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Ecriture en duo : L'hôtel de la Nymphe

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mercredi 11 juin 2008

L'hôtel de la Nymphe (12 et fin)

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Paul Emile Bécat (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir).

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Elle tourne son regard vers moi. Son corps est alangui, bras et jambes pantelantes, sans force. Je regarde une nouvelle fois, jamais rassasié, son ventre nu, son sexe, ses cuisses, jusqu’à ses pieds à présent sans mouvement.

- Tu regrettes ?

- Mais non, bien sûr. Jamais je n’ai vécu un tel emportement, dis-je aussitôt.

- Alors ? Pourquoi t’interroges-tu ?

Elle se pose sur un coude et me gratifie d’un baiser chaste sur une joue. Le contraste est saisissant. Jamais je ne pourrai oublier la force de son don, il y a quelques instants.

- J’ai le sentiment que tu vas disparaître...

- Bien sûr, Tristan. Il faudra bien que tu quittes cet hôtel.

Je me laisse aller sur l’oreiller en soupirant.

- Ce sera difficile.

- Merci. C’est gentil.

Comme pour me complimenter à sa manière, elle pose sa main sur mon sexe au repos. Aussitôt, je réagis. “En aurais-je un jour assez ?”

- C’est incroyable ! Fis-je subitement.

- Qu’est ce qui est incroyable, mon chéri ?

- Et bien cette vigueur. Je... je ne me croyais pas si capable de... enfin j’ai de nouveau le désir de toi, tu te rends compte ?

Elle rit un instant.

- Ici, mon cœur, saches que rien n’est comme ce que tu connais. C’est un lieu spécial, en quelque sorte. Tu pourras revenir, si tu veux.

Elle se soulève et porte sa bouche vers mon sexe. Elle me jette un regard malicieux.

- Toi, je t’adore, tu sais ! Fit-elle.

Puis sans attendre de réponse, elle attrape ma colonne tendue et se l’enfonce toute entière dans la bouche. Je sens le plaisir monter très vite tandis que mes pensées s’éloignent de cette femme, de cette chambre, de cet hôtel et m’amènent doucement dans la rue de ce petit village sans intérêt où, malgré tout, grâce à je ne sais quel prodige, j’ai pu connaître un sérieux avant-goût de ce que sera mon paradis futur.

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Lien avec L'hôtel de la Nymphe (11) et L'hôtel de la Nymphe (1)

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par Claire Ogie & Yann Sayr

mardi 10 juin 2008

L'hôtel de la Nymphe (11)

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Antoine Borel (1743-1810), cliquez sur l'illustration pour l'agrandir.

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Les vannes sont ouvertes et la voilà emportée par une marée tumultueuse. Quel monde est-elle en train de visiter du haut de sa jouissance ? attends-moi ! je veux te goûter encore. Je veux connaître les mystères de ton corps, la magie de ta peau contre la mienne, sur le mienne, dans la tienne. Nos deux essences mêlées pour une autre danse. Elle referme ses cuisses sur moi comme pour me garder prisonnier et s'assurer que je n'irai nul part ailleurs. Sans doute pour me réserver à d'autres activités... Elle frissonne, s'agite de soubresauts, tout en se cramponnant à mes cheveux ; puis se calme enfin et me laisse émerger de ses chairs au creux desquelles j'étais à deux doigts de me noyer en délirant de mon côté. Mais non ! l'oxygène pénètre à nouveau mes narines !

- Goulue.

- Vorace.

Elle me sourit et m'attire vers sa bouche, voulant m'absorber d'une toute autre façon. Je me fonds entre ses lèvres gourmandes, aussi affamé qu'elle.

