Vision lointaine (7)
Par Claire Ogie le lundi 18 février 2008, 10:19 - Ecriture en duo : Vision lointaine - Lien permanent
Antonio Sicurezza (1905-1979), cliquez sur l'illustration pour l'agrandir.
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Ils nous feront, oui, je disais bien nous, Marc et moi…
Son pied glissa le long de ma cuisse, ses yeux de braises plantés dans mon regard, son bassin ondulant vers moi comme un serpent s’approchant de sa proie. Ses seins s’agitaient, doucement, au fur et à mesure de sa progression. Ses jambes s’écartèrent pour m’enserrer contre elle, contre la chaleur de son corps. Un corps de serpent c’est froid, elle, elle était si chaude, si douce. Son buste se redressa puis se frotta sur ma peau, ma peau si sensible à son contact, érectile. Sa bouche s’ouvrit pour me prendre, pour se saisir de ma langue et pénétrer jusqu’à mes derniers retranchements ; j’étais à elle, elle le savait fort bien, elle s’en délectait, moi aussi... Je voyais tout. Je me noyais dans la profondeur de ses pupilles tout en admirant son corps qui évoluait vers moi, tout contre moi, lentement mais fermement, nos deux corps se reflétant dans ses yeux.
Hypnotisé par une femelle serpent, je n’avais plus qu’une idée, qu’elle m’engloutisse tout entier, qu’elle m’enserre de ses anneaux, qu’elle réchauffe mon âme éperdue et en transe, qu’elle fasse de moi ce qu’elle voulait.
Ses mains glissaient le long de mon dos, sur mes fesses en jouant de ses ongles et du bout de ses doigts ; taquine. Nos corps basculèrent et je me retrouvais sur le dos, ses seins en pleine bouche, mes mains accrochés à eux, les rapprochant, les collants l’un contre l’autre, allant de l’un à l’autre, les léchant, les tétant goulûment ne voulant surtout pas en rendre un jaloux, il ne manquerait plus que ça !
Béatrice s’agitait sur moi, ronronnant de plaisir son sexe se frottant contre mon ventre de façon de plus en plus rapide.
Sa main descendit sur un organe qui s’agitait de la voir ainsi, de la sentir si près, douce humidité qui l’appelait. Mais une femelle serpent ça se glisse partout, ça se faufile, elle avait brandit ma virilité après l’avoir caressé entre ses seins et sucée mon torse telle une mante religieuse. Allait-elle me dévorer ? Nous n’en étions pas encore là…je profitais.
Ma verge dans sa bouche, je rêvais d’une explosion d’étoiles que je sentais si proche. Elle remonta sur ma bouche et me fit basculer sur elle tout en plaçant ses jambes sur mes épaules. Je plongeais en elle avec délice, n’aspirant plus qu’à une seule chose, me faire aspirer !
Nous nous balancions tous deux, ses mains caressant mes bourses et glissant sur l’antre de mon hémisphère sud, mon anus, petite étoile perdue. J’appréciais tout cela à sa juste valeur et me jetais encore plus profondément en elle. Ses doigts étaient mouillés et me pénétraient doucement, tout doucement… Je n’en pouvais plus, notre rythme s’accélérait, ses mains agrippées à moi, mon anus qui s’ouvrait, qui quémandait - qui quémandait ? - des mains sur ma poitrine, une langue sur mon anus, une toison sur mes fesses, que de douceurs j’en étais comme fou, non…si ! ce n’est pas possible… non ! oh si ! non ! oh oui ! oh oui ! oh oui oui ouiiii !!!
Marc bien sûr, ça ne pouvait être que lui, qui après nous avoir observé un bon moment venait de me pénétrer pendant que Béatrice et moi allions bon train. Il venait de nous rejoindre au milieu de notre folle course, et j’explosais coincé entre eux deux, avec eux deux, comblés que nous étions tous trois…
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Lien avec Vision lointaine (8) et Vision lointaine (6)
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par Claire Ogie & Yann Sayr


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"Un chant d'amour est comme une caresse mise en musique." Sigmund Romberg.
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"Ses baisers laissaient à désirer...son corps tout entier." Woody Allen.
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"La séduction est de l'ordre du rituel, le sexe et le désir de l'ordre du naturel." Jean Baudrillard.
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"Les raisonnables ont duré, les passionnés ont vécu." Chamfort.
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"L'unique règle de plaire est de trouver un appétit que l'on a laissé affamé. S'il le faut provoquer, que ce soit plutôt par l'impatience du désir que par dégoût de la jouissance." Baltasar Gracia Y Morales.
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"Plus l'amour est nu, moins il a froid." John Owen.
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"Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre." Blaise Pascal.
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"Le sexe masculin est ce qu'il y a de plus léger au monde, une simple pensée le soulève." Frédéric Dard.
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"La vie sexuelle de chacun est en partie composée de fantasmes, en partie inspirée de modèles littéraires, de mythes, d'histoires ainsi que d'images et de films." David Lodge.
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Commentaires
Ceci est un copié-collé des anciens commentaires de ce billet sur mon ancien blog dessens.
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Mais peut-être la surprise se trouve-t-elle ailleurs...qui sait...?
J'ai ma petite idée, en ce qui concerne la personne qui devrait apprécier. :o))
Merci beaucoup Cat.
Sur ce texte, dès le début, nous avons établis une sorte de ligne conductrice qui n'existait pas sur la salade de fruits. Le fait de discuter avec Yann aussi, de nos goûts personnels, cela permet d'être plus près de l'autre, ce qui donne peut-être plus de fluidité au texte dans la foulée.
C'est peut-être tout ça qui fait la différence, je ne sais pas...
Bisous Cat.
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Attention ça fume ! lol
Le tout est d'arriver à voir pourquoi, pour nos lecteurs, ça coule mieux là que dans notre précédente nouvelle... Tu avais remarqué ça toi ?
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Je mettrais une nuance à ce que tu dis, nous explorons différemment chacun à notre façon pour notre évolution personnelle, d'où des ressentis différents, des possibilités et des impossibilités réelles ou fausses pour d'autres.
Mais je ferai mieux de laisser Yann répondre, de quoi je me mèle moi !
Merci Cat, nous avons bien l'intention de continuer, que dis-je, nous sommes en train de continuer ! :o))
Bisous.
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