(Photo du Cabinet de curiosité)
- Je sens monter en moi avec une violence inouïe un désir fou et exacerbé pour ta personne infiniment lascive. Je veux te sentir pantelante sous mes coups de boutoir.
Andréa gomma au Kleenex un surplus de rouge à lèvres.
- De boutoir...
Marc hocha la tête affirmativement.
- De boutoir. J'ai dû voir une bonne trentaine de films où la même scène se reproduisait avec une similarité exemplaire : un couple jeune et élégant se prépare à une réception fort habillée et, au moment où ils sont fin sapés, ils se précipitent l'un sur l'autre et dérangent le bel ordonnancement vestimentaire qui leur a coûté un après-midi d'efforts. Je veux vivre ce moment cinématographique.
- Cela doit correspondre à une tendance inconsciente de grande envergure de destruction et de saccage. Obéir à cet instinct, c'est s'abaisser au rang de la bête.
Marc bondit sur elle et lui porta une prise de lutteur.
- Absolument, ce retour à la bestialité a quelque chose d'indigne et de déshonorant pour l'âme.
Andréa vérifia l'heure d'un coup d'œil à son bracelet-montre.
- Cinq minutes, dit-elle, tu as cinq minutes pour plonger dans l'abjection la plus totale.
Marc sourit.
- Je suis le roi de l'éjaculation précoce. La scène est filmée en gros plan, titre du film : Par ici la bonne soupe.
Il la souleva de terre.
- Je ne peux pas faire l'amour quand je ris.
Marc défit sa ceinture.
- Ne ris pas, nous sommes des monstres de lubricité.
Elle parvint à s'extirper de sa robe.
- Alors, ces coups de boutoir ?
- Une seconde, dit Marc, je n'ai plus tout à fait dix-huit ans.
Elle l'embrassa dans le cou.
- Tu as forcé sur l'eau de toilette...
- Des vagues de volupté les emportèrent dans la grande houle du sexe, il leur sembla être sur un radeau balloté dans la tempête tumultueuse des sens.
- Les naufragés de l'amour, murmura Andréa.
Le téléphone sonna à cet instant, Marc escalada Andréa. La voix de Jean-Louis Bergomieux fit vibrer l'appareil.
- Qu'est-ce que vous foutez ?
- On baise, hurla Marc.
- Précise qu'on essaie, souffla Andréa.
- Grouillez-vous, dit Jean-Louis, je suis stationné en double file.
.
Passage de "Haute-Pierre" de Patrick Cauvin.






*******************************
"Un chant d'amour est comme une caresse mise en musique." Sigmund Romberg.
*******************************
******************************
"Ses baisers laissaient à désirer...son corps tout entier." Woody Allen.
******************************
*******************************
"La séduction est de l'ordre du rituel, le sexe et le désir de l'ordre du naturel." Jean Baudrillard.
*******************************
*******************************
"Les raisonnables ont duré, les passionnés ont vécu." Chamfort.
*******************************
*******************************
"L'unique règle de plaire est de trouver un appétit que l'on a laissé affamé. S'il le faut provoquer, que ce soit plutôt par l'impatience du désir que par dégoût de la jouissance." Baltasar Gracia Y Morales.
*******************************
*******************************
"Plus l'amour est nu, moins il a froid." John Owen.
*******************************
*******************************
"Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre." Blaise Pascal.
*******************************
*******************************
"Le sexe masculin est ce qu'il y a de plus léger au monde, une simple pensée le soulève." Frédéric Dard.
*******************************
*******************************
"La vie sexuelle de chacun est en partie composée de fantasmes, en partie inspirée de modèles littéraires, de mythes, d'histoires ainsi que d'images et de films." David Lodge.
*******************************
