
(cliquez sur l'illustration pour l'agrandir)
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Dénicheur de fauvettes. Libertin, dont l'unique occupation
est de faire la chasse aux connins, de dénicher les pucelages pour son propre
compte.
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Dépenser ses côtelettes. Tirer un coup, parce que le sperme
est le résultat de la nourriture absorbée. — Cette expression a été employée
pour la première fois dans une nouvelle à la main du Figaro, dont 1e parquet a
ri — sans la poursuivre comme outrage à la morale publique. Une dame avait un
amant pauvre, qu’elle invitait souvent à dîner chez elle, afin de lui
confectionner un sperme de bonne qualité et de le forcer à bander en temps
utile. Un jour elle s'aperçut qu’il la trompait pour une autre femme ;
elle s’en plaignit amèrement à une de ses amies, en disant : « Il va
dépenser ailleurs les côtelettes qu’il mange chez moi ! »
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Dernière faveur (La), Ainsi appelait-on, au XVIIIe siècle,
la complaisance qu’une femme avait de prêter son derrière à un homme après lui
avoir prêté son devant. Cela résulte clairement de ce passage des Tableaux des
moeurs du temps, de La Popelinière :
— Comment donc, comtesse, vous ne lui avez pas encore accordé la dernière
faveur ! — Non certes, je m’y suis toujours opposée. — Cela vous
tourmentera et lui aussi, ma petite reine ; il faut bien que vous fassiez
comme les autres.. Les hommes sont intraitables avec nous jusqu’à ce qu’ils en
soient venus là.
(Dialogue XVII.)
Aujourd’hui, la Dernière faveur, dans le langage de la galanterie décente,
c’est la coucherie pure et simple — et c’est déjà bien joli.
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Deux bibelots (Les). Les testicules, avec lesquels les
femmes se plaisent à jouer.
Donne-moi tes deux bibelots, mon chéri, que je les pelote.
Jean du Boys.
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Diligence (La) de Lyon. C’est une des postures (voir ce
mot) les plus curieuses et les plus rares. Nombre de grands amateurs de Vénus
sont morts sans la connaître ; c’est que, pour l’exécuter, il faut trouver
une femme qui réunisse deux qualités rares : l’ardeur, d’abord. Nombre de
femmes feignent d’être ardentes pour plaire à l’homme qu’elles veulent séduire,
mais ne sont au fond que de simples patients et non des agents, et ici il faut
que la femme soit agent et que l’homme soit patient. Ensuite, il faut qu’elle
ne soit pas neutralisée par une sotte pudeur, résultat de la tyrannie des
hommes exercée continuellement jusqu’ici sur les femmes. Quand une femme donc
est ardente et libre, elle prend un homme qui lui plaise sous tous les
rapports ; elle le met nu comme un ver, l’étend sur un lit en lui mettant
des coussins sous la tête et sous les reins, et toute nue elle-même, elle se
met à cheval à cru sur lui, s’embrochant sur le pivot naturel, c’est-à-dire sur
son vit. Alors, elle fait comme le postillon sur un des chevaux des anciennes
diligences de Lyon. S’appuyant un peu sur les épaules de son amant, elle
s’avance en chevauchant et le vit se relève près du ventre de l’homme. Elle
recule et le vit se renfonce dans son con jusqu’à la garde. Elle s’anime ;
elle va de plus fort en plus fort, comme si la diligence parcourait un chemin
raboteux. Ses yeux s’égarent, ses cheveux se dénouent. Elle jouit, elle jouit,
mais elle va toujours ; elle va jusqu’à ce qu’elle soit tout à fait
exténuée de décharge spermatique ; car il faut remarquer que l’homme,
étendu sur ses coussins, ne pouvant pas bouger, bande de plus en plus, jusqu’à
la fin, mais ne décharge pas. La femme tombe alors comme morte dans les bras de
son amant, lequel, tout enflammé, finit de son côté comme il peut.
“ Je serai bien aimable, je me mettrai toute nue, dit-elle - insidieusement.
— Passe ton chemin, répond le fidèle époux, ayant encore présente à la pensée
l’image des charmes de sa jeune moitié. — Je te ferai le grand jeu ! — Non
— Feuille de rose ! —Non. — Le tire-bouchon américain ? — Connu… tu
m’ennuies. — Eh bien, tiens, tu me plais, viens, tu ne payeras pas et nous
ferons la diligence de Lyon… ”
(Fantaisiste, I, 177.)