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Elle était nue, dans mes bras avides de désir,

J'étais empli d'amour, et elle n'était que charmes ;

Nous brûlions tous deux d'un feu ardent,

Nous nous consumions de tendresse et de désir.

Nos bras, nos jambes, nos lèvres se rapprochant pour l'étreinte,

Elle me serra contre son sein, et m'attira contre son visage.

Sa langue agile, en un éclair d'amour,

Se mit à jouer dans ma bouche,

Envoyant à mon esprit de prompts commandements,

Afin que je me prépare à lancer, d'en bas,

La foudre qui tout anéantit.

Mon âme en émoi, excitée par ce baiser mordant,

Resta suspendue au-dessus de ses abîmes parfumés de béatitude.

Mais tandis que sa main alerte guidait cette partie de moi

Qui allait porter mon âme jusqu'à son cœur,

Je me répandis dans une extase liquide,

Fondis dans le sperme, et me vidai par tous mes pores.

Le toucher de chacune des parties de son corps aurait produit cela :

sa main, son pied, tout son être ressemblait à un sexe.

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John Wilmot, deuxième comte de Rochester (1647-1680)