Elle tangue, vacille, se frotte contre moi pour se saisir de mon membre qui s'agite sous ses doigts. Mon mat se dresse au milieu de la houle. Pas de cale sèche. La fureur des éléments est là, prêt à se déchaîner. Les corps s'accrochent, se retournent. Elle se plante sur moi me présentant ses fesses que je saisis à pleines mains. Je prends possession d'elle, je me cramponne à elle, ne plus la lâcher ! des vagues successives nous font basculer, rouler à qui mieux mieux. Bateau fougueux emporté vers d'autres contrées. Brusques remous des eaux profondes. Tout bouge, tout s'agite. Fille de l'eau, femme de la mer en appelant aux forces des ondes souterraines. Tout explose ! tout s'enchevêtre. Tout fuit en une multitude de particules d'eau s'évaporant en un fin brouillard. Nous retombons. Nous sommes nus, deux corps étendus, emportés par le vent du désir et la faim dévorante de nos deux sexes.

Le calme est abrutissant. La densité du silence est telle que je suis obligé de dire quelque chose, sans cela, je perdrais l’équilibre.

- Oh, Pléioné, qu’avons-nous fait ?

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Lien avec L'hôtel de la Nymphe (12 et fin) et L'hôtel de la Nymphe (10)

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par Claire Ogie & Yann Sayr

lundi 9 juin 2008

L'hôtel de la Nymphe (10)

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Almery Lobel-Riche (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir).

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Je m'avance, lève une jambe après l'autre pour me hisser. C'est un lit, un lit à baldaquins ! Ma main tâtonne, cherche. Un pied se présente, une cheville, une jambe, une cuisse. Brusquement la lumière s'allume et sous mes yeux éblouis, je la distingue nue devant moi, ses jambes écartées m'offrant l'antre de son corps, sa caverne précieuse, l'ouverture sur ses profondeurs intimes et ruisselantes.

- C'est moi qui brûle à présent, viens !

Alors, à partir de cet instant, tout se bouscule. J’en ai tellement envie de ce corps, de cette femme, de ces cuisses qu’aussitôt je plonge ma bouche, mon nez, mon visage au plus profond de l’épaisseur moite de son sexe. Il ruissèle de désir ; son odeur intense m’enivre : une senteur marine et poivrée où se mêlent un mouvement intime issue des profondeurs et les douceurs piquantes de quelques plantes aromatiques inconnues ; sa grotte sombre s’ouvre et se ferme, palpite, halète tel une bouche chaleureuse, muette, avide de nourriture.

- Oui, viens ! Viens en moi ! Prends-moi ! Respire-moi ! Mange-moi ! Qu’attends-tu ?

Je ne reconnaissais plus le timbre de sa voix. Ce n’était plus Pléioné; c’était un être affamé; elle ne jouait plus. Une femme en plein délire de ses pulsions.

De deux doigts, j’écarte ses grandes lèvres et, tout en pénétrant dans l’antre brulant, je pars à la conquête de son organe sensible, positionné juste au-dessus. Celui-ci, docile et lui aussi en attente, émerge aussitôt de la masse de ses poils englués. De mon autre main, je le dégage et y colle mes lèvres. Du bout de ma langue tendue, je le flatte de massages circulaires. Visiblement, il apprécie. Elle apprécie. Son bassin s’agite subitement. Ses cuisses, ses jambes s’ouvrent et se ferment à intervalles rapides, comme le ciseau nerveux de la couturière, la peau frottant douloureusement le drap du lit. Elle crie doucement. J’enfonce un peu plus mes deux doigts en elle et les fait pivoter vers la partie supérieure. Là, je tâte quelques partie renflées, granulées, émergentes et, comme ausitôt elle se met à geindre, je pousse plus avant mes mouvements et entame là encore des mouvements circulaires.

Elle ruissèle sur ma main. Tout cela fait un bruit de cascades, de gargouillis, de ruissellements, qui me transportent de plaisir. Mais je veux prendre possession de tous les endroits qu’elle me cache, qu’elle n’oserait pas me montrer naturellement. Je pousse enfin le majeur dans la raie de ses fesses qui s’ouvrent au fur et à mesure de ma quête, comme un tacite assentiment, et rencontre tout de suite la petite corolle humide. Mon doigt est si gras que j’y pénètre sans problème. Je m’enfonce aisément et m’y tiens au chaud.

