Le sexe féminin au travers des siècles (1)
Par Claire Ogie le dimanche 7 septembre 2008, 10:43 - Histoire, contes et légendes - Lien permanent
Représentations paléolithiques de vulves
Faisons un bond dans le temps pour découvrir le sexe féminin au travers des siècles. Le cachait-on ? Le montrait-on ? Le magnifiait-on ? Le martyrisait-on ? Que faisait-on de son image, de sa représentation ?
Pierre paléolithique de vulve stylisée, musée des antiquités nationales, Saint Germain en Laye.
D. Vialou (1991) « les vulves traversent sans variations notables les temps et les cultures préhistoriques. ».
Vénus de Monpazier
Au total les figurations humaines paléolithiques montrent des humains nus, des hommes peu nombreux, maladroitement dessinés, chétifs mais souvent en érection, des phallus assez nombreux parfois décorés, des femmes en grand nombre, souvent élaborées ou schématisées, dont seule la partie centrale du corps est retenue : vulve, seins, fesses, abdomen, cuisses. A côté de ce schéma existent des figurations féminines partielles elles aussi sexuelles : vulves fendues à l’extrême, (à la limite il serait presque plus juste de parler de fentes vulvaires entourées d’un triangle), multiples profils fessiers soulignant la persistance à travers tout le Paléolithique d’un attrait majeur pour le massif fessier. Les préhistoriques éludaient hardiment tout ce qui était banal à leurs yeux : les mains, les pieds, les traits du visage, la ligne d’horizon ou la vie quotidienne etc. S’ils ont figuré des érections, des femmes réduites à la partie centrale de leur corps, des fentes vulvaires et des massifs fessiers, c’est bien parce que la sphère sexuelle était pour eux un centre majeur d’intérêt.
Losange de Grimaldi
Si l’intérêt que les sapiens portaient aux grands herbivores, bisons et chevaux, est toujours en grande partie mystérieux, leur traitement de l’image humaine est, sans grande équivoque, dirigé par la pulsion sexuelle. Dans ce cadre les fesses apparaissent, assez nettement, comme une zone érogène privilégiée. Plus que des célébrations de la maternité ces images expriment vraisemblablement une sorte de fascination pour le plaisir sexuel. Comment, en effet, comprendre autrement le contraste entre la rareté des représentations d’enfants et la fréquence des phallus et des vulves.
Tito Bustillo
Pour en savoir plus, voir La sexualité des paléolithiques
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Lien avec Le sexe féminin au travers des siècles (3) et Le sexe féminin au travers des siècles (2)






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"Un chant d'amour est comme une caresse mise en musique." Sigmund Romberg.
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"Ses baisers laissaient à désirer...son corps tout entier." Woody Allen.
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"La séduction est de l'ordre du rituel, le sexe et le désir de l'ordre du naturel." Jean Baudrillard.
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"Les raisonnables ont duré, les passionnés ont vécu." Chamfort.
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"L'unique règle de plaire est de trouver un appétit que l'on a laissé affamé. S'il le faut provoquer, que ce soit plutôt par l'impatience du désir que par dégoût de la jouissance." Baltasar Gracia Y Morales.
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"Plus l'amour est nu, moins il a froid." John Owen.
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"Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre." Blaise Pascal.
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"Le sexe masculin est ce qu'il y a de plus léger au monde, une simple pensée le soulève." Frédéric Dard.
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"La vie sexuelle de chacun est en partie composée de fantasmes, en partie inspirée de modèles littéraires, de mythes, d'histoires ainsi que d'images et de films." David Lodge.
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Commentaires
Ceci est un copié-collé des anciens commentaires de ce billet sur mon ancien blog dessens.
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amicalement M
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(mais cela n'exclut pas d'ailleurs que la sexualité ait été envisagée sous l'angle du plaisir et valorisée comme telle notamment comme partie intégrante des rites religieux)
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Je me suis toujours demandé à partir de quel moment apparaît la notion de culpabilité liée la sexualité... Encore un grand mystère ça...
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La notion de culpabilité ? ouf... alors là, comme tu dis, grand mystère...
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je préfère la séxualité d'aujourd'hui, plus ouverte
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