La femme qui saute
Par Claire Ogie le jeudi 3 septembre 2009, 09:58 - Mots savoureux - Lien permanent
Un texte pour moi savoureux, tellement savoureux que je me suis amusée à le lire à haute voix, et une question essentielle : "La femme qui saute" extrait du Bric-à-brac de l'amour d'Octave Uzanne.
(cliquez sur l'illustration pour l'agrandir)
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Je me suis souvent demandé, conclut mon ami Gérard, en terminant ce récit débité à fond de train comme une charge de cavalerie, si la vengeance du capitaine n’était pas idéalement douce et délicieuse dans sa cruauté apparente. Mourir en s’adorant, dans l’ivresse des sensations intimes, mourir en pleine vitalité, ravi d’extase, dans un spasme, n’est-ce pas une destinée sublime et digne d’envie ? n’est-ce pas, comme l’a dit un ravissant poète, « emporter avec soi toutes ses illusions, s’ensevelir comme un Roi d’Orient avec ses pierreries et ses trésors, avec toute la fortune humaine ? »
Et si cela vous dit, "La femme qui saute" est à écouter sur podcast !



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"Un chant d'amour est comme une caresse mise en musique." Sigmund Romberg.
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"Ses baisers laissaient à désirer...son corps tout entier." Woody Allen.
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"La séduction est de l'ordre du rituel, le sexe et le désir de l'ordre du naturel." Jean Baudrillard.
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"Les raisonnables ont duré, les passionnés ont vécu." Chamfort.
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"L'unique règle de plaire est de trouver un appétit que l'on a laissé affamé. S'il le faut provoquer, que ce soit plutôt par l'impatience du désir que par dégoût de la jouissance." Baltasar Gracia Y Morales.
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"Plus l'amour est nu, moins il a froid." John Owen.
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"Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre." Blaise Pascal.
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"Le sexe masculin est ce qu'il y a de plus léger au monde, une simple pensée le soulève." Frédéric Dard.
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"La vie sexuelle de chacun est en partie composée de fantasmes, en partie inspirée de modèles littéraires, de mythes, d'histoires ainsi que d'images et de films." David Lodge.
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Commentaires
Je vous ai connu sur clubdessens,ou je suis participant;....et je viens sur votre blog que pour la premiere fois....(pas la derniere); et je tiens à vous remercier pour ce tres beau Blog ,tres complet (autant qu'on puisse le faire..!! ); et intelligent..!!!
Bravo, et merci...
Et bien merci pour la visite Patrico ! (je vais éviter le 75, ça fait plaque minéralogique... lol
Je suis toujours ravie lorsque de nouveaux visiteurs osent s'exprimer en passant par ici. A bientôt !
Claire, nous nous sommes déjà croisés chez l'ami Ferney. Pour vous lire régulièrement, permettez que je procède enfin, sur mon blog, à l'affichage d'un lien vers vos pages.
(Qui plus est, vous aimez Jean-Pierre Ceytaire...)
Je m'associe à Patrico pour également vous remercier Claire. Pour nos échanges sur des commentaires précédents mais aussi, honte sur moi j'avais oublié de le faire, pour ce blog qui donne vraiment une vision de l'érotisme qui manque cruellement dans la vie de tous les jours.
J'ai toujours trouvé ça curieux l'idée d'expirer après l'Amour. Je ne suis jamais mort donc je ne peux témoigner
mais, selon moi, la faucheuse doit
surement nous faire moins peur après un tel moment, et même mieux accueillie
qui sait..."Si tu te couches dans mes bras alors la vie de semblera plus
facile..."
Enfin je dis ça c'est ce que m'inspire ce texte.
@ Christophe, merci, cela ne peut que me faire plaisir !
(je me souviens très bien de vous, j'ai une excellente mémoire)
@ Valanos, c'est une chose qui m'a toujours - enfin depuis de nombreuses années serait plus exact - fait rêver, mourir réellement en plein extase d'amour, en pleine jouissance, en pleine fusion. Je trouve cette idée magnifique. Quelle mort sublime !! et comme la mort est pour moi le début d'autre chose, cela donne encore plus de force à ce départ, un départ flamboyant. Vraiment, il n'y a rien à faire, j'adore cette idée.
Il y a aussi ce proverbe arabe que j'aime beaucoup : "Pour bien aimer une vivante, il faut l'aimer comme si elle devait mourir demain".
Ce lien à la mort est très fort. Comme si la mort était le cadeau d'une vie bien remplie. La petite mort le cadeau d'un amour, d'une relation charnelle à son apothéose.
(et merci pour ce flots de compliments concernant ce lieu !
Cette vision de l'extase et de la mort est pour le moins... troublante mais ça ne me choque pas. Il est vrai que dans ces moments là parfois on se sent tellement partir qu'on croit mourir...un peu comme le rapport ambiguë entre plaisir et douleur (mais mourir ne signifie pas obligatoirement souffrir)
Après selon votre croyance (et la mienne) la mort n'est pas une fin alors oui partir ainsi pour aller où on ne sait pas mais garder un agréable souvenir de l'ancienne vie...Quelque part cela contribue d'une façon de plus à "dé-diaboliser" la mort qui nous fait si peur.
Bon après il faut reconnaître que ça reste assez personnel comme idée et que l'Amour se fait à deux. Je n'ose imaginer la réaction et le traumatisme que ça pourrait infliger à celle qui me verrait "vivre" ça... qu'elle soit ma compagne dans la vie ou une autre...
En effet, à la base, pour moi la mort n'est nullement souffrance, c'est au contraire une libération, un nouveau départ. Mais ici la mort n'est acceptable que si les deux partent en même temps, c'est indéniable, cela rejoint cette vision romantique de mourir ensemble. Une union qui se poursuit dans l'au-delà, comme indestructible, même dans la mort.
Rien que d'y penser j'en ai la tête qui tourne et des frissons partout. lol
J'ai une histoire comme cela - une histoire réelle - qui a déclenché chez moi ce genre de questionnement. J'avais écrit un texte sur cette histoire, il faudrait que je le retrouve... C'était l'histoire d'un homme malade (cancer généralisé) qui voulait refaire l'amour à sa femme, or il y aurait laissé sa vie s'il l'avait fait. Mais sa vie, il l'a laissé quelques semaines après, suite à la gravité de sa maladie. Alors ? Que faire ? Offrir ce cadeau à celui qui est condamné ? tout en sachant qu'il va mourir dans nos bras. Jouir une dernière fois ensemble avant le grand départ ? même si ensuite nous devons faire le chemin seul(e). Quel cadeau notre amour est-il capable de supporter ? Jusqu'où pouvons-nous aller dans le don de soi ? Jusqu'où notre besoin de nous sentir utile peut-il nous mener ?