Elle semble perdre la raison.

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Lien avec L'hôtel de la Nymphe (11) et L'hôtel de la Nymphe (9)

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par Claire Ogie & Yann Sayr

dimanche 8 juin 2008

L'hôtel de la Nymphe (9)

Puis elle me lâche et s'échappe dans les profondeurs de la pièce noire.

- Je veux que tu me trouves. Je veux que tu aies tellement envie de moi que tu me cherches, que tu fouilles partout.

Je suis là, dans le noir de cette pièce inconnu et j'avance tel un aveugle, un estropié. J'avance et me cogne contre une chaise posée devant moi.

- Glacial ! s'écrit-elle sur ma droite en riant.

Je continue, je contourne l'obstacle et sens sur le bout de mes doigts les contours d'une commode, ou est-ce une armoire ? Non, une commode. Ma main glisse sur le plat du bois, sur la surface lisse du dessus et les formes rondes des côtés. Je continue. Je longe le mur couvert d'un crépis rugueux qui râpe mes doigts, osant à peine me perdre dans le milieu de la pièce. Prudent je fais le tour de cet endroit. Je tourne et je contourne. Un autre meuble gène ma progression, non, si, un lampadaire, oui, c'est bien d'un lampadaire qu'il s'agit, c'est bien un lampadaire que j'ai là ! mais je sais que je n'ai pas le droit d'y toucher, pas le droit de tricher ; pourtant ce n'est pas l'envie qui m'en manque, mais non, ce jeu de cache-tampon me rappelle beaucoup mon enfance et m'excite au plus haut point.

- Tu gèles ! me répond sa voix qui me vient de la gauche à présent. Je continue ma progression.

- Bouge pas j'arrive.

J'ai pourtant longé le mur et sa voix ne vient plus du même endroit. Je sais que je n'ai pas encore fait le tour complet de la pièce mais sa voix vient maintenant du côté opposé, en fait, de derrière moi. Je décide de m'aventurer plus avant. Je quitte le mur pour aller à l'aveuglette vers le centre, vers ce qui me semble être le point où elle se cache.

- Tu te réchauffes...

Je m'arrête brutalement, là, je bute, mes jambes butent contre, un canapé ? Non. Un lit ? Des rideaux entourent l'objet qui bloque le passage, des rideaux suspendus.

- Ça chauffe, ça chauffe...

Sa voix est très proche, mais le rideaux gène. Je fais le tour. Un montant en bois se dresse à un angle, toujours ces rideaux. Je continue lentement, je suis la légèreté des rideaux qui fait comme une mer sous mes doigts, une vague mousseuse qui suit mon parcours. Un autre montant en bois à un autre angle apparaît sous ma main. Plus de rideaux.

- Tu brûles, approche...

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Lien avec L'hôtel de la Nymphe (10) et L'hôtel de la Nymphe (8)

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par Claire Ogie & Yann Sayr

samedi 7 juin 2008

L'hôtel de la Nymphe (8)

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Gustave Courbet (1819-1877), cliquez sur l'illustration pour l'agrandir.

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L’eau de la douche coule directement sur le sol carrelé. L’ensemble reste de très bon goût : prédominance d’un joli rose pastel piqué à intervalles réguliers de motifs fleuris d’un bel effet. Tout dans cette pièce jure avec le reste du bâtiment. J’ai soudain l’impression de me trouver bien loin de notre hôtel.

A présent, Pléioné s’est relevée et sa chevelure me parvient au niveau de mon front. L’eau est douce, parfumée – ou est-ce plutôt son corps qui dégage un sucré parfum de chèvrefeuille -, elle est d’assez petite taille ; et ses hanches, loin d’être de ces formes efflanquées, étirées, que prisent les adolescentes inexpérimentées en quête de mode, me ravissent, me comblent d’aise. C’est une femme généreuse - dans tous les sens du terme - dont l’ampleur de ses lignes exauce mes désirs les plus intimes. - où sommes-nous ? demande-je soudain alors que j’admirais la petite grappe en forme de pointe que forme sa touffe soyeuse dégoulinante entre ses cuisses.

