Vision lointaine (8)
Par Claire Ogie le mardi 19 février 2008, 10:14 - Ecriture en duo : Vision lointaine - Lien permanent
Mais tout n’était pas fini. Eux, n’avaient pas terminé. Pas encore. Elle réclamait son dû. Il voulait sa part.
Je comprenais qu’ils avaient choisi de me satisfaire en premier lieu ; peut être, sentaient-ils confusément que je partageais mal mes amours ! Alors, généreux, à l’image de Béatrice, elle avait dû souhaiter que l’on commençât par moi. Je garderais donc toute ma vie, ce goût intense de partage dans la bouche.
Une proposition directe m’aurait anéanti. Un accord préalable ne m’aurait pas satisfait et m’aurait fait fuir, troublé, vexé ou fâché. Au lieu de cela, ce plaisir double, - à mon insu ; forcé en quelque sorte ! -, si intense, si fort, si imprévu, si irremplaçable me troubla au point que toute ma vie j’en chercherai le goût sans parvenir à le retrouver.
Je restais en place. Ma verge ne voulait plus mollir. Mon désir se renouvelait sans faiblir sous les coups de reins répétés de Marc au fond de mes entrailles. L’anus me brûlait. La douleur était intense mais j’aimais ce traitement. Oh oui, comme je l’aimais !
Béatrice prit ma main et la guida vers son sexe. Je fouaillais un instant son épaisse touffe poisseuse un peu au hasard puis, comme elle me l’indiquait, je posais l’extrémité de mon index à l’endroit exact qu’elle affectionnait. Je pus ainsi réitérer les éternels gestes qui comblent les femmes.
- Fais-moi jouir, s’il te plait ! Je n’en peux plus, me souffla-t-elle d’une voix hallucinante.
Et ainsi le ballet continua un long moment jusqu’à ce que, chacun à leur tour, les uns dans les autres, le bonheur de jouir s’afficha sur leur visage.
D’être l’acteur de ses moments inoubliables m’emplit d’une évidente joie…
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Lien avec Vision lointaine (9 et fin) et Vision lointaine (7)
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par Claire Ogie & Yann Sayr


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"Un chant d'amour est comme une caresse mise en musique." Sigmund Romberg.
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"Ses baisers laissaient à désirer...son corps tout entier." Woody Allen.
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"La séduction est de l'ordre du rituel, le sexe et le désir de l'ordre du naturel." Jean Baudrillard.
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"Les raisonnables ont duré, les passionnés ont vécu." Chamfort.
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"L'unique règle de plaire est de trouver un appétit que l'on a laissé affamé. S'il le faut provoquer, que ce soit plutôt par l'impatience du désir que par dégoût de la jouissance." Baltasar Gracia Y Morales.
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"Plus l'amour est nu, moins il a froid." John Owen.
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"Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre." Blaise Pascal.
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"Le sexe masculin est ce qu'il y a de plus léger au monde, une simple pensée le soulève." Frédéric Dard.
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"La vie sexuelle de chacun est en partie composée de fantasmes, en partie inspirée de modèles littéraires, de mythes, d'histoires ainsi que d'images et de films." David Lodge.
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Commentaires
Ceci est un copié-collé des anciens commentaires de ce billet sur mon ancien blog dessens.
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Car dans notre histoire Vision lointaine, c'est encore différent, puisque c'est une première fois réussi du premier coup. D'où ma réaction...
Ceci étant, plus j'y réfléchis et plus je me dis que chez moi ça n'a pas cette importance, mes premières fois réussi. Car au-delà de la découverte, il y a le plaisir renouvelé et enrichi. Pour moi, ce qui reste inoubliable, c'est ce dont je suis privée. On ne recherche jamais autant que ce que l'on a plus. Je dis cela dans le sens qui pourrait rejoindre ce que tu dis mais qui est encore autre, dans le sens absence complète de quoi que ce soit, disparition totale. Là on prend conscience de ce qui est inoubliable, pas seulement une personne, un baiser ou une caresse, mais un tout; ça va encore au-delà.
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