Le mot « vulva » a été emprunté au latin médiéval volva ou vulva « utérus, parties génitales femelles », sens littéral : « enveloppe » (pour « couvrir, envelopper » ), probablement du latin volvere pour « tourner, retourner, tordre, rouler ». Semblable à l'ulva « utérus » en Sanskrit.

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Lingam et Yoni

Un terme alternatif en latin, pudendum femininum désigne les organes génitaux femelles externes. Le mot pudendum signifie les parties honteuses en latin, ou ce que la décence interdit de montrer. Beaucoup de cultures ont ainsi décrit la vulve comme quelque chose de honteux à cacher. Cependant, une culture hindou a utilisé le terme sanskrit de Yoni qui comprend de nombreuses significations dont la fontaine de vie, le temple sacré etc.

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Yoni

Comme pour n'importe quel aspect du corps humain qui est impliqué dans des fonctions sexuelles ou excrétoires, il y a beaucoup de mots en argot pour la vulve humaine, dont le "con", du mot latin cunnus. (vulve)

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Maurice Rosard, "Une cathédrale se dévoile" Planche symbolique illustrant le mode d'action des symboles (application à l'interprétation décodée des façades occidentales des cathédrales).

L'image, ou la représentation du sexe féminin, de la vulve, ne se trouve pas toujours là où on le pense, pour preuve l'interprétation de cette rosace initiatique.

Alors, réalité, élucubration ? je l'ignore, mais l'idée me plaît beaucoup.

D'ailleurs à ce propos je ne résiste pas, si le sujet vous interpelle, allez faire une petite promenade sur L'énigme de la cathédrale. Juste ceci : La cloche est aussi la vive représentation alchimique de l’homme (le battant, le phallus,..) et de la femme (la yoni, le réceptacle de la cloche). L’union tantrique de ces deux corps/énergies produisent le Verbe.

Certaines cultures considèrent des parties de la vulve, ou son ensemble, d'être « impur » et peuvent aller aussi loin que de préconiser la « circoncision féminine » (la circoncision remonte à l'Antiquité et donc avant le Christianisme et l'Islam), qui en fait se décline en plusieurs niveaux de sévérité, voir ici : mutilations génitales féminines pour plus de détails, et ici pour ce qui est de l'excision dans l'Egypte ancienne.

Dans la plupart des sociétés pratiquant les mutilations génitales féminines, ces mutilations sont unanimement considérées comme étant « l'affaire des femmes ». Les opérations sont le plus souvent réalisées par des femmes, qui se considèrent ainsi comme garantes de la vertu de leurs cadettes. Pourtant, dans ces mêmes sociétés, même si les hommes déclarent ne pas s'en mêler, ils sont nombreux à refuser d'épouser une femme non excisée.

En effet, l'une des raisons les plus fréquemment évoquées par les mères pour soutenir l'excision de leur fille est que, non excisée, elle ne trouverait pas à se marier. Or, dans la majorité des sociétés pratiquant l'excision, le statut de la femme est subordonné au nombre d'enfants qu'elle mettra au monde, d'où l'importance capitale du mariage pour sa reconnaissance sociale.

Pas besoin de préciser que ces sexes là, on ne les montre pas, on les cache.

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L'expulsion du jardin d'Eden, fresque de Masaccio (1425), avant et après restauration (1980)

A la fin de l’antiquité et au Moyen Age, le réalisme apparent des nus antiques, la régularité de leurs traits et leur pouvoir érotique sont devenus incompatibles avec la religion chrétienne dont l’influence grandit. Hérité du judaïsme, le commandement biblique de ne pas représenter Dieu ni sa création, est bien une interdiction : celle de se mettre à la place de Dieu car Dieu a créé l’homme à son image. Si donc les hommes, comme dans l’antiquité, créent d’eux-mêmes une image idéale, proche de la réalité, ils créent du même coup une image de Dieu, ce qui est considéré comme un blasphème, un acte d’orgueil. En plus de l’érotisme qu’il dégage, le corps nu est honteux et matériel, par opposition à l’âme, immatérielle. Il est donc intéressant de noter qu’au Moyen Age, qui jamais ne s’est soumis à une interdiction absolue de l’image, des nus ont été représentés quand l’exigeait le sujet biblique choisi pour illustrer des manuscrits ou décorer des églises. La naissance d’Adam et Eve ou la représentation des morts, plus précisément des âmes damnées ou sauvées, en sont quelques exemples – mais la ressemblance physique en était volontairement prohibée.

Dans le cas d'une fresque comme celle de L'expulsion d'Adam et Ève du Jardin d'Eden de Masaccio, les feuilles de vigne furent ajoutées trois siècles après que l'original a été peint, probablement à la demande de Cosme III de Médicis à la fin du XVIIè siècle, qui a jugé sa nudité répugnante. Pendant sa restauration dans les années 1980, les feuilles de vigne ont été enlevées, de même que des siècles de saleté pour restaurer la fresque dans son état original. Souvent, quand elle était affichée ou posée par un modèle féminin nu, la vulve ainsi que sa représentation physique manquait de poils pubiens, indépendamment du fait qu'elle serait effectivement visible dans cette pose.

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"La Maja nue" de Francisco Goya (1746-1828)

Avant le vingtième siècle, les peintures et sculptures occidentales dépeignaient les femmes sans poils pubiens. John Ruskin, le célèbre auteur, artiste, et critique d'art, était apparemment accoutumé à ces représentations et était naïf à propos de la réelle apparence d'une femme nue. Lors de sa nuit de noce, il a été prétendument tellement choqué en découvrant le sexe de sa femme qu'il la rejeta, si bien que le mariage fut annulé (en toute légalité). La Maja nue de Francisco Goya fut probablement la première peinture européenne à montrer les poils pubiens d'une femme, bien que d'autres y fissent allusion.

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L’étude de l’homme comme objet des sciences naissantes, au sens moderne, la « redécouverte » de l’antiquité à l’époque de la Renaissance, s’est manifestée par une relation nouvelle de l’homme à son corps, par une sorte de retour à l’idéal antique. Pour les artistes, le corps humain devient un modèle. Mais il ne faut en aucun cas oublier que la représentation de l’homme nu était soumise à des règles strictes, ce qui était plus particulièrement vrai pour la représentation du sexe, notamment féminin, plus ou moins tabouisée encore durant une bonne partie du XIXe siècle. Pendant très longtemps, il a été beaucoup plus évident, dans les écoles des beaux-arts, de copier les antiques que de dessiner d’après le modèle vivant. De sorte qu’au début de l’ère moderne, l’idéal classique, diversement interprété, a servi de régulateur entre l’observateur et l’image du nu.

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A lire pour approfondir le sujet : L'homme nu et Le nu dans l'histoire de l'art.

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Lien avec Le sexe féminin au travers des siècles (3)

Le sexe féminin au travers des siècles (1)