Des sens

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mardi 6 avril 2010

Le Roi de la jungle

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Tom Poulton (déjà présenté à plusieurs reprises, mais je trouvais ce dessin très bien avec ce texte...)

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Le lion

La queue brune s'agite en des rythmes bizarres...

Une femme alanguie, allongée sous sa croupe,

Langoureuse et docile, swingue sous sa coupe,

Tandis que le Roi Lion la baise dare dare...

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Quand soudain, brusquement, elle fait volte fesse,

Attrape ses roustons, les lance en l'air et jongle !

Alors tout rugissant de honte dans la jungle,

Le grand fauve la menace afin qu'elle cesse.

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Mais elle s'enhardit, continue de plus belle,

Et le Lion, suffoqué par tant de hardiesse,

Au lieu de protester, encourage la belle

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A venir lui lécher ses burnes en liesse.

La petite lui plaît, et cela le chatouille :

Qu'elle continue donc de lui brouter les couilles !

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© Patrick Salètes.

samedi 3 avril 2010

Ouvre l'arène

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Titien (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir)

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Ouvre

Ouvre les yeux, réveille-toi ;

Ouvre l'oreille, ouvre ta porte :

C'est l'amour qui sonne et c'est moi

Qui te l'apporte

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Ouvre la fenêtre à tes seins ;

Ouvre ton corsage de soie ;

Ouvre ta robe sur tes reins ;

Ouvre qu'on voie.

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Ouvre à mon cœur ton cœur trop plein

J'irai boire sur ta bouche !

Ouvre ta chemise de lin :

Ouvre qu'on touche

.

Ouvre les plis de tes rideaux :

Ouvre ton lit que je t'y traîne

Il va s'échauffer sous ton dos

Ouvre l'arène

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Ouvre tes bras pour m'enlacer :

Ouvre tes seins que je m'y pose ;

Ouvre aux fureurs de mon baiser

Ta lèvre rose !

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Ouvre tes jambes ; prends mes flancs

Dans ces rondeurs blanches et lisses ;

Ouvre tes genoux tremblants...

Ouvre tes cuisses

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Ouvre tout ce qu'on peut ouvrir :

Dans les chauds trésors de ton ventre

j'inonderai sans me tarir

L'abîme où j'entre.

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Edmond Haraucourt (Sire de Chambley) 1902.

mardi 23 mars 2010

Cérémonie du thé

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Je me souviens des après-midi entre femmes dans notre grande maison à Fès. Elles se réunissaient pour boire du thé tout en préparant des gâteaux. Elles riaient, plaisantaient, disaient des gros mots oubliant que j'étais là ; je faisais semblant de dormir. Elles évoquaient le sexe des hommes. Certaines se levaient et dansaient. Ma mère était très pudique. Sa sœur cadette était plus effrontée. Avec la pâte d'amandes pour les cornes de gazelle, elle a sculpté un gros pénis et ses testicules, l'a roulé dans la farine et l'a envoyé au four. Les femmes se disputèrent pour le manger. Je riais en douce dans mon coin.

Passage du livre de Tahar Ben Jelloun "Sur ma mère".

lundi 22 mars 2010

Le désir comme une célébration de la joie d'être

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Konarak (cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Tant que le désir sexuel s'apparente à une tension qui cherche à se libérer, cela reste au niveau de la pornographie. Mais quand le désir s'est affiné, en devenant une offrande, le désir sexuel n'est plus un désir sexuel, il se transforme en une célébration de la joie d'être. À ce moment-là, l'érotisme peut prendre son envol, tout ce que vous voyez dans la sculpture de l'Inde trouve vraiment son sens. L'érotisme n'est pas un moyen mais l'aboutissement d'une sensibilité.

Passage du livre d'Éric Baret "Le Sacre du Dragon vert".

