Correspondance (6)
Par Claire Ogie le mercredi 21 mai 2008, 08:09 - Ecriture en duo : Correspondance - Lien permanent
Paul Emile Bécat (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir)
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Joze, le 12 septembre 1897.
Mon esprit n’est plus que tumulte lorsque tu me parles ainsi ! mon corps n’est plus qu’un long hurlement déchaîné qui me laisse sans force après cet appel tant attendu ! Je ferme les yeux, et je te vois, là, toi, devant moi. Tu es là, ta peau sous mes doigts, sens-tu combien je tremble à te retrouver enfin ? vois comme nos corps se reconnaissent après tout ce temps ! Ils se répondent, ils se délient. Je t’entends. Je te vois. Je te touche. Je te sens.
Courir l’un vers l’autre, nous lécher du bout de la langue, nous savourer, nous humer, nous déguster comme deux jeunes chiots qui se découvriraient pour la première fois, deux chiens fous qui s’amuseraient de leurs jeux, deux jeunes fous qui s’extasieraient en riant aux éclats. Oui, nous sommes fous, je suis folle de toi ! et j’en suis heureuse.
Mais ma plus grande folie – ma plus grande erreur - est d’être partie loin de toi, de ne pas avoir su fuir à temps celui qui est mon époux. Mais après tout, c’est toujours dans l’absence, dans le manque, que l’on apprend à reconnaître ceux qui comptent le plus pour nous, n’est-ce pas ?
Je n’y tiens plus ! je vais quitter cet homme qui ne m’est rien si ce n’est un nom sur un bout de papier. Je veux te rejoindre, sentir à nouveau ton souffle sur moi !
Frotter mon ventre contre le tiens, mes seins contre ta poitrine. La douceur de ta langue qui me manque tant. Sentir ta douce toison sur mes fesses pendant que je te chevauche avec entrain. Tes mains sur ma croupe, ton regard me pénétrant en même temps que ton si beau membre. Nous voir tous deux ruisselants, nos corps glissant l’un sur l’autre, l’un dans l’autre. Admirable perfection de deux corps huilés s’imbriquant l’un dans l’autre. Ta fourrure se confondant à la mienne, ton sexe enrobé de mon fourreau, nous haletant, les yeux dans les yeux, nos mains soudées, cramponnées à nos désirs, à notre tendresse, à notre amour. Vois comme nos âmes liées se font l’amour en même temps que nos corps !
Je te veux.
Prends-moi !!!
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Lien avec Correspondance (5) et Correspondance (7 et fin)
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par Claire Ogie & Yann Sayr


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"Un chant d'amour est comme une caresse mise en musique." Sigmund Romberg.
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"Ses baisers laissaient à désirer...son corps tout entier." Woody Allen.
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"La séduction est de l'ordre du rituel, le sexe et le désir de l'ordre du naturel." Jean Baudrillard.
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"Les raisonnables ont duré, les passionnés ont vécu." Chamfort.
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"L'unique règle de plaire est de trouver un appétit que l'on a laissé affamé. S'il le faut provoquer, que ce soit plutôt par l'impatience du désir que par dégoût de la jouissance." Baltasar Gracia Y Morales.
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"Plus l'amour est nu, moins il a froid." John Owen.
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"Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre." Blaise Pascal.
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"Le sexe masculin est ce qu'il y a de plus léger au monde, une simple pensée le soulève." Frédéric Dard.
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"La vie sexuelle de chacun est en partie composée de fantasmes, en partie inspirée de modèles littéraires, de mythes, d'histoires ainsi que d'images et de films." David Lodge.
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Commentaires
Ceci est un copié-collé des anciens commentaires de ce billet sur mon ancien blog dessens.
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Bisous Cat.
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