Nicoletta Tomas Caravia
Par Claire Ogie le jeudi 5 mars 2009, 06:28 - Coups de coeur - Lien permanent
Un énorme coup de cœur, en fait je craque complètement pour ces peintures de
Nicoletta Tomas Caravia.
Cliquez sur l'illustration pour l'agrandir.
Il y a tant dans ces peintures ! que les mots me manquent. Je vous laisse regarder.
Certains diront peut-être que je mélange désir et amour et que les deux ne vont pas toujours ensemble. Mais en regardant ces peintures je ne peux qu'être ébloui par l'amour qui en ressort.
"L'amour ne voit pas avec les yeux, mais avec l'âme." William Shakespeare.
La série des Lovers de Nicoletta se trouve ici.








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"Un chant d'amour est comme une caresse mise en musique." Sigmund Romberg.
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"Ses baisers laissaient à désirer...son corps tout entier." Woody Allen.
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"La séduction est de l'ordre du rituel, le sexe et le désir de l'ordre du naturel." Jean Baudrillard.
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"Les raisonnables ont duré, les passionnés ont vécu." Chamfort.
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"L'unique règle de plaire est de trouver un appétit que l'on a laissé affamé. S'il le faut provoquer, que ce soit plutôt par l'impatience du désir que par dégoût de la jouissance." Baltasar Gracia Y Morales.
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"Plus l'amour est nu, moins il a froid." John Owen.
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"Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre." Blaise Pascal.
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"Le sexe masculin est ce qu'il y a de plus léger au monde, une simple pensée le soulève." Frédéric Dard.
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"La vie sexuelle de chacun est en partie composée de fantasmes, en partie inspirée de modèles littéraires, de mythes, d'histoires ainsi que d'images et de films." David Lodge.
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Commentaires
Pas mal du tout, j'aime beaucoup, elle me rappelle un peu Ceytaire. Bises à toi.
J'ai eu la même réaction que toi la première fois, j'ai tout de suite pensé à Ceytaire. Mais je trouve qu'il y a là une force supplémentaire que je ne trouve pas chez lui. Une émotion, une sensualité, un désir, la force d'un amour... tellement que les mots que j'écris ici me semblent vide à côté de ce que je ressens devant ces peintures.
J'aime beaucoup. L'inclinaison des cous , l'impression de mouvement, les bras qui lient, les mains qui palpent...
Un corps à corps dans un corps à cœurs.
Le travail de la peau et impressionant, on sent les peintures se toucher et se caresser...C'est étrange.. j'aimerais bien en voir en vrai.
On est touché de l'intérieur, nos peaux respirent ces toiles. Elles sont vivantes. Pour moi il y a de ça.
Oui, j'aimerai bien aussi en voir de plus près !
Amour toujours insatiable. La possession est un leurre. La fusion avec l'autre est impossible. Les pensées disparate et incomplète qui me sont venues à l'esprit.
Absolument superbe! j'aime beaucoup. il y a beaucoup d'influences (Klimt, Picasso...), mais c'est très personnel quand même.
Amour et désir ne vont pas toujours ensemble, mais ne boudons pas quand c'est le cas.
@ Nicocerise, oui la possession est un leurre, enfin une certaine possession, disons que je suis plus nuancée. Car il existe des amours qui prennent pour la vie, même si une ou des séparations ont lieu. C'est une possession bien plus subtile.
Pour ce qui est de la fusion, là aussi je serais bien plus nuancée, une relation fusionnelle est possible, mais la fusion n'est jamais du 24h/24, quoique... dans un amour fou... Tout dépend de ce que l'on appelle fusion.
Et pour moi, ces peintures de Nicoletta sont un bel exemple de fusion justement. Des sentiments, des corps, la jouissance, tout semble communier à merveille.
Par contre là où je suis entièrement d'accord avec toi, oui, l'amour est insatiable, c'est certain !!
@ Matthew, ne boudons pas quand c'est le cas... à voir..., sauf peut-être quand la fusion n'est pas complète. Et oui je sais, je suis une affreuse sorcière, c'est comme ça.
je retrouve dans ces peintures un regard à la klimt, une connivence, un partage, une communion.
superbe claire, fais nous encore partager tes découvertes !
Egon Schiele, disciple de Klimt, n'est-il pas surtout l'inspirateur ? Compositions obliques, hypertrophie des aréoles, anatomies analysées et décomposées : mais pour aboutir à un érotisme bien différent de celui de Schiele. Que veut dire cet expressionnisme ? Ici il est plutôt solaire au lieu de la clarté froide qui illumine amèrement les belles peintures de Schiele : bravo claire pour cette mise en valeur de Nicoletta Tomas Caravia !
@ Cat, ça va viendre, pour qui sait attendre, je suis en plein transfert de mon ancien blog en ces lieux pour le moment.
@ Miles, alors là, j'avoue mon ignorance totale. Mais je sais aimer énormément le feu que je trouve dans les peintures de Nicoletta.
Merci pour ces mots car cela vient de me permettre de fouiller dans les oeuvres de Schiele et d'y trouver mon bonheur.
Ces peintures sont saisissantes.
À mes yeux, ces étreintes-entrelacements témoignent, avec beaucoup de force et un très grand talent pictural, de la nostalgie d’une fusion, ou de celle d’une sorte d’osmose essentielle. La nostalgie ou encore la satisfaction, dans l’instant, de cette osmose essentielle : la réunion des opposés, l’androgyne, le rébis (la chose double – l’être double).
