La moule un jour a dit au gland :

.

- Vous seriez bien ingrat d'accuser la nature

Elle vous fit charnu, doux, viril et fringant

Le moindre trou dont la pointure

Fait bander votre fruit puissant

Se réjouit de vous faire fête

Cependant que jetée au vieux rebut pareil

Je baille loin de l'eau desséchée au soleil

Bravant cette mort qui me guette

Là-haut dans ce beau chêne, au rythme d'un Zéphyr

Vous branlez doucement votre tête en cadence

j'aimerais aider votre danse

Vous auriez bien du plaisir

Laissez m'en jouir en silence une dernière fois,

Avant de quitter à jamais le monde des vivants

Et frotter ma muqueuse à vos désir ardents

.

- Votre excitation, lui répondit le gland

Part d'un bon naturel, pour vous rejoindre en bas

Prions qu'un vent m'arrache de mon chêne

Et si malgré cela, je plie mais ne rompt pas

Il faudra vous glander vous même, et calmer votre libido !

Mais attendons la fin. Comme il disait ces mots

Du bout de l'horizon, accourt avec furie

Ce grand décorneur de cocus

Qui s'engouffre en hurlant dans tous les trous du cul

La moule s'ouvre, et le gland plie

Il se détache, il glisse, il tombe

On entend des bruits de succion

Le mollusque trop sec pour la copulation

Se referme soudain sur le gland qui succombe !

.

Moralité:

Quand la moule est sans foutre

Le gland est en danger

Clitorisez toujours avant de décharger !

.

G. Doulssane