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Représentations paléolithiques de vulves

Faisons un bond dans le temps pour découvrir le sexe féminin au travers des siècles. Le cachait-on ? Le montrait-on ? Le magnifiait-on ? Le martyrisait-on ? Que faisait-on de son image, de sa représentation ?

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Pierre paléolithique de vulve stylisée, musée des antiquités nationales, Saint Germain en Laye.

D. Vialou (1991) « les vulves traversent sans variations notables les temps et les cultures préhistoriques. ».

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Vénus de Monpazier

Au total les figurations humaines paléolithiques montrent des humains nus, des hommes peu nombreux, maladroitement dessinés, chétifs mais souvent en érection, des phallus assez nombreux parfois décorés, des femmes en grand nombre, souvent élaborées ou schématisées, dont seule la partie centrale du corps est retenue : vulve, seins, fesses, abdomen, cuisses. A côté de ce schéma existent des figurations féminines partielles elles aussi sexuelles : vulves fendues à l’extrême, (à la limite il serait presque plus juste de parler de fentes vulvaires entourées d’un triangle), multiples profils fessiers soulignant la persistance à travers tout le Paléolithique d’un attrait majeur pour le massif fessier. Les préhistoriques éludaient hardiment tout ce qui était banal à leurs yeux : les mains, les pieds, les traits du visage, la ligne d’horizon ou la vie quotidienne etc. S’ils ont figuré des érections, des femmes réduites à la partie centrale de leur corps, des fentes vulvaires et des massifs fessiers, c’est bien parce que la sphère sexuelle était pour eux un centre majeur d’intérêt.

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Losange de Grimaldi

Si l’intérêt que les sapiens portaient aux grands herbivores, bisons et chevaux, est toujours en grande partie mystérieux, leur traitement de l’image humaine est, sans grande équivoque, dirigé par la pulsion sexuelle. Dans ce cadre les fesses apparaissent, assez nettement, comme une zone érogène privilégiée. Plus que des célébrations de la maternité ces images expriment vraisemblablement une sorte de fascination pour le plaisir sexuel. Comment, en effet, comprendre autrement le contraste entre la rareté des représentations d’enfants et la fréquence des phallus et des vulves.

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Tito Bustillo

Pour en savoir plus, voir La sexualité des paléolithiques

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Lien avec Le sexe féminin au travers des siècles (3) et Le sexe féminin au travers des siècles (2)