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Panfilo Nuvolone (1581-1651)

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Emboîtés l’un dans l’autre, ses jambes en appuies sur mes épaules, elle soupira d’aise quand je la pénétrais. D’un geste rapide elle se saisit d’un coussin et le glissa sous ses fesses pendant que je commençais à naviguer en elle. Douce chaleur de toute part, profond fourreau qui m’enveloppait si bien. Ses doigts parcouraient mes fesses et se faufilaient à la base de mon sexe qui ne pouvait que s’élancer et chanter de plus belle. Je plongeais au plus profond de sa grotte, emporté par un tourbillon ou je ne pensais plus à rien. Muriel commença à s’agiter puis trouva rapidement le bon mouvement pour s’ajuster, pour s’accorder à mon tempo. Ensemble nous nous balancions, nous entamions la plus furieuse des danses que nos tempêtes intérieures provoquaient. Pas d’abri dans cette grotte, la fougue du courant et le reflux des vagues. Je m’accrochais à elle, elle se cramponnait à moi. Les roulis, les bourrasques, les tangages, nous avions tout à la fois. Et puis, d’un seul coup, je la vis ouvrir la bouche en grand, comme un poisson hors de l’eau, grimaçant. Parce que toute l’eau était partie vers le bas, la bouche sèche, elle cherchait à aspirer. Elle se cambra encore plus sous moi et, de ses mains incrustées dans mes chairs, elle poussa plusieurs cris venus du fin fond de son être, là où les eaux tumultueuses se déchaînaient et laissaient tout asséché par le haut, au moment où ma tête et mon corps explosaient, emportés que nous étions par un raz de marrée qui nous laissa tous les deux pantelants.

Quelques mètres plus loin, au même instant, sans se douter des éclats de nos orages intérieurs, une certaine agitation régnait sous les trois chênes. En effet, Jocelyne Fretel, l’épouse du pharmacien, avait subit une douce métamorphose pendant notre absence. Jocelyne Fretel et quelques autres dames du village, avaient profitées du départ de Muriel pour montrer à ces messieurs qu’elles aussi entendaient savourer dignement les bienfaits de ce repas. Qu’elles aussi avaient des charmes à ne pas négliger. Et que, finalement, le Monbazillac c’était plutôt une bonne chose pour les faire agir séance tenante.

Enfin, dès que Muriel et moi-même serions de retour, pour qu’elles puissent enfin s’échapper, avec leur moitié, vers quelques alcôves secrètes loin de nos regards amusés et complices.

Car, comme aimait à le répéter notre délicieuse hôtesse, et comme aucun d’entre nous ne l’oublierait jamais par la suite : « L’humanité n’est jamais qu’une immense corbeille de fruits, plus ou moins mûrs, plus ou moins sucrés, mais toujours prête à être agrémenté d’une façon ou d’une autre pour les occasions salades de fruits. »

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Lien avec Salade de fruits (8) et Salade de fruits (1)

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par Claire Ogie & Yann Sayr