Virginité
Par Claire Ogie le lundi 12 janvier 2009, 05:30 - Mes petits mots - Lien permanent
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Mon ami, je dois vous le dire, depuis que vous êtes parti au combat je ne pense plus qu’à vous. Vous êtes sur le front et moi, j’ose penser à un tout autre fond qui vous attend impatiemment, qui vous réclame à corps et à cris.
N’est-ce pas pathétique quand on y pense ?
Vous vous débattez pour sauver votre vie - et celle de notre si belle nation - et moi je me débats avec des pensées qui se cognent dans mon esprit. Quelle incongruité. Oui je sais. Je sais tout cela. Mais il me faut bien vous l’avouer, je ne puis plus longtemps garder ce secret. Garder cette découverte uniquement pour moi est au-dessus de mes forces. Car, quand on y pense, quand on y réfléchit deux minutes, quel égoïsme ce serait ! non, je ne puis décemment m’y résoudre.
Mon ami, je vous le dis, je me suis gardée pour vous, maintenant je le sais.
Il m’en aura fallu du temps avant d’en convenir, mais il est certain, acquis, plus aucun doute sur le sujet, je veux vous faire don de moi, plus précisément d'une partie de moi, d'une partie que personne n’a jamais, au grand jamais, encore touché.
Sachez que cette partie est comme une terre vierge, une terre inconnue, une terre que personne n’aurait encore frôlée, une terre qui ne demande qu’à être défrichée, qui désire connaître le poids du soc, de la charrue, de la vitalité d’un homme qui remplirait là son sillon de sa force virile.
Je suis sereine, je sais votre ardeur doublée de votre douceur. Je vous fais confiance. Je suis à vous.
Mon ami, revenez vite en vie je vous en supplie. Mon con en a vu d’autres
avant de vous connaître, mais mon cul vous est offert. Il vous attend
!!!
© Claire Ogie


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"Un chant d'amour est comme une caresse mise en musique." Sigmund Romberg.
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"Ses baisers laissaient à désirer...son corps tout entier." Woody Allen.
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"La séduction est de l'ordre du rituel, le sexe et le désir de l'ordre du naturel." Jean Baudrillard.
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"Les raisonnables ont duré, les passionnés ont vécu." Chamfort.
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"L'unique règle de plaire est de trouver un appétit que l'on a laissé affamé. S'il le faut provoquer, que ce soit plutôt par l'impatience du désir que par dégoût de la jouissance." Baltasar Gracia Y Morales.
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"Plus l'amour est nu, moins il a froid." John Owen.
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"Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre." Blaise Pascal.
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"Le sexe masculin est ce qu'il y a de plus léger au monde, une simple pensée le soulève." Frédéric Dard.
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"La vie sexuelle de chacun est en partie composée de fantasmes, en partie inspirée de modèles littéraires, de mythes, d'histoires ainsi que d'images et de films." David Lodge.
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Commentaires
la chute est excellente (LOL)
mais je doute que l'amoureux rit de ces mots ... ce qui risque fort pourtant de ne pas l'empêcher d'aller défricher cette terre vierge
excellente lettre
bisous Claire
Comment ça l'amoureux n'apprécierait pas ces mots ! Sont jamais contents ces hommes, c'est pas croyable de voir ça. lol
Bisous Cat;
la chute est merveilleuse, la Dame est sublime quant à l'Amant n'est-il pas fort gâté! car:
Quelle en soit amoureuse,
Certes c’est merveilleux,
Mais pourquoi faire le vœu
De se faire religieuse
Pour n’adorer qu’un dieu
Et attendre en prière
Les amours déficients
De son propriétaire
Aux abonnés absents,
Alors que sous les cieux
Sa chapelle est ouverte
A bien des découvertes
Qu’elle peut bien partager
Avec ceux qui, près d’elle,
Plaisent à se rassembler
Au pied de son hôtel
A fin d’y célébrer
L’Amour universel.
Wouahhh ! je vais donc faire répondre cette gent demoiselle perdue dans je ne sais quelle époque ni je ne sais quelle guerre. lol
Attention la belle n'a pas sa langue dans sa poche ! elle est même parfois limite désagréable, mais bon...
L’amour universel n’étant point dans la nature humaine, cessons-là tout de suite ces billevesées je vous prie. Car comme chacun sait, depuis la nuit des temps, les hommes tout comme les femmes aiment à se quereller voir à guerroyer pour prendre le pouvoir. Nulle place ici pour l’amour si ce n’est l’amour de la possession - bien présent celui-là -, seul amour universel partagé par la race humaine, et ce, de part le monde, et depuis des siècles je le répète.
Non, je vous le dis, quoique vos paroles soient douces à mon oreille, je ne suis pas de celles qui offrent leur corps au premier venu.