- Tu en sais bien assez !

- mais, il me semble que tout ceci n’est pas…

Elle parait déçue de mon insistance. Brutalement, elle se dégage de mes bras et recule d’un pas.

- Et que t’importe l’endroit ! N’est-il pas à ton goût ?

Aussitôt, sentant l’émergence d’une pointe d’irritabilité, je quitte l’abri bienfaisant du jet de la douche pour la saisir à nouveau de mes bras. Elle recule encore, l’air courroucé.

- Non, trop tard ! Le doute t’a effleuré. Il ne fallait pas.

- Mais, Pléioné, enfin, ne crois pas que… Là, regarde, je me mets à genou devant ta beauté. Que te faut-il de plus pour te prouver ma confiance ?

Elle me regarde de travers – et de haut ! - Elle parait vraiment contrariée ; se pose certainement d’atroces questions à mon égard. Je fixe à nouveau mon regard sur la partie de son corps qui se trouve maintenant au niveau de mes yeux et saisis à pleine main son sexe que j’emprisonne vigoureusement. Ainsi, je l’amène vers moi de force, mais tendrement bien sûr, pensant la faire fléchir.

- Aie, tu me fais mal, brute !

- Mais je ne sais quoi faire pour t’être agréable, tu le sais bien.

- C’est pas une raison pour me tirer les poils ainsi !

De nouveau, elle rit. Même si cela ne se voit pas encore, sa joie est toute intérieure et bien réelle. Je le perçois parfaitement et cela me réchauffe le cœur.

- Quittons cet endroit. Tu t’es assez baigné. Tu es prêt, à présent ! fit-elle subitement.

Elle me saisit un bras et me tire vers une porte que je n’avais pas remarquée. Quelques secondes plus tard le noir nous envahit. Je frissonne légèrement des quelques inquiétudes sur mon avenir en ce lieu. Où va-t-elle me mener ?

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Lien avec L'hôtel de la Nymphe (9) et L'hôtel de la Nymphe (7)

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par Claire Ogie & Yann Sayr

vendredi 6 juin 2008

L'hôtel de la Nymphe (7)

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Nous sommes intégralement nus tous les deux ; sans me préoccuper des locataires qui pourraient nous croiser – et qui ne manqueraient pas de le faire, à coup sûr - je me précipite à sa suite dans les escaliers de l’hôtel.

Elle ouvre une porte et je m’y engouffre derrière elle à la vitesse de l’éclair, ignorant que je suis du lieu où je vais me trouver. La porte claque bruyamment dans mon dos. Je sursaute. Pléioné vient à nouveau d’inverser les rôles, elle redevient chasseuse et moi, son gibier, son jouet. Une chatte avec sa souris.

Nous sommes dans une salle de bain et de l’eau coule à flots. Pléioné m’attrape par le bras pour me pousser sous le jet chaud de la douche. J’essaye de l’attirer vers moi mais elle résiste. Je ferme un instant les yeux, savourant la douce ondée sur mon corps nu, l’eau me pénétrant presque la cervelle. Ruisselant de la tête aux pieds, je me laisse aller quand j’ouvre brutalement les yeux et vois sa chevelure au niveau de mon ventre, elle, à genoux devant moi, mon sexe enveloppé de sa bouche, sa langue tournant autour de mon gland, ses doigts posés à la base de ma verge.