« C’est bien évident ! », me direz-vous...
Dans l’expression des amants on pourrait lire l’extinction du manque de cela, l’apaisement et l’abandon, l’élan abandonné, que procure la fin de l’état de séparation des opposés complémentaires : toutes choses sont à leur place, toutes sont ce qu’elles doivent être. La recherche tous azimuts, frénétique ou anxieuse, s’est achevée. Ils sont la porte du Sens, la porte de la vie, la voie par où elle s’écoule en ce monde.
Pour un instant, ou pour l’éternité...
Il en naîtra ce fruit de vie que porte la femme en son sein.
C’est presque trop (?). On peut être tenté d’y voir également une fusion excessive, un état qui ne doit pas se prolonger au-delà du temps où cette reprise de lien avec l’autre pôle s’est enfin réalisé. Chacun devant emporter le petit germe de Yin ou de Yang * qui doit croître et trouver sa place dans une individualité autonome et, somme toute, « séparée ».
Ah ! je viens de voir (enfin !) que l'on avait déjà beaucoup parlé de fusion ici...
Aveuglé par les images peut-être. Et puis, avec une branche de lunettes en moins, bien des choses m' échappent. Il faudra que je les traite avec plus de ménagement (les lunettes)
Ah tiens, ce n'est pas le mot nostalgie qui me vient à l'esprit, en regardant ces peintures. Pas du tout même. Juste un mot "émerveillement". Ou "magnificence" (magnifi-sens) de la vie. Osmose, oui, tellement ; fusion, évidemment ; la complétude, bien sûr.
Un langage, comme un message que je reconnais, que je reçois du fond, des tréfonds de mon être. Un message qui est en moi, donc qui ne me manque pas puisqu'il est là. C'est pour cela que je me sens bien devant ces toiles. Elles me parlent de ce qui est intégré.
C'est quoi l'étymologie du mot nostalgie ?
Nostalgie * : Du grec nostros « retour » et algos « souffrance »
Nostalgie parce que je crois que la réalisation de cette fusion entre deux personnes humaines renvoie davantage encore à la réunion des opposés en soi-même qu’à la fusion durable et entière, parfaite toujours et partout, entre deux personnes de chair. Que cette dernière, aussi large et satisfaisante soit-elle, se joue dans les limites de l’incarnation, tandis que ces peintures représentent davantage, à mes yeux (et chacun voit midi à sa porte, bien entendu) cet appel à la réunion des opposés qui résonne - ou chante - au tréfonds de soi.
Donc, un retour de cette souffrance * « utile » qui nous aigüillonne sur la voie de la réunion de ces opposés en nous-mêmes. Réunion qui est certainement « magnifi-sens », accroissement du sens, de la conscience et de la vie, de l’Amour.
Qu’on ait sur ces toiles un autre regard, qu’elles produisent un écho différent, lorsque tout cela est intégré, bien intégré, totalement et dans tous ses aspects, je le comprends.
Magnifier : du latin magnus « grand » et facere « faire » :o)
Je ne me savais pas si "avancée", quoique... , mais pour moi, oui, je me sens comme dans celle-ci :
intérieurement. En ce moment. Et lorsque des chocs émotionnels ne viennent pas mettre le bazar complet pour tout disloquer. Comme lorsque j'en arrive à ne plus rien savoir. Tout est déjà présent. Les pièces sont là, imbriquées. Tellement là, tout le temps. C'est pour cela que je suis littéralement à genoux devant ces toiles, elles me parlent tellement, de moi (?).
Je ne sais pas si ces mots sont suffisants pour me faire comprendre, si cette peinture (ci-dessus), avec ces mots, peut donner à comprendre, à percevoir ce que je veux dire, mais c'est là.
Les autres peintures sont plus - à mes yeux - l'expression de cet appel de la communion de la chair, pour concrétiser extérieurement (physiquement) ce qui vit lumineusement, intérieurement. Nous sommes fait de chair, et la force de cette artiste, c'est d'arriver à représenter tout cela.
« Tout est déjà présent. Tellement là, tout le temps. », dites-vous, Claire.
C’est, à coup sûr, un ressenti et un cri du cœur que l’on ne peut mettre en doute.
Et, tandis que je vous lisais, m’est revenue à l’esprit cette affirmation lue dans La Table d’émeraude d’Hermès Trismégiste * : « Sa force est entière, lorsqu’elle a été changée en terre. »
Et aussi ce commentaire entendu à propos du zen :
« Avant le zen, la montagne est une montagne. Pendant le zen, la montagne n’est plus une montagne. Après le zen la montagne est à nouveau une montagne. »
On ne sait pas toujours exprimer les choses par des mots, merci pour ceux-là, je ne les connaissais pas du tout.
Merci à vous de m’avoir fait découvrir ces œuvres si expressives et talentueuses que sans vous je n’aurais peut-être jamais connues ! :o)
C'est une des raisons d'être de ce lieu, faire des découvertes. D'abord les miennes, et puis éventuellement celles des visiteurs de ce blog.
Il y a une citation, une petite phrase qui m'accompagne tout le temps, partout où je vais, dans tout ce que je fais, ou regarde :
"On enseigne le mieux ce qu'on a le plus besoin d'apprendre."
C'est en quelque sorte ma phrase "totem", si je peux m'exprimer ainsi.