Ces hommages dont vous parlez ne peuvent prêter à conséquence pensez-vous, si ce n’est de la jouissance du corps et de l’esprit ! mais c’est hélas là toute l’erreur. Ils me sont très dommageables au contraire, car je ne pourrais plus de mon côté demander cette fidélité nécessaire à mon équilibre, cette fidélité que j’attends de mon amant.
Comment me regarder dans un miroir si j’ose franchir cette limite !? Limite que je ne supporterais pas de voir franchir par celui qui fait battre mon cœur.
Il faut être réaliste, les appels de la chair, les désirs inassouvis, les braises ardentes cachées au fond de nous, sont parfois bien plus délicieux que les feux de paille étalés tout le long du chemin. Ils sont le garant d’une explosion bien plus forte encore au moment des retrouvailles avec l’élu.
En cas de déception, ou d’abandon, ou encore de rejet, alors la place devient libre pour un nouvel amour, c’est la seule course que fait courir l’amour universel.
Qui va à la chasse perd sa place ! même les enfants savent cela.
mais mais
imagine, il la croit vierge de tous les trous et il découvre qu'elle ne l'est que d'un seul lol et que soudain elle se décide à se déflorer l'oeillet, bon d'un coté, elle le choisit lui lol
en tout cas, j'ai beaucoup aimé la lettre !!!
Eh oui ! faut voir le bon côté des choses !!! enfin si je peux dire... lol
Je t'avouerais m'être amusée comme une petite folle en écrivant cette lettre. Un vrai régal !
Contente que cela te plaise.
Bravo et c’est tout à l’honneur de cette gentille Damoiselle de défendre bec et ongles son idéal de fidélité ; mais je crois que pour l’histoire qui nous concerne elle s’en arrange librement sachant qu’elle attend son Amant, il me semble, beaucoup plus pour flatter une petite partie de son individu, que pour lui confier la totalité de son humanité apparemment déjà mis à sac et pour son plus grand plaisir par d’autres aimables manants ! D’autre part, si l’histoire ne nous le dit pas, on sait très bien, surtout à cette époque là, que ces vaillants soldats qui guerroyaient dans la campagne, savaient aussi fort bien piller les trésors qu’ils trouvaient et en particulier ceux qu’ils dérobaient sous la jupe des femmes…alors, l’amant serait-il un ange ou un fameux coquin assuré après avoir fauché les Marguerites dans les prés, d’obtenir, rentré à la maison, le cul de la bergère qui elle est au chômage comme nonne au couvent! Alors, l’Universalité de l’Amour, où se situe t’elle ?... peut-être dans la reconnaissance de l’autre et le libre consentement des intéressés à se choisir et à se donner quand, où et avec qui ils veulent ?…et un bon et brûlant feu de paille n’apporte t’il pas souvent plus de satisfactions, même si elles sont trop courtes, qu’un long feu d’artifice qui se meurt doucement faute d’avoir été joyeusement entretenu ….mais c’est une autre histoire.
Ouf! Je m’arrête là, je ne voudrais pas fâcher la sérénité de la belle Demoiselle qui apparemment sur l’image, n’a pas l’air de se préoccuper à chercher une autre fin que celle à la quelle elle est délicieusement parvenue.
Bises.
Chuuuttt Jeanmie, m'enfin, c'est pas bientôt fini de me fiche en l'air mon histoire là ! lol
Heu, et pour ce qui est des feux de paille, il y a ceux et celles qui les apprécient, et ceux et celles qui s'en lassent après avoir longtemps joyeusement gambadé de ci de là. Ceux et celles qui ont besoin de se sentir vivre autrement qu'en flammèches de passage.
Comme quoi il en faut pour tous les goûts !
Je voudrais pas casser l'ambiance, mais... Il est parti au combat... C'est ce qu'il a dit... Elle le croit... On veut bien le croire aussi... Mais... Mais de quel combat s'agit-il finalement au juste?... Lol...
Bonne journée à toi, Claire
Bisous...
Bonne question !! et oui, de quel combat s'agit-il ? Elle se le demande peut-être bien parfois.
Je pensais en vous lisant aux combats vains des idiots. ceux qui décident pour d'autres.
Mais peut-etre je m'abuse.
Dans cette vision la, votre texte m'a enchanté.
Il y a des combats sans armes, sans combattants, en dehors de soi. Il y a des combats sans gloire possible, si ce n'est d'être en accord avec ce que nous devons faire. Pour le reste, nous devons bien souvent apprendre la patience.
Ce sont des combats de la vie contre ceux qui refusent de comprendre que tout n'est jamais possible tout de suite, même si l'espoir est dans les regards.
Le combat d'un homme et d'une femme séparés physiquement. Unis par leur pensée et les délires qui en émanent.