Mille délices…

Elle me suce, m’aspire, me titille avec gourmandise pendant que l’eau nous réchauffe et nous inonde tous deux. Une autre eau se prépare à monter, elle, déjà, je la sens. Je presse sa tête tout contre moi avec cette contradiction mentale qui veut l’en écarter pour la goûter autrement. Vertige. Oui. Non. Pas encore, pas déjà ! Je veux tout à la fois ! Elle me lâche, s’écarte de moi pour mieux me reprendre en me plaquant contre la paroi carrelée de la douche, froide ! si froide ! glaciale contre mon dos ! avec ma tête et mon sexe en ébullition et elle, elle me grimpant dessus tout en me faisant pivoter pour prendre ma place.

- Tu sais que tu me rends fou toi…

- Ah bon ? me répond-elle le sourire aux lèvres.

- Coquine !

- J’espère bien, viens…

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Lien avec L'hôtel de la Nymphe (8) et L'hôtel de la Nymphe (6)

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par Claire Ogie & Yann Sayr

jeudi 5 juin 2008

L'hôtel de la Nymphe (6)

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Cette posture est extrêmement flatteuse pour moi. Je vois Pléioné, sa large chevelure s’étalant sur ses épaules nues, son regard qui grimpe vers mon visage, son cou qui s’étire à l’extrême.

- Regarde mon sexe. Vois ce que tu en fais ! Dis-je d’une voix mal assurée.

Elle quitte son regard de mon visage et observe l’organe en question. Un magnifique sourire de satisfaction s’affiche sur ses lèvres.

- Bien sur que je le vois ! je ne vois que ça même. Elle approche sa main droite et s’amuse à en toucher les extrémités. Elle positionne son pouce juste à la base de mes deux testicules gonflés et ouvre sa main jusqu’à ce que l’extrémité de son majeur vienne titiller la pointe de mon gland.

- Hum ! Tu ne peux pas savoir ce que j’apprécie ! Attends. Elle se remit sur ses jambes et se cambra face à moi.

- Regarde, toi aussi ! Regarde l’effet que tu me fais. Elle ouvre un peu ses cuisses et glisse dans sa fente, entre son épaisse touffe, un doigt agile. Son doigt reste un petit moment à fouiller son sexe puis, fier de son petit effet, elle me le montre. Aussitôt, j’approche mon visage et en hume les saveurs douceâtres. Je ne tiens plus en place ; je trépigne de désirs.

- Donne ! Donne moi ce doigt que je te goûte ; que je te suce ; que je t’avale tout cru.

J’approche mes lèvres des taches laiteuses nettement visibles qui s’étalent copieusement sur le plat de sa dernière phalange et m’apprête à en avaler le contenu goulûment lorsque ma petit folle se met en tête de me faire languir : elle se sauve en riant.

- ha ha ha ! Mais attends donc, petit impatient. Mais c’est qu’il voudrait tout, tout de suite. Ha les hommes, alors !

J’ai à peine le temps d’entrevoir une jolie paire de fesses filer derrière la double porte de la cuisine que déjà le bruit de ses pas souples disparaissent dans le couloir.

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Lien avec L'hôtel de la Nymphe (7) et L'hôtel de la Nymphe (5)

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par Claire Ogie & Yann Sayr

mercredi 4 juin 2008

L'hôtel de la Nymphe (5)

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Une langue vient subrepticement se glisser sur mes fesses dénudées qui tremblent. Des serres, non, des mains, des doigts humains avec des ongles ! se plantent dans le charnu de mes deux globes, ils me pincent !

- Pléioné ?!

- Évidemment, qu’est-ce que tu crois. Ce n’est pas bien ça…de vouloir commencer la fête sans moi…pas bien du tout. Je ne peux pas t’aider si tu ne te laisses pas faire.

Et ses serres pénètrent plus en profondeur encore.

- Je ne le voulais pas ! Tout ! je ferai tout comme tu voudras !

- En es-tu bien certain Tristan ?

- Oui ! tout ce que tu voudras ! promis !

