir d'évocation érotique.

Être ou ne pas être "à poil"

Voici une expression : "être à poil" (ou encore "se mettre à poil") qui devrait tomber en désuétude ou bien changer de signification. En effet pour les générations futures (si nous sommes pessimistes) son sens actuel sera incompréhensible puisque les corps dénudés n'auront pas de poils. Mais peut être changera-t-elle complètement de sens et se mettra-t-elle à désigner les gens qui auront encore des poils ?

On peut aussi voir les choses sous un autre angle : l'épilation, comme le bronzage ou le tatouage par exemple, correspond en fait à un habillage symbolique du corps. (Cf. Sur la plage de Jean-Didier Urbain.) L'épilation habille la nudité (et la dés-érotise). Ainsi une personne épilée n'est jamais vraiment nue. Nous proposons donc que l'expression "être à poil" ne s'applique qu'au fait d'être véritablement nu, c'est à dire avec un corps naturel, non transformé.

Et puis, suite à l'article Oser dire non à l'épilation, être soi-même j'ai reçu ce mail, une autre façon de montrer par les sens combien nous gâchons notre plaisir avec de tels comportements. Et cela sans même le savoir ! et encore plus pour les jeunes générations qui ignorent tout d'une femme avec des poils. :

"Je suis d'accord avec toi, j'admire ta franchise pour la pilosité féminine sur ton blog, reviens y à l'occasion sous un autre angle je me lâcherai sans doute davantage. Car qui a connu le goût olfactif et enivrant des trésors intimes (je dis bien "des") d'une femme nature, puis épilée totale, aussi bien que la vision, voire le toucher (ce qui va ensemble généralement lol), ce qui est mon cas, reste catégorique : un minou et un oeillet sans poils n'a (n'ont) pas la même saveur lol ! "

Nous sommes à l'ère du sexe aseptisé, tous pareils, rasés, épilés, sans goût, le fade à l'honneur, la mondialisation du sexe en avant ! comme beaucoup d'autres choses d'ailleurs... C'est curieux tout de même, qu'au moment où l'on clame notre attachement à notre culture, à nos plats, à nos recettes du terroir, à notre cuisine, à nos vins, la "cuisine du sexe" soit elle, si complètement niée, rejetée. Prétendre aimer le sexe lorsque sa saveur est réduite à son minimum, c'est comme prétendre aimer la bonne cuisine, la bonne chair, et se nourrir exclusivement de boîtes de conserves industrielles et de produits surgelés.

Vous êtes sur Des sens...

lundi 1 septembre 2008

Oser dire non à l'épilation, être soi-même (1)

Si vous suivez ce blog depuis un certain temps, vous savez ce que je pense de l'épilation en général, j'en ai déjà parlé à plusieurs reprises en ces lieux et sur A visage découvert à travers quelques lignes que je replace ici.

''Rien ne m’est plus déplaisant qu’une séance d’épilation !

Lisse, toute lisse, si lisse, si douce, en douceur. Laisses-toi faire ma fille, c’est pour être plus belle, il faut souffrir pour être plus belle, pour être belle. Enlève ta touffe, rase, pommade, arrache ce poil que je ne saurai voir.

Caresser dans le sens du poil. Se faire caresser dans le sens du poil. Se faire caresser sans plus aucun poil.

Lisser, tout doit être bien lisse, lisse partout surtout, des fois qu’il y ait des aspérités, on ne sait jamais, mieux vaut être prudent, mieux vaut prendre les devants. Mieux vaut prévoir que guérir.

Pas de risque d’accrochage. Douce toison, si douce pourtant…

Comment ça tu ne veux pas être aussi lisse que les autres ! Comment ça tu ne veux pas te faire noyer dans la masse !

Esprit d’indépendance ? Que nenni !''

Mais là, je viens de découvrir un site qui me fait un plaisir immense (merci à Valmont pour cette découverte), car j'ignorais totalement son existence.