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Et lien galerie sur l'art érotique en Inde.

dimanche 14 mars 2010

Une nuit d'androgyne

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Antoine Borel (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir)

Sarra

La jeune Sarra vit depuis des années une épreuve épouvantable autant qu'incompréhensible : tous ses maris meurent le soir même des noces. Chacun - il y en eut sept en tout - l'a donc laissé vierge et veuve à la fois. Était-ce magie, agissements du Diable, ou plan prévu par Dieu qui réservait à la douce Sarra d'Ecbatane le jeune Tobie de Ninive ?...

Elle n'en peut plus, Sarra. Un sort pèse sur elle. Elle va passer pour une manthe religieuse, une sorcière, une fille maudite... Dans le jardin, sept tombes déjà ont été creusées. Sarra pleure et n'y croit plus : ni à la rencontre, ni à des noces sûres.

Anna, sa mère, garde confiance. Elle discerne le sens que recèle l'épreuve : les noces étaient prématurées : ce n'était pas lui (le premier ou le septième), le mari destiné à Sarra. le Tout-Puissant a parfois une façon un peu expéditive d'éliminer les prétendants ou ceux qui osent contrecarrer ses plans.

Lorsque Tobie, guidé par l'ange Raphaël et suivi de son brave chien, arriva à Ecbatane dans la maison de Sarra, il aima tout de suite la jeune vierge et elle Sarra, comprit en un regard que Tobie lui était destiné, que c'est lui qu'elle avait attendu depuis si longtemps, lui qu'elle avait appelé pendant ses moments de désespoir.

Et la nuit de noces se passa sans qu'une tombe supplémentaire fût remplie (pourtant les parents, prévoyants avaient commencé à la tombée du jour à en creuser une huitième). Ce fut une nuit douce et heureuse grâce aux conseils de l'ange, grâce aux prières d'Edna, et grâce aux parfums qui brûlaient dans la cassolette et qui firent éternuer puis partir le démon.

Sarra n'était plus enfermée dans sa virginité. Elle n'était plus veuve de sept maris fantômes. C'était une jeune épousée aux joues roses, au regard brillant. Côté cœur, côté corps, les deux moitiés étaient réajustées. Sarra et Tobie venaient de passer une nuit d'androgyne.

Passage du livre de Jacqueline Kelen "Les Femmes de la Bible".

mercredi 10 mars 2010

Le jour où tous ces doux minous bondiraient vers le ciel

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"Vers libres" de Radiguet (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir)

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Le soleil brillait, l'air était frais mais peuplé de brises tièdes, les gens avaient l'air gai, et il me sembla que toute cette allègre atmosphère allait se précipiter sous ta robe, la gonfler comme un ballon captif, la retourner comme un parapluie, découvrant un bas-ventre qui serait forcément nu et que tu t'envolerais au milieu des rires et des cris de terreur ravie, tu lâcherais les bagages comme des sacs de sable dans les romans de Jules Verne, tu t'élèverais doucement dans le ciel, sans que je puisse te retenir par une ficelle, je renverserais la tête pour mieux voir tes entrées par en-dessous, tes jambes de nageuse pédalant dans le ciel, le haut du corps caché par la corolle blanche de la robe et puis, nouveaux hauts cris, ce serait le tour de la marchande de quatre saisons, ses grands yeux noirs, son visage aux beaux méplats disparaîtraient dans l'entonnoir de sa jupe à ramages soudain relevée vers le ciel, et le tablier bleu, en partie détaché, flotterait comme un oriflamme derrière elle tandis qu'elle s'élèverait au-dessus des aubergines noires comme la mort et des abricots doux comme des joues. La marchande non plus ne porterait pas de culotte, et tout le monde pourrait voir que c'est une vraie brune, et puis suivrait la directrice d'école, tout aussi déculottée et plus d'un élève serait là pour la révélation trop tardive et fugace de sa touffe quinquagénaire s'éloignant et encore deux trois quatre passantes, et même la dame de la laverie, avec ses jambonneaux et son mont chauve, et la petite vieille en train d'acheter un concombre : on ne verrait bientôt plus que lui brandi par-dessus le rebord soulevé haut de sa robe de veuve, en décollant elle nous révèlerait entre ses genoux cagneux à quel point par là elle était bien conservée et l'on comprendrait aussitôt son hygiénique secret : dès les premiers beaux jours, depuis 1944, mettre sa vulve à l'air libre, et aussi la lycéenne en minijupe et toutes, craquettes parfaites à leurs premières galipettes, chattes musclées au long d'innombrables gouttières, organes blanchis sous le harnais aux longues lèvres lissées d'usures, tous ces doux minous bondiraient vers le ciel, toutes les sans-culottes de la rue - quelle surprise, qui eût cru qu'il y en eût tant ? - toutes les sans-culottes auraient le privilèges de s'envoler en premier, après viendraient les culottées, et l'on verrait beaucoup de "Petit Bateau" naviguer dans le ciel, et aussi de la dentelle noire, des strings, des choses ajourées, le catalogue des petites perversions pépères par correspondance, et enfin les grosses culottes roses, ces espèces d'infects sacs nylon assortis aux terrifiantes gaines auraient bien du mal à s'élever, et toutes ces dames, les impudiques et les autres rejoindraient sur les toits leurs hommes en train de marner pour retrouver sous les tuiles la plage, et l'on s'étreindrait sur le sable chaud, seules resteraient en bas, bien seules, bien fait, les femmes en pantalon.