- Comment puis-je vraiment te faire confiance… ? ne vas-tu pas chercher à t’échapper ? ne vas-tu pas chercher à me fuir une fois de plus ? la confiance ça se gagne tu sais…ce n’est pas beau ce que tu allais faire là, sans moi…

- Non ! c’est fini ! je ferai tout ce que tu me demanderas ! Pléioné transforme ses pincements en caresses et je sens mon cœur battre la chamade pendant que ma verge, qui a molli, bat contre l’évier. Je ne sais plus trop ou j’en suis à vrai dire. Ses mains descendent le long de mes jambes et achèvent de me dévêtir. Elle se colle à nouveau tout contre moi et me demande de faire couler un peu d’eau chaude. Je sens sa peau contre la mienne, je sais qu’elle est entièrement nue et cette idée me rend fou.

- Retournes-toi, assieds-toi et regardes-moi, me dit-elle. Je m’exécute dans l’instant. Elle attrape l’eau chaude avec une serviette et se met à me laver les pieds. Elle les frotte. Elle lave soigneusement chacun de mes orteils. C’est chaud, si chaud, si bon ! Elle me masse la plante des pieds avec une huile qu’elle sors d’un petit flacon que je n’avais pas encore vu. Froid ! si froid d’un seul coup ! Ses doigts enveloppent mes chevilles et moi, moi je la vois enfin. Tout se réchauffe. Elle se met à me sucer le bout des orteils en ne me lâchant pas du regard. Je ne vois plus qu’elle, elle, elle ! et je bande comme un fou sans plus oser bouger.

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Lien avec L'hôtel de la Nymphe (6) et L'hôtel de la Nymphe (4)

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par Claire Ogie & Yann Sayr

mardi 3 juin 2008

L'hôtel de la Nymphe (4)

Il y a dans cette affaire quelque chose qui m’échappe.

Je pénètre, un peu par désœuvrement, dans cet hôtel minable, et me retrouve devant un tas de vaisselle à nettoyer – vaisselle propre, par-dessus le marché !

« Moi qui ne fait jamais la vaisselle, c’est un comble ! »

Puis, une sorte d’apparition tranquille, blanche, nymphique s’adresse à moi en des termes si persuasifs que je ne peux qu’obéir et accomplir un acte confondant de banalité : une vaisselle !

« C’est un rêve ! »

« Bien sûr que c’en est un. Il n’y a aucun doute là-dessus ». Et comme pour prouver cette affirmation, je tourne ma tête rapidement vers le centre de la cuisine.

« Rien. Personne. Pas l’âme d’une créature blanche et nymphique. »

- Évidemment ! Dis donc, Tristan, tes fantasmes te rattrapent ! M’écriai-je en riant désagréablement. Ma voix sonne mal et ma déception nettement perceptible.

« Il faut dire qu’elle était séduisante cette apparition. Je l’aurais bien suivie sur tous ses chemins à elle. »

Mais l’émotion est intacte ; je me trouve particulièrement excité ; ma verge souffre de son espace étroit.

Ses doigts entre mes jambes, sur mes fesses, sur toute la surface de mon dos m’ont mis en un état ingérable et pour lequel je n’ai qu’une solution viable :

« Et pourquoi ne me donnerais-je pas moi-même mon plaisir, ici, en ce lieu étranger ? Ce ne serait pas la première fois que je me déshabillerais dans des endroits insolites ? »

Et étonnement, bien avant même que je ne réalise mon geste, ma ceinture se déroule toute seule, mon pantalon glisse et mes fesses se dénudent. Je me sens alors pousser en avant par je ne sais quelle étrange pichenette contre mes épaules, mettant brutalement en contact le froid glacial de l’évier et le feu de ma verge en érection - Je songe immédiatement au froid/chaud de la vaisselle d’il y a un instant -.

Je pousse un cri de surprise et de douleur.

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Lien avec L'hôtel de la Nymphe (5) et L'hôtel de la Nymphe (3)

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par Claire Ogie & Yann Sayr

lundi 2 juin 2008

L'hôtel de la Nymphe (3)

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- Alors, tu veux bien m’aider ? insiste-t-elle, après, je t’assure que je pourrai être aux petits soins pour toi. Tu vois le bac est déjà tout prêt, tu n’as plus qu’à t’y mettre, l’eau est suffisamment chaude, ça ira très vite, tu verras. Elle plonge la main dans l’eau de vaisselle et la ressort pleine de mousse qu’elle me jette à la figure en riant.