Voici donc quelques lignes trouvées sur ce site et que je conseille, c'est très instructif ! M.I.E.L. (Mouvement International pour une Ecologie Libidinale) :

N'y a-t-il pas des combats plus importants que l'arrêt de l'épilation ?

2030.jpg

(cliquez sur les photos pour les agrandir)

D'abord dans notre société TOUTES les femmes sont confrontées à la question de l'épilation (la pratique ou le regard des autres) et ce dans leur vie quotidienne et durant toute leur vie : ce n'est donc pas une mince affaire ! Or nous ne connaissons pas d'association féministe qui se préoccupe de cela.

Il existe certes des enjeux plus importants dans la lutte féministe mais pour mener à bien les luttes il faut mobiliser. Il faut donc des femmes (et des hommes) qui soient "conscientes" et non "aliénées". Nous ne pensons pas que la cause féministe puisse être beaucoup soutenue par les femmes qui n'ont à l'esprit que leur régime minceur ou leur épilation-maillot et dont la seule lecture est leur magazine féminin.

Notre action vise à "décoloniser les esprits" comme le dit justement une de nos correspondantes.

"L'embrigadement du corps est la condition de la soumission des esprits". Jean-Marie Brohm.

360px-Vintage_card.jpg

Ils disent (les marchands, dans leurs magazines féminins ou masculins) : "les poils ce n'est pas esthétique" Depuis quand ? Est-ce à eux de définir les critères esthétiques ? Cette idée dévalorise le corps des femmes, leur beauté à l'état naturel.

Ils disent : "les aisselles non épilées ça pue" Ils ne connaissent pas le savon ? Ils ne savent pas non plus que les poils ont justement pour fonction de réguler la sudation... et que les déodorants (et l'arrachage des glandes sébacées à la base du poil) suppriment les phéromones indispensables à une communication harmonieuse. Penser que toute odeur corporelle est nécessairement une mauvaise odeur relève aussi d'un conditionnement.

Ils disent : "s'épiler c'est prendre soin de soi" S'abîmer la peau, c'est cela prendre soin de son corps ?

Elles/Ils disent : "ça fait la peau douce" Lorsque l'on est caressé sur la peau, les poils participent de la sensation. Lorsqu'on les a enlevé on perd cette dimension de la sensation. De plus lorsqu'on se rase il faut le faire quasiment tous les jours pour avoir la peau "douce" sinon ça râpe et pique.

Elles disent : "toutes mes amies le font" Celles qui ne le font pas le cachent et n'osent pas le dire, quand à celles qui le font beaucoup le font par contrainte ou conformisme. Brisez le consensus apparent et vous rallierez de plus en plus de femmes à votre cause.

Elles/Ils disent : "c'est une question de respect des autres" Pour un intégriste, une femme qui sort dans la rue sans foulard lui manque de respect ! Qui est intolérant ? Ceux qui montrent du doigt et regardent de travers les femmes naturelles. Respectez le choix de celles qui n'ont pas envie d'abîmer leur corps ni de se plier à cette norme sociale.

Elles disent : "je le fais pour mon homme" Le leur a-t-il vraiment demandé ? Les femmes surestiment le nombre d' hommes qui n' aiment plus les poils. De plus pour la plupart des jeunes hommes c'est une opinion a priori : ils n'ont jamais vus de poils sur un corps de femme ! Beaucoup d'hommes sont aussi aliénés par cette norme. Mais cela n'est pas irréversible...

__"A chaque fois que vous vous trouvez du côté de la majorité, c'est le moment de s'arrêter et de réfléchir". Mark Twain.__

''S'épiler (ou se raser) :

-ça dessèche la peau (les poils ont pour fonction de réguler l'humidité de la peau) ;

-ça fragilise la peau et favorise les infections ;

-ça empêche la diffusion et/ou la production des phéromones ;

-ça fait mal (cire, laser) ;

-ça blesse (rasoir) ou cela occasionne des rougeurs, des boutons...

