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Mais tout n’était pas fini. Eux, n’avaient pas terminé. Pas encore. Elle réclamait son dû. Il voulait sa part.

Je comprenais qu’ils avaient choisi de me satisfaire en premier lieu ; peut être, sentaient-ils confusément que je partageais mal mes amours ! Alors, généreux, à l’image de Béatrice, elle avait dû souhaiter que l’on commençât par moi. Je garderais donc toute ma vie, ce goût intense de partage dans la bouche.

Une proposition directe m’aurait anéanti. Un accord préalable ne m’aurait pas satisfait et m’aurait fait fuir, troublé, vexé ou fâché. Au lieu de cela, ce plaisir double, - à mon insu ; forcé en quelque sorte ! -, si intense, si fort, si imprévu, si irremplaçable me troubla au point que toute ma vie j’en chercherai le goût sans parvenir à le retrouver.

Je restais en place. Ma verge ne voulait plus mollir. Mon désir se renouvelait sans faiblir sous les coups de reins répétés de Marc au fond de mes entrailles. L’anus me brûlait. La douleur était intense mais j’aimais ce traitement. Oh oui, comme je l’aimais !

Béatrice prit ma main et la guida vers son sexe. Je fouaillais un instant son épaisse touffe poisseuse un peu au hasard puis, comme elle me l’indiquait, je posais l’extrémité de mon index à l’endroit exact qu’elle affectionnait. Je pus ainsi réitérer les éternels gestes qui comblent les femmes.

- Fais-moi jouir, s’il te plait ! Je n’en peux plus, me souffla-t-elle d’une voix hallucinante.

Et ainsi le ballet continua un long moment jusqu’à ce que, chacun à leur tour, les uns dans les autres, le bonheur de jouir s’afficha sur leur visage.

D’être l’acteur de ses moments inoubliables m’emplit d’une évidente joie…

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Lien avec Vision lointaine (9 et fin) et Vision lointaine (7)

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par Claire Ogie & Yann Sayr