J’en suis stupéfait. J’hésite entre éclater de rire et rester guindé pour tenir une ultime apparence de dignité, vu à quel point le sérieux de ma position est mis à mal. J’hésite entre la folle envie de partir de ce lieu sordide, moi dans une cuisine ! très jolie cuisine au demeurant, mais une cuisine tout de même ! et le désir de rester avec cette femme surprenante qui dégomme un à un tous mes repères habituels avec une aisance et un naturel confondant. Mais où suis-je donc tombé ?!

Et puis finalement, je me laisse faire – pourquoi ? c’est un grand mystère – je retrousse mes manches de chemise et plonge mes mains dans l’eau mousseuse. La chaleur me fait du bien, elle détend d’un seul coup mes appréhensions qui me clouaient sur place deux minutes plus tôt.

Pléioné me regarde faire d’un air appréciateur, puis je la sens qui virevolte autour de moi plus que je ne la vois. La pile de vaisselle descend à une vitesse surprenante, seules les quatre premières semblaient…poussiéreuses, en fait, je lave de la vaisselle déjà propre. Je m’active, mes mains pénètrent et ressortent de l’eau en cadence régulière. Chaud, froid, chaud, froid.

- Pléioné, c’est un curieux prénom, non ? Il vient d’où ?

- C’était le nom d’une nymphe des eaux, d’une nymphe de la mer, me répond-elle en plaquant ses deux mains sur mes fesses et en me soufflant dans le cou. Je sursaute.

- Continues ta vaisselle, il en reste encore une bonne dizaine… me chuchote-t-elle à l’oreille.

Ses mains se font insistantes, mon dos est envahi de tout son corps pendant que ses paumes vont et viennent sur mon postérieur, juste avant de suivre une ligne sinueuse jusqu’à ma poitrine. Elle a laissé tomber sa cape blanche et je vois sa longue jambe nue se glisser entre les miennes en même temps que les doigts de son autre main qui suivent la courbe de mon entre jambe et forment une conque sur mon sexe emprisonné.

Dès que je fais mine de vouloir arrêter cette fichue vaisselle, elle me reprend aussitôt ! et m’intime presque l’ordre de continuer ! Ce n’est pas vraiment un ordre, et pourtant je sais que je n’ai pas le choix. Je sais que si j’arrête, le rêve s’arrêtera aussi net. J’obtempère donc à la seconde ; je me sens déjà bien trop à l’étroit, enfermé dans mon pantalon.

- C’est parfait ! me dit-elle une fois le travail achevé.

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Lien avec L'hôtel de la Nymphe (4) et L'hôtel de la Nymphe (2)

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par Claire Ogie & Yann Sayr

dimanche 1 juin 2008

L'hôtel de la Nymphe (2)

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"Le Paradis " de Chagall

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Le Paradis annoncé ne se fit pas attendre car au bout d’une demi-heure, une voix tentante se fit entendre dans mon dos.

- Bonjour, Tristan ! Tu sembles perdu.

Je me retournais d’un coup et vis une femme, à dix pas de moi, en cape blanche, qui me souriait.

- Madame, je…

- Sais-tu que je peux t’aider.

- En effet, je cherche une sortie à l’ennuie de ma vie et…

- Je t’aiderai bien volontiers, continua-t-elle sur un ton angélique - ma mauvaise humeur s’envola d’un coup - mais j’aurai tout d’abord besoin de tes services, est-ce que tu peux m’aider ?

- …si c’est dans la mesure de mes faibles moyens…

- Je n’en doute pas un instant ! me répond-elle avec un grand sourire, suis-moi ! c’est par ici.

