Le rouleau de la manche
Par Claire Ogie le mercredi 10 septembre 2008, 10:52 - Histoire, contes et légendes - Lien permanent
Torii Kiyonaga "Le rouleau de la manche " (1785), cliquez sur les illustrations pour les agrandir.
Torii Kiyonaga (1752-1815). Cet ensemble présente une préface, absente de cet exemplaire, dans laquelle figure l’expression « Rouleau de la manche » qui lui vaut son titre. Cette formule évoque ces petits rouleaux peints qui pouvaient être glissés dans la manche du kimono, qui fait office de poche.
Kiyonaga dépeint des femmes d’âge et de classes différentes dans des situations variées, reconnaissables à leurs attributs ou à leurs parures : des femmes mariées aux dents noircies selon la coutume (2e et 5e image en partant du haut), une femme portant le capuchon traditionnel (tsunokakushi) pour aller faire ses dévotions au temple (3e image), une jeune paysanne du village d’Ôhara (à proximité de Kyôto) avec son fagot de bois noirci au feu et ses sandales de paille (4e image), un couple d’âge mûr repu de plaisir (6e image), des courtisanes (10e image), un jeune couple qui interrompt une leçon de calligraphie (8e image), une jeune fille (9e image), une femme enceinte (11e image).
L’artiste met aussi en scène des personnages historiques, avec la première planche où sont figurés le jeune guerrier Minamoto no Yoshitsune (dit « Ushiwakamaru ») et son amante Jôrurihime, dont les aventures galantes furent célébrées par la littérature depuis le Moyen Âge (1re image). La dernière estampe représente en gros plan dans des cercles, comme vus à travers une lorgnette, trois types de vulves (tsubi ou littéralement « ouverture » d’après le sinogramme). Soit, de droite à gauche, la « nouvelle fente en forme de petit pain rond » (ou manjû , terme argotique pour le sexe d’une fille pubère), la « fente du Paradis suprême » et la « fente lubrique ». Ce type de représentation en gros plan ne sera pas sans influencer un artiste comme Utamaro dans son Ehon kiku no tsuyu (« Livre érotique : la rosée sur les chrysanthèmes »), album publié vers 1794-1795, mais qui fut daté de 1786 pour échapper à la censure.
(explications de Christophe Marquet)
.
Lien avec Rouleau enluminé de la porte et de la tige précieuse.













*******************************
"Un chant d'amour est comme une caresse mise en musique." Sigmund Romberg.
*******************************
******************************
"Ses baisers laissaient à désirer...son corps tout entier." Woody Allen.
******************************
*******************************
"La séduction est de l'ordre du rituel, le sexe et le désir de l'ordre du naturel." Jean Baudrillard.
*******************************
*******************************
"Les raisonnables ont duré, les passionnés ont vécu." Chamfort.
*******************************
*******************************
"L'unique règle de plaire est de trouver un appétit que l'on a laissé affamé. S'il le faut provoquer, que ce soit plutôt par l'impatience du désir que par dégoût de la jouissance." Baltasar Gracia Y Morales.
*******************************
*******************************
"Plus l'amour est nu, moins il a froid." John Owen.
*******************************
*******************************
"Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre." Blaise Pascal.
*******************************
*******************************
"Le sexe masculin est ce qu'il y a de plus léger au monde, une simple pensée le soulève." Frédéric Dard.
*******************************
*******************************
"La vie sexuelle de chacun est en partie composée de fantasmes, en partie inspirée de modèles littéraires, de mythes, d'histoires ainsi que d'images et de films." David Lodge.
*******************************

Commentaires
Ceci est un copié-collé des anciens commentaires de ce billet sur mon ancien blog dessens.
j'aime beaucoup les vues de la dernière :D
j'aime en général ces vues, je dis en général parce que parfois, je n'y retrouve pas la subtilité et l'érotisme, mais de la vulgarité
j'aime beaucoup aussi celle ou la femme chevauche l'homme
bisou
.
La première impression que j'ai eu en les voyant pour la première fois, à savoir hier matin, c'est qu'elles étaient tout ce qu'il y a de superbes et d'efficaces.