Passage de "Je te dirai tout" de Serge QUADRUPPANI ( grand merci Lo !)

jeudi 4 février 2010

Il court, il court, le petit chaperon rouge

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(cliquez sur la photo pour l'agrandir)

"En 1951, Francis Blanche projette une adaptation du Petit chaperon rouge. Le titre lui paraissant quelque peu usité, il en choisit un autre : Une fille à croquer."

Extrait du livre Francis Blanche "Pensées, répliques et anecdotes".

Et pour les nouveaux venus, un petit rappel des anciens billets sur ce sujet : Attrape-moi si tu peux ! mais aussi Loup y es-tu ? et enfin L'ingénue... petit chaperon rouge.

samedi 23 janvier 2010

Les cinq sens et leur escorte

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(cliquez sur l'illustration pour l'agrandir)

Je suis un œil, dit-il. Ce que d'autres touchent, je le couve, ce que d'autres caressent, je le lorgne, ce que d'autres pétrissent de leurs mains, je le reluque. Mon œil se pourlèche, se délecte et furète ; mon œil lape, fouine et gobe, il enrobe et il dérobe. Je suis un œil, petite ! Laisse mon œil trotter à tes basques ! Tu laisses bien, aussi, le vent jouer dans tes jupes, le feu te rosir les joues devant l'âtre, l'eau clapoter sur ta peau, les fruits fondre sur ta langue, l'odeur des bois t'emplir les narines. Des flux te traversent de part en part : le respiré, le mangé, le bu ; ton corps est la croisée des chemins. Y passent, besace au dos, les cinq sens et leur escorte : tout ce que tu vois et tout ce qui te regarde ; ce que tu goûtes et qui te goûte ; ce que tu flaires et qui te flaire ; ce que tu palpes et qui te palpe, ce que tu entends et qui t'écoute. Corps de Milena ! Moulin ouvert à tous les vents ! Seul, mon œil serait de trop !

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Passage du livre de Christiane Singer "La guerre des filles".

mardi 19 janvier 2010

La joueuse de flûte

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Jeune fille à la flûte de jade (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir)

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Les mots, les idées, les demandes, cachés sous la toile :

La jeune fille joue de la flûte de jade.

Allusion érotique de la fellation.

Le prunier en fleur représente l'amant.

Et le ruisseau qui coule, la semence.

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"Me voici pure attente, où es-tu claire cascade ? Il suffit que tu viennes, pour que soit mélodie." François Cheng.

En lien avec Langage caché de la littérature et de la peinture chinoise.

lundi 16 novembre 2009

Comment prendre soin de ses oeufs

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Thomas Rowlandson (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir)

Pastorale

Belles dames, écoutez ça,

J’en frissonne.