- Vous…tu…comment dois-je vous appeler ?

- Appelle-moi Pléioné.

- Pléioné ?

- Oui. Voilà, nous y sommes.

- Dans la cuisine ?

- En effet, tu n’as rien contre j’espère !

- …heu, non…

- Et tu vois là, sur l’évier, la pile de vaisselle amoncelée, c’est à cause d’elle que j’ai besoin de toi. Voilà, il faudrait laver toutes ses assiettes, sinon, comment te servir ton repas ce soir ? Un repas digne d’un roi je peux te l’assurer !

J’en reste stupide, les bras ballants devant la demande et la pile vertigineuse d’assiettes. Ils n’ont pas autant de clientèle dans un endroit pareil tout de même ! et les laves vaisselle ça existe ! Mais qu’est-ce que je fais là ?! pourquoi est-ce que je suis entré dans cet hôtel ? Bon sang, est-ce ainsi que l’on traite un client ! Je fulmine… Pléioné me regarde avec son petit sourire en coin. C’est une femme brune au teint blanc avec une longue crinière bouclée en guise de cheveux. Elle écarte doucement sa cape de son corps et laisse apparaître une longue jambe dénudée jusqu’à…jusqu’à…

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Lien avec L'hôtel de la Nymphe (3) et L'hôtel de la Nymphe (1)

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par Claire Ogie & Yann Sayr

samedi 31 mai 2008

L'hôtel de la Nymphe (1)

Voici une autre nouvelle écrite en duo avec Yann Sayr, L'hôtel de la Nymphe. Je l'ai partagé en douze épisodes, donc à lire étalée sur douze jours. Je vous laisse la découvrir, en espérant qu'elle vous plaira autant qu'à nous. Bonne lecture à tous !

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"Nymphe au scorpion " de Lorenzo Bartolini (1777-1850), cliquez sur la photo pour l'agrandir.

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Cela faisait un bon moment que je marchais sans rien reconnaître. J’avais beau chercher un quelconque détail qui pût m’aider dans ma quête, je ne voyais rien de concret.

Par désœuvrement, ce dimanche après-midi, j’avais choisi d’entrer dans cet hôtel de campagne, l’hôtel de la Nymphe – un vieillard installé sur le pas de sa porte à l’entrée du village m’avait promis de belles émotions si j’exécutais à la lettre tout ce qu’on me dirait de faire ! – tout en regrettant amèrement ce geste stupide.

J’étais en vacances, certes, et pouvais bien me permettre de perdre un peu de temps, alors, ici ou ailleurs, que m’importait ?

Ce petit hôtel, perdu au fond d’un de ces tristes villages de province sans cachet, avait l’air bien miteux. L’homme, bedonnant, professionnel, sans sourire, la cigarette vissée au coin d’une bouche sans cesse grimaçante, le regard… sans regard, n’avait pourtant rien d’affable, mais son boniment me plut. Je pénétrais donc en ce lieu bizarre, hétéroclite, constitué d’une multitude de portes aveugles, de vitres sans teint, afin de rechercher désespérément une issue à ma mauvaise humeur.

- Surtout, mon bon Monsieur, disait l’homme à l’accueil, si vous voulez rencontrer le Paradis sur Terre, laissez-vous faire ! Le ton du gars devint soudainement ridiculement emphatique. Je souriais.

- Vous ne me croyez pas ? Vous avez tord ? Personne ne s’est jamais plaint de cet hôtel, vous savez.

Il s’approcha alors de moi et, sous des airs faussement confidentiels, me dit ses mots étonnants :

- Si vous avez de la chance, quelqu’un viendra vous aider. Mais, bon, faudra lui obéir. Enfin, rien de bien méchant. Je n’en dirais pas plus. Chuuut…

Puis il retourna à sa place et reprit son attitude professionnelle.

« Et bien, nous nous laisserons faire ! »

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Lien avec L'hôtel de la Nymphe (2)

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par Claire Ogie & Yann Sayr