Aussi fins soient-ils ces rouleaux de manches, ils remplissent parfaitement leur rôle pour stimuler le désir. Et je trouve amusante cette idée de pouvoir glisser ces rouleaux dans une manche, c'est vraiment une idée qui me plaît beaucoup, vraiment. Je crois que cela augmente encore plus le désir en fait, se promener l'air de rien avec son rouleau dans sa manche, décidément j'adore ça.
.
Aurais-tu le culte du secret Claire ? pour vouloir glisser ainsi tant de secrets dans ta manche ?
Tiens comme j'aime bcp les films asiatiaques une magnifique histoire d'amour " Héros" avec des images transcendées. Les vêtements des personnages changent avec leur sentiments... Un bide à sa sortie. sans doute à cause du titre...
A propos du Roi des Fées, sans doute es-tu allée un peu vite pour commander. Je doute qu'il te plaise. Ce sont des fantasmes très masculins. Un diamant brut et pour les Dames on le sait, il faut une belle bague avec le polissage...
Mais je m'égard.
bisous
.
Quatrième de couverture
« Ce livre est effroyable - littéralement. C'est un conte de fées. Quand nous croyions aux fées nous étions des pornographes. Le Roi des fées est un magnifique guerrier caparaçonné venu d'un monde sans péché partant épouvantable. Ce livre surprendra le sadisme du Marquis qui tenta plutôt un monde d'avant le péché. S'il y a un avant, il y a un après, une rédemption - mais tremblez ici : ici jamais l'écriture ne vous sauvera puisqu'il n'y a rien à sauver. Évidemment ça ne peut être qu'atroce et ce livre est atroce. Pornographique très exactement (...). Ce livre est obscène. Il nous met à nu. Nous ne le voulions pas, et d'autant qu'il ne laisse pas trace d'une meurtrissure : le diamant qui brûle ne dégage ni chaleur ni fumée. Ce livre inassouvit notre désir et pire, dans le même temps, il le déçoit. Ce livre est effroyable dans tous les sens : d'une certaine façon il n'y a plus que ça à lire et à relire ou que ça à ne jamais ouvrir. Le risque est considérable. Si ce livre est vendu en librairie, j'imagine que, très décemment, les auteurs des autres livres en feront retirer les leurs. C'est un chef-d'oeuvre - aussi. »
Alors curieuse je suis. Je jugerai par moi-même si ça ne te dérange pas
Mais déjà par principe, et je suis bourrée de principes ! un mec qui me sort que c'est un livre pour les hommes, et non pour les femmes, tu peux être certain que je vais aller le chercher rien que pour voir ce qu'il y a dedans ! et, à l'occasion, clouer le bec au vilain pas beau qui a prétendu m'éloigner de la chose, non mais alors... :o)) et ce même s'il peut éventuellement peut-être avoir raison, m'en fous, je veux en juger par moi-même, na.
Non, je ne crois pas avoir spécialement le culte du secret, mais c'est vrai que c'est une idée qui me plaît beaucoup cette histoire de rouleaux dans la manche. :o)
Cela va dans le même sens qu'une femme, une inconnue qui n'a l'air de rien, qui semble même plutôt guindée lorsque tu la croises dans la rue, et qui en fait bouillonne intérieurement. Mais ça personne ne le voit, il faut bien la connaître pour seulement oser y penser, si tu vois ce que je veux dire.
Tiens dans le genre de cette femme là :
http://blog.clairedessens.net/post/2009/03/13/Tenue-de-demi-saison
Pour ce qui est de "Héros", j'ai malheureusement d'immenses lacunes au niveau cinéma et c'est plus difficile à corriger que pour les livres je trouve.
.
.
.
bisous Claire
.
Bisous Cat.
.
.
.
Quant à la demi saison, j'avais reconnu avant même que tu m'y envoie, ma douce et belle compagne...
allez il est tard.. je cherche les yeux jusqu'au prochain post.
T'es géniale et ton blog un ptit bijou
biz
.
Ta compagne est aussi de ce genre là ? elle a bien raison, c'est bien plus savoureux à découvrir que d'avoir déjà tout de déballé au grand jour.
En fait il faudrait que j'écrive un truc à ce sujet là, je vais voir...
Wouahhh... on se calme. lol
Bises.