Vous m’direz qu’y a pas

D’quoi faire peur à un’jeun’ personne !

J’suis la nièce de Mathurin,

L’mari à la Mathurine.

C’est moi qui vais chaqu’ matin

Vend’nos œufs à la voisine.

Un matin donc, j’m’y en allais.

La vieille Mathurine, ma bonn’tante

Avait mis plein des œufs frais

Dans l’panier de vot’ servante.

Au moment des adieux,

Elle m’avait, conseil de prudence,

Dit de n’pas trop secouer les œufs

Et d’prendre garde à mon innocence.

J’me mets en chemin.

Les oiseaux chantiont à tue-tête

Et moi tout’ gaie et foll’un brin,

J’chantions aussi comm’une grosse bête.

Mais v’la qu’en sortant du p’tit bois,

V’la qu’en dévalant dans la plaine,

J’vois un dragon, puis trois,

Puis dix, vingt, et une centaine,

Puis tout l’ régiment. L’émotion

M’prend alors d’une drôle de manière ;

Pourtant, j’continue ma chanson.

Mais en chantant, j’n’étais pas fière.

Je marchais en baissant les yeux

Et m’disais, f’sons bonne cont’nance :

« Tachons d’pas casser les œufs

Et d’sauver mon innocence. »

D’abord, ça n’allait pas trop mal.

Les soldats s’contentaient d’sourire

Mais tout à coup, sur un signal

Plus vite qu’j’ne saurions vous l’dire,

V’la l’régiment qui fait d’mi-tour

Et les officiers en tête

Qui s’mettent à m’parler d’amour

Avec accompagn’ment d’trompette :

« Ta ra ta ta ! La jolie fille,

Où donc que vous allez comme ça ?

Ta ra ta ta ! Soyez gentille…

Psitt par ici, psitt, psitt, par là. »

Le danger devenant sérieux,

Moi, qui flairais la manigance,

J’me dis : « Quitte à casser des œufs,

Il faut qu’j’sauve mon innocence ! »

J’prends ma course, malgré mon effroi,

J’allais, j’allais, fallait voir comme…

Mais tout le régiment suivait derrièr’moi

S’met à courir comme un seul homme !

Ah ! pour un’fille qu’a d’l’honnêteté,

Quel tourment d’être poursuivie

Dans la campagne, un jour d’été,

Par un régiment d’caval’rie !

Je cours, un grand va m’attraper ;

J’lui lance des œufs à la tête

Et j’le laisse se débarbouiller

Tout à son aise dans son omelette.

A vot’ porte, j’arrive avant eux.

Je frappe. On ouvre, Je m’élance…

J’ai cassé deux douzaines d’œufs,

Mais j’ai sauvé mon innocence !

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D’après Meilhac et Halévy, « le petit duc », acte II (merci Charles !!)

mardi 3 novembre 2009

Démonstrations galantes

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« Les garçons du village X…prouvaient souvent aux femmes du pays qu’ils les trouvaient de leur goût, et le curé ne pouvant parvenir à empêcher ces démonstrations aussi galantes que naturelles, résolut de les utiliser au profit de la prospérité générale. Il imposa donc comme pénitence à toute femme qui avait failli de planter un noyer sur le communal. Et l’on vit chaque nuit des lanternes errer comme des feux follets sur la colline, car les coupables ne tenaient guère à faire en plein jour leur pénitence.

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En deux ans il n’y eut plus de place sur les terrains appartenant au village ; et on compte aujourd’hui plus de trois mille arbres magnifiques autour du clocher qui sonne les offices dans leur feuillage. »

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Passage du conte de Maupassant "Mes 25 jours"

mercredi 23 septembre 2009

Femme et/ou sorcière, toujours et encore...

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"Belle libertine" Lucien Fontanarosa

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"Sorcière :

1/ Horrible et repoussante vieille femme, en perverse activité avec le diable.

2/ Belle et attirante jeune personne, dont les perverses activités dépassent le diable." Ambrose Bierce.

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