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Il y a une expression qui dit : "Il faut battre le fer tant qu'il est chaud." Excellente idée ! je m'y mets donc tout de suite, je m'y applique.

Je ne peux m'empêcher de placer encore un passage trouvé chez M.I.E.L. :

Épilation du maillot = épilation cache-sexe !

A quoi sert un maillot de bain ? Pas à mieux flotter... Le maillot est purement et simplement destiné à cacher le sexe (parce que, vous comprenez, "si un enfant voyait cela, Oh mon Dieu !". Il faudra que l'on nous explique en quoi un sexe est choquant, mais c'est un autre sujet). Or si des poils pubiens dépassent ils évoquent ce sexe qui est caché. C'est la raison principale de l'épilation ou du rasage des poils qui dépassent, bien plus que les raisons esthétiques qui sont invoquées : la dimension de répression sexuelle qui s'attache à l'épilation reste généralement inconsciente (refoulement) et elle est niée si on la met à jour. D'ailleurs cela n'est pas sans rappeler l'interdiction de montrer des poils pubiens dans les films qui sont distribués au Japon. Cette interdiction a été calquée sur celle que la MPAA (organisme de régulation de la production cinématographique des U.S.A.) avait édictée dans les années 1930. De même si les poils ont été bannis de la peinture occidentale pendant des siècles, c'est bien en raison de leur pouvoir d'évocation érotique.

Être ou ne pas être "à poil"

Voici une expression : "être à poil" (ou encore "se mettre à poil") qui devrait tomber en désuétude ou bien changer de signification. En effet pour les générations futures (si nous sommes pessimistes) son sens actuel sera incompréhensible puisque les corps dénudés n'auront pas de poils. Mais peut être changera-t-elle complètement de sens et se mettra-t-elle à désigner les gens qui auront encore des poils ?

On peut aussi voir les choses sous un autre angle : l'épilation, comme le bronzage ou le tatouage par exemple, correspond en fait à un habillage symbolique du corps. (Cf. Sur la plage de Jean-Didier Urbain.) L'épilation habille la nudité (et la dés-érotise). Ainsi une personne épilée n'est jamais vraiment nue. Nous proposons donc que l'expression "être à poil" ne s'applique qu'au fait d'être véritablement nu, c'est à dire avec un corps naturel, non transformé.

Et puis, suite à l'article Oser dire non à l'épilation, être soi-même j'ai reçu ce mail, une autre façon de montrer par les sens combien nous gâchons notre plaisir avec de tels comportements. Et cela sans même le savoir ! et encore plus pour les jeunes générations qui ignorent tout d'une femme avec des poils. :

"Je suis d'accord avec toi, j'admire ta franchise pour la pilosité féminine sur ton blog, reviens y à l'occasion sous un autre angle je me lâcherai sans doute davantage. Car qui a connu le goût olfactif et enivrant des trésors intimes (je dis bien "des") d'une femme nature, puis épilée totale, aussi bien que la vision, voire le toucher (ce qui va ensemble généralement lol), ce qui est mon cas, reste catégorique : un minou et un oeillet sans poils n'a (n'ont) pas la même saveur lol ! "

Nous sommes à l'ère du sexe aseptisé, tous pareils, rasés, épilés, sans goût, le fade à l'honneur, la mondialisation du sexe en avant ! comme beaucoup d'autres choses d'ailleurs... C'est curieux tout de même, qu'au moment où l'on clame notre attachement à notre culture, à nos plats, à nos recettes du terroir, à notre cuisine, à nos vins, la "cuisine du sexe" soit elle, si complètement niée, rejetée. Prétendre aimer le sexe lorsque sa saveur est réduite à son minimum, c'est comme prétendre aimer la bonne cuisine, la bonne chair, et se nourrir exclusivement de boîtes de conserves industrielles et de produits surgelés.

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