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Gustave Courbet (1819-1877), cliquez sur l'illustration pour l'agrandir.

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L’eau de la douche coule directement sur le sol carrelé. L’ensemble reste de très bon goût : prédominance d’un joli rose pastel piqué à intervalles réguliers de motifs fleuris d’un bel effet. Tout dans cette pièce jure avec le reste du bâtiment. J’ai soudain l’impression de me trouver bien loin de notre hôtel.

A présent, Pléioné s’est relevée et sa chevelure me parvient au niveau de mon front. L’eau est douce, parfumée – ou est-ce plutôt son corps qui dégage un sucré parfum de chèvrefeuille -, elle est d’assez petite taille ; et ses hanches, loin d’être de ces formes efflanquées, étirées, que prisent les adolescentes inexpérimentées en quête de mode, me ravissent, me comblent d’aise. C’est une femme généreuse - dans tous les sens du terme - dont l’ampleur de ses lignes exauce mes désirs les plus intimes. - où sommes-nous ? demande-je soudain alors que j’admirais la petite grappe en forme de pointe que forme sa touffe soyeuse dégoulinante entre ses cuisses.

- Tu en sais bien assez !

- mais, il me semble que tout ceci n’est pas…

Elle parait déçue de mon insistance. Brutalement, elle se dégage de mes bras et recule d’un pas.

- Et que t’importe l’endroit ! N’est-il pas à ton goût ?

Aussitôt, sentant l’émergence d’une pointe d’irritabilité, je quitte l’abri bienfaisant du jet de la douche pour la saisir à nouveau de mes bras. Elle recule encore, l’air courroucé.

- Non, trop tard ! Le doute t’a effleuré. Il ne fallait pas.

- Mais, Pléioné, enfin, ne crois pas que… Là, regarde, je me mets à genou devant ta beauté. Que te faut-il de plus pour te prouver ma confiance ?

Elle me regarde de travers – et de haut ! - Elle parait vraiment contrariée ; se pose certainement d’atroces questions à mon égard. Je fixe à nouveau mon regard sur la partie de son corps qui se trouve maintenant au niveau de mes yeux et saisis à pleine main son sexe que j’emprisonne vigoureusement. Ainsi, je l’amène vers moi de force, mais tendrement bien sûr, pensant la faire fléchir.

- Aie, tu me fais mal, brute !

- Mais je ne sais quoi faire pour t’être agréable, tu le sais bien.

- C’est pas une raison pour me tirer les poils ainsi !

De nouveau, elle rit. Même si cela ne se voit pas encore, sa joie est toute intérieure et bien réelle. Je le perçois parfaitement et cela me réchauffe le cœur.

- Quittons cet endroit. Tu t’es assez baigné. Tu es prêt, à présent ! fit-elle subitement.

Elle me saisit un bras et me tire vers une porte que je n’avais pas remarquée. Quelques secondes plus tard le noir nous envahit. Je frissonne légèrement des quelques inquiétudes sur mon avenir en ce lieu. Où va-t-elle me mener ?

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Lien avec L'hôtel de la Nymphe (9) et L'hôtel de la Nymphe (7)

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par Claire Ogie & Yann Sayr