-ça cause des démangeaisons quand les poils repoussent ;

-ça enlaidit : les poils d'origine sont beaux et doux mais les repousses le sont moins, sans compter la multiplication des poils incarnés ;

-ça fait perdre du temps : pendant qu'on fait ça, on ne fait pas autre chose de plus intéressant ou de plus utile (s'instruire, agir, se faire des amis...) ;

-ça coûte cher (appareils, institut, cire, crèmes) ;

-ça pollue : industrie des crèmes dépilatoires et rasoirs jetables.''

Flapper_nude_woman_1920.jpg

L'épilation rend symboliquement la femme mineure et la désexualise car le poil, apparaissant à la puberté, est un signe de maturité sexuelle ;

L'épilation (d'autant plus si elle est intégrale) banalise l'image d'un corps désirable de petite fille : ne banalise-t-elle pas la pédophilie ?

Symboliquement la touffe de poil des aisselles renvoie aux poils pubiens (on peut le lire sous la plume d'écrivains ou commentateurs notamment du XIXème siècle) donc l'enlever est une dé-érotisation. Il en va de même pour les poils qui dépassent du maillot. De plus l'épilation et la désodorisation suppriment les phéromones (dimension olfactive de l'érotisme).

S'épiler (ou se maquiller...) c'est "se FAIRE belle". Autrement dit cela signifie que la femme naturelle est laide (c'est une des idées les plus misogyne qui soit !).

Depuis des siècles prédomine dans les représentations médicales et psychologiques l'idée que la femme est incontrôlable, hystérique et plus proche de la nature que l'homme. Ces idées perdurent dans "l'inconscient collectif". Les hommes ont toujours cherché a contrôler les femmes. Contraindre leur corps en est un des moyens, il est d'autant plus efficace que la femme s'autodiscipline. C'est une lutte féministe pour le droit à disposer de son corps et à en préserver l'intégrité. Les féministes ont obtenu des avancées sur le plan légal mais on peut craindre un recul insidieux par le biais de cette "colonisation des esprits" (aliénation). Aujourd'hui, pour une femme, ne pas s'épiler les aisselles est devenu un acte militant !

Note : attention à vous les hommes ! La propagande épilatoire cherche à conquérir de nouvelles parts de marché : vous êtes leur nouveau cœur de cible.

.

Lien avec Oser dire non à l'épilation (2)

vendredi 29 août 2008

Hans Pellar

C'est la deuxième fois que j'ai envie de vous montrer quelque chose qui me fait horreur. Mais quel est ce besoin chez moi ? tout simplement d'évacuer ce qui est indésirable, c'est le cas de le dire. D'éviter de m'étouffer toute seule avec des illustrations qui me rendent malade, de les montrer, de ne pas se voiler la face sur des sujets importants, sur des sujets qui ont un sens.

Voici des illustrations d'Hans Pellar que m'avait très gentillement envoyé un collectionneur (Serge Golifman que je remercie encore au passage pour celles-ci, et d'autres encore) il y a quelques mois. Des illustrations très belles de par leurs couleurs, leurs traits et qui pourtant me choquent, me dérangent, me dégoutent au plus haut point.

1923_PellarFlamingo01.jpg

(cliquez sur les illustrations pour les agrandir)

Pourquoi ? Vous feront-elles la même impression qu'à moi ?

1923_PellarFlamingo02.jpg

J'ai longuement hésité avant de me décider à vous les présenter. En fait, je faisais de l'auto censure.

1923_PellarFlamingo03.jpg

Je n'avais pas trouvé la forme, la manière qui me convenait pour vous parler de ces illustrations.

1923_PellarFlamingo04.jpg

Elles ont à la fois le charme, la sensualité, le ridicule et l'horreur de ce qu'elles représentent.

1923_PellarFlamingo05.jpg

Une horreur loin de la beauté du plaisir, de la jouissance, de l'amour.

1923_PellarFlamingo06.jpg

Un passé peu glorieux qui nous saute à la figure en plein érotisme.

