674px-Antonio_Sicurezza_-_Susanna.jpg

Antonio Sicurezza (1905-1979), cliquez sur l'illustration pour l'agrandir.

.

Ils nous feront, oui, je disais bien nous, Marc et moi…

Son pied glissa le long de ma cuisse, ses yeux de braises plantés dans mon regard, son bassin ondulant vers moi comme un serpent s’approchant de sa proie. Ses seins s’agitaient, doucement, au fur et à mesure de sa progression. Ses jambes s’écartèrent pour m’enserrer contre elle, contre la chaleur de son corps. Un corps de serpent c’est froid, elle, elle était si chaude, si douce. Son buste se redressa puis se frotta sur ma peau, ma peau si sensible à son contact, érectile. Sa bouche s’ouvrit pour me prendre, pour se saisir de ma langue et pénétrer jusqu’à mes derniers retranchements ; j’étais à elle, elle le savait fort bien, elle s’en délectait, moi aussi... Je voyais tout. Je me noyais dans la profondeur de ses pupilles tout en admirant son corps qui évoluait vers moi, tout contre moi, lentement mais fermement, nos deux corps se reflétant dans ses yeux.

Hypnotisé par une femelle serpent, je n’avais plus qu’une idée, qu’elle m’engloutisse tout entier, qu’elle m’enserre de ses anneaux, qu’elle réchauffe mon âme éperdue et en transe, qu’elle fasse de moi ce qu’elle voulait.

Ses mains glissaient le long de mon dos, sur mes fesses en jouant de ses ongles et du bout de ses doigts ; taquine. Nos corps basculèrent et je me retrouvais sur le dos, ses seins en pleine bouche, mes mains accrochés à eux, les rapprochant, les collants l’un contre l’autre, allant de l’un à l’autre, les léchant, les tétant goulûment ne voulant surtout pas en rendre un jaloux, il ne manquerait plus que ça !

Béatrice s’agitait sur moi, ronronnant de plaisir son sexe se frottant contre mon ventre de façon de plus en plus rapide.

Sa main descendit sur un organe qui s’agitait de la voir ainsi, de la sentir si près, douce humidité qui l’appelait. Mais une femelle serpent ça se glisse partout, ça se faufile, elle avait brandit ma virilité après l’avoir caressé entre ses seins et sucée mon torse telle une mante religieuse. Allait-elle me dévorer ? Nous n’en étions pas encore là…je profitais.

Ma verge dans sa bouche, je rêvais d’une explosion d’étoiles que je sentais si proche. Elle remonta sur ma bouche et me fit basculer sur elle tout en plaçant ses jambes sur mes épaules. Je plongeais en elle avec délice, n’aspirant plus qu’à une seule chose, me faire aspirer !

Nous nous balancions tous deux, ses mains caressant mes bourses et glissant sur l’antre de mon hémisphère sud, mon anus, petite étoile perdue. J’appréciais tout cela à sa juste valeur et me jetais encore plus profondément en elle. Ses doigts étaient mouillés et me pénétraient doucement, tout doucement… Je n’en pouvais plus, notre rythme s’accélérait, ses mains agrippées à moi, mon anus qui s’ouvrait, qui quémandait - qui quémandait ? - des mains sur ma poitrine, une langue sur mon anus, une toison sur mes fesses, que de douceurs j’en étais comme fou, non…si ! ce n’est pas possible… non ! oh si ! non ! oh oui ! oh oui ! oh oui oui ouiiii !!!

Marc bien sûr, ça ne pouvait être que lui, qui après nous avoir observé un bon moment venait de me pénétrer pendant que Béatrice et moi allions bon train. Il venait de nous rejoindre au milieu de notre folle course, et j’explosais coincé entre eux deux, avec eux deux, comblés que nous étions tous trois…

.

Lien avec Vision lointaine (8) et Vision lointaine (6)

.

par Claire Ogie & Yann Sayr