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"La légende de Kerdeck" (1890) de Fernand Le Quesne (cliquez sur les illustrations pour les agrandir)

Les nus féminins séduisent d'abord un public masculin, sensible au contenu suggestif et érotique des images. Ces représentations sont moralement tolérées par la société pudibonde de la fin du XIXème siècle grâce à l'alibi historique, exotique chez les orientalistes avec leurs Odalisques, ou mythologique lorsque la femme devient Vénus. Les poils pubiens des modèles, dit de mauvais goût et réprimés par la loi, sont toujours soigneusement effacés, comme d'ailleurs sur la plupart des toutes premières photographies érotiques de l'époque. En effet, dans la peinture occidentale, la règle veut que ni les poils, ni la fente vaginale ne soient représentés.

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Guillaume Seignac

Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour commencer à voir des reproductions fidèles, impitoyables, du corps humain, parallèlement à l’apparition de la photographie qui ne possède qu’un potentiel réduit en matière d’idéalisation. C’est par exemple l’apparente précision de la photo qui permettra aux peintres de représenter des poils pubiens… La scandaleuse toile de Gustave Courbet qui, sous le titre L’Origine du monde, représente un sexe féminin, n’aurait pas vu le jour sans l’implacable exactitude de la photographie.

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"L'origine du monde" de Gustave Courbet

Voir L'image de la femme et L'art académique et enfin le site dans toute sa splendeur, allez-y il est vraiment magnifique : Nus académiques.

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On cache.

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On montre.

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On dévoile tout.

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Encore un peu ?

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Alexandr Zadiraka

Ah non là on ne voit plus rien...

Ici alors ?

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Carre

Ou là ?

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Carre

De tous temps, en tous lieux...

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Art précolombien : femme assise montrant sa vulve

...on cherche, on fouille, on fouine...

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Léonard de Vinci

...on s'extasie, on interprète...

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Kama Sutra

Mais le secret reste bien gardé.

On montre, on dévoile, on interprète, on cache, on montre, on dévoile, on interprète, on cache..., c'est un jeu à travers le temps, à travers l'histoire. Ce n'est pas une nouveauté, nous ne faisons que recommencer l'ère de la censure, nous suivons la boucle du temps, nous sommes au temps de la censure. De la censure ??!! Oui, avez-vous remarqué que nous faisons disparaître des modèles ce qui délimite l'entrée de la vulve, ce qui signale sa présence (voir extraits de "Sur la plage" de Jean -Didier Urbain). Ceci est une censure, qui se cache elle aussi pour mieux nous saisir, en nous faisant croire que nous sommes plus libre que jamais.

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Alors, pourquoi tout cela ?

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Symbolique de la vulve : Son symbolisme s'apparente à celui de la source, et aussi à celui de la gueule : elle prend et donne, avale la virilité et rejette la vie, elle unit les contraires, ou plus exactement les transmute l'un en l'autre, d'où le mystère dont est chargée son attraction, à la différence du sexe masculin, diurne et solaire. (...) Le mythe castrateur du vagin denté, que l'on rencontre à tous les carrefours de l'humanité et de l'histoire, suffit à prouver avec quelle puissance cette mystérieuse porte qui est celle de la vie et de la petite mort exerce sur l'homme sa fascination. (extrait du "Dictionnaire des symboles" de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant).

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Voir aussi dans la galerie des illustrations : Le sexe féminin au travers des siècles, d'autres illustrations qui ne sont pas dans les articles sur ce sujet.

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Lien avec Le sexe féminin au travers des siècles (1) et Le sexe féminin au travers des siècles (2)