1923_PellarFlamingo07.jpg

Elles sont belles, raffinées, et tout ce qu'il y a de dérangeantes ces illustrations. Elles dénoncent. En tous cas c'est ainsi que j'ai choisi de les voir, après avoir tourné autour pendant un certain temps, ne sachant pas vraiment qui était Hans Pellar.

1923_PellarFlamingo10.jpg

Hans Pellar (1886-1971) "Der verliebte Flamingo" portfolio publié en 1921 à 150 exemplaires.

Hommes objets, femmes objets, colonialisme, racisme, esclavage... Je n'en dirai pas plus, ces images parlent d'elles-même.

vendredi 8 août 2008

Une poupée, ça vous dit ?

Envie de hurler, alors je hurle ici, désolée. Je viens de tomber sur un article qui me révolte, et ce n'est pas nouveau car c'est un sujet qui me hérisse à chaque fois que je le vois traité quelque part. D'ailleurs c'est un sujet ancien qui se fait déjà aux États Unis depuis belle lurette, mais là c'est au Japon avec une antenne en France. Mais de quoi est-il donc question ? vous demandez-vous. De "femmes" de silicone, de poupées grandeur nature, vagin intégré et tout et tout, voilà de quoi il est question. Alors je rumine, je grogne, je peste, je ronchonne, je me révolte, je HURLE !!!

Allez, juste un passage pour se mettre en forme, en forme de quoi je me le demande :

«Pour personnaliser encore plus leur compagne, certains hommes se font faire des poupées customisées, qui coûtent jusqu’à 3 millions de yens, explique Kawamura. Je pense que nous sommes au début d’une ère nouvelle. Quand il sera aussi naturel pour un homme de posséder sa poupée que pour une petite fille de posséder sa Barbie, alors nous pourrons dire que nous avons fait du progrès

Où sont passés les sens, où est l'humanité, la richesse d'un corps à corps avec une personne réelle, l'échange de sentiments, de conflits, de caresses, de tendresse, de jeux, de taquineries, d'expression, L'ÉCHANGE ENTRE ÊTRES HUMAINS !!!

Non, vraiment une poupée c'est quand même nettement mieux, c'est vrai quoi, on fait ce qu'on veut avec ! Elle fait la potiche sur le canapé, elle ne ronchonne pas (oui je sais, contrairement à moi en ce moment par exemple), ne contredit jamais personne, c'est bien plus simple à gérer dans la vie de tous les jours ! Non ?

Un enfant joue à la poupée (fille ou garçon, barbie ou action man, et j'en passe...) pour apprendre à travers le jeu à faire comme les grands. Or un grand n'est plus sensé jouer à la poupée mais être capable de fréquenter ses semblables, tous sexes confondus, nuance profonde !! Une société qui en est à remplacer des êtres vivants, ou à fabriquer des harems en silicone, pour mâles en mal de tendresse, de présence dite féminine, ne peut que me désespérer. Pour moi, c'est le summum du dégoût. Mais bon sang, qu'attendent-ils tous ces hommes pour transformer leur société, pour réapprendre à vivre au lieu de courir après l'argent, pour changer ce qu'ils sont devenus au lieu de se satisfaire de bouts de silicone !? Sont-ils devenus tellement des loques qu'ils n'ont plus aucune fureur de vivre au fond d'eux ? Plus aucune fierté (et là nous sommes dans le pays du soleil levant) pour en être réduits à jouer à la poupée au lieu de s'entourer et de caresser de vrais êtres humains ? Ah oui, certes, c'est plus facile, on paie et on est servi. Pas de perte de temps ! Pas de sempiternelles discussions ! si ce n'est avec le fournisseur bien sûr... Un morceau de silicone, ça vous dit ?

Et pour connaître l'article qui a provoqué ces remous, cette averse, que dis-je, cette hargne ! allez donc sur le blog d'Agnès Giard, cela vous éclairera sur ce qui m'assombrit. Je ne décolère pas.