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Paul Emile Bécat (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir).

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Elle tourne son regard vers moi. Son corps est alangui, bras et jambes pantelantes, sans force. Je regarde une nouvelle fois, jamais rassasié, son ventre nu, son sexe, ses cuisses, jusqu’à ses pieds à présent sans mouvement.

- Tu regrettes ?

- Mais non, bien sûr. Jamais je n’ai vécu un tel emportement, dis-je aussitôt.

- Alors ? Pourquoi t’interroges-tu ?

Elle se pose sur un coude et me gratifie d’un baiser chaste sur une joue. Le contraste est saisissant. Jamais je ne pourrai oublier la force de son don, il y a quelques instants.

- J’ai le sentiment que tu vas disparaître...

- Bien sûr, Tristan. Il faudra bien que tu quittes cet hôtel.

Je me laisse aller sur l’oreiller en soupirant.

- Ce sera difficile.

- Merci. C’est gentil.

Comme pour me complimenter à sa manière, elle pose sa main sur mon sexe au repos. Aussitôt, je réagis. “En aurais-je un jour assez ?”

- C’est incroyable ! Fis-je subitement.

- Qu’est ce qui est incroyable, mon chéri ?

- Et bien cette vigueur. Je... je ne me croyais pas si capable de... enfin j’ai de nouveau le désir de toi, tu te rends compte ?

Elle rit un instant.

- Ici, mon cœur, saches que rien n’est comme ce que tu connais. C’est un lieu spécial, en quelque sorte. Tu pourras revenir, si tu veux.

Elle se soulève et porte sa bouche vers mon sexe. Elle me jette un regard malicieux.

- Toi, je t’adore, tu sais ! Fit-elle.

Puis sans attendre de réponse, elle attrape ma colonne tendue et se l’enfonce toute entière dans la bouche. Je sens le plaisir monter très vite tandis que mes pensées s’éloignent de cette femme, de cette chambre, de cet hôtel et m’amènent doucement dans la rue de ce petit village sans intérêt où, malgré tout, grâce à je ne sais quel prodige, j’ai pu connaître un sérieux avant-goût de ce que sera mon paradis futur.

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Lien avec L'hôtel de la Nymphe (11) et L'hôtel de la Nymphe (1)

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par Claire Ogie & Yann Sayr