La surprise lui fit ouvrir les yeux en grand et découvrir une jeune femme rousse et bien en chair aux cheveux coupés courts. Plus tard, il aurait le temps de se remémorer la scène et de revoir chaque instant, chaque minute, chaque infime détail que ses yeux voyaient alors en accéléré, pendant que son cerveau enregistrait tout méthodiquement, sensations et sentiments compris.
Stupeur, il ne débandait pas. Bien au contraire ! Son désir s’intensifiait après une frêle seconde d’hésitation. Plus de Patricia en ligne de mire. Sa Patricia. Celle qui le faisait se risquer en plein métro la braguette grande ouverte. Celle qui le faisait jouer à cache cache, au voyeur, pour leur plus grand plaisir à tous deux. Celle qui le mettait en transe dès qu’elle apparaissait, et même lorsqu’elle était absente, sa situation dans cette station en était la preuve la plus flagrante. Fini les petits jeux discrets et coquins. Place au tremblement de terre, à la bourrasque, au séisme. Plus rien ne lui importait hormis ce parfum obsédant de femme, ce contact chaud et tentateur, ajouté à la vision de cette poitrine s’agitant sous son nez pendant qu’une inconnue se saisissait de son membre pour l’engloutir au fond de sa bouche. Les hommes sont peu de chose tout de même. Femme, fais de moi ce que tu veux ! Il en était là. Et elle, que ne faisait-elle pas ? Elle le lâchait. L’abandonnait sauvagement. Pour lui tourner le dos, soulever sa jupe, avant de s’empaler sur son dard dressé, lui montrant ainsi une fraction de secondes ses fesses dénudées. Pas de petite culotte. Rien.
Quelle danse, quelle tempête ! Il se perdait. Il était perdu. Se saisir de cette croupe ainsi offerte et l’encourager à accentuer ses va et vient. Seul point d’encrage possible pour lui, ses fesses rebondies qui l’obsédaient, tout en malaxant comme un fou de ses doigts, son opulente poitrine. Tout tourbillonnait. Ouiiii !...
Zzzzzzzzzzz scrishhhh tac !... Chlack ! Ummmmmzzzzzzzzzzz…
Ne te retourne pas ma fille. Non mais quelle cruche je fais ! Il était plutôt bel homme en plus, un beau brun comme je les aime, le style intello à lunettes un peu paumé. Le genre que l’on voudrait cajoler du matin au soir, entre deux discussions hautes en couleur, deux gorgées de thé chaud et une montagne de millefeuilles qui nous mettrait du sucre glace partout sur le nez.
Marine venait de s’engouffrer dans le métro tout en laissant sur place l’inconnu de la station Saint Germain, l’inconnu recouvert de son pardessus mouillé. Un inconnu noyé au cœur de la tempête pendant que ruisselait le long de ses jambes à elle, le sperme qu’il avait déposé au cœur de son intimité, le sperme mélangé à sa jouissance à elle, les deux sucs mêlés.
© Claire Ogie & Z.G.
Lien avec L'homme du métro saint Germain (3) et L'homme du métro saint Germain (1)







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"Un chant d'amour est comme une caresse mise en musique." Sigmund Romberg.
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"Ses baisers laissaient à désirer...son corps tout entier." Woody Allen.
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"La séduction est de l'ordre du rituel, le sexe et le désir de l'ordre du naturel." Jean Baudrillard.
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"Les raisonnables ont duré, les passionnés ont vécu." Chamfort.
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"L'unique règle de plaire est de trouver un appétit que l'on a laissé affamé. S'il le faut provoquer, que ce soit plutôt par l'impatience du désir que par dégoût de la jouissance." Baltasar Gracia Y Morales.
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"Plus l'amour est nu, moins il a froid." John Owen.
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"Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre." Blaise Pascal.
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"Le sexe masculin est ce qu'il y a de plus léger au monde, une simple pensée le soulève." Frédéric Dard.
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"La vie sexuelle de chacun est en partie composée de fantasmes, en partie inspirée de modèles littéraires, de mythes, d'histoires ainsi que d'images et de films." David Lodge.
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