
Katsushika Hokusai (1760-1849), cliquez sur les illustrations pour les
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Quand ils seront ainsi couchés, flanc collé contre flanc, que l'homme
renverse la femme en arrière, la couche sur le dos et lui écarte les jambes;
qu'il monte sur elle et s'agenouille entre ses cuisses. Bientôt entre les
lèvres extérieures de la Précieuse Porte il lancera sa Tige de Jade, dans cet
ombreux canton qui semble une pinède basse, écran d'une caverne profonde. Il
contraindra son membre à se jouer dans ce vestibule, sans jamais interrompre le
passionné bavardage, et de sa bouche lui suçotant la langue. Ou bien il
contemplera ce clair visage, et pareillement jettera d'en haut ses regards sur
la Ravine Dorée. Il lui palpera le ventre et les boutons des seins et lui
frottera toute la Terrasse du Joyau.
Ce faisant l'homme s'embrasera de désirs, la femme sera troublée en son âme.
Alors l'homme fera mouvoir le Pic Vigoureux puis haut puis bas, en lui faisant
frotter tout en bas les Veines de Jade, tout en haut la Ravine Dorée, en
l'obligeant à se jouer par toute la Salle des Examens pour se reposer enfin sur
le côté droit de la Terrasse du Joyau. Tout cela n'étant qu'un divertissement
de la porte avant qu'il ne pénètre dans le vagin.

Yanagawa Shinegobu
Au moment où la Ravine de Cinabre de la femme ruisselle d'un abondant
liquide, qu'alors le Pic Vigoureux la pénètre tout droit, lâchant un liquide
qui se mélange à celui de la femme en telle manière qu'il trempe sa Plaine
Sacrée à lui, tout en haut, et son Vallon Obscur à elle, tout en bas. Qu'alors
l'homme se mette à faire des mouvements énergiques, poussant promptement son
membre et le retirant, si bien que la femme, hors de sens, enflammée, implore
sa pitié. A ce point, que l'homme extraie son membre et que d'un chiffon de lin
il essuie tant son membre à lui que le sien à elle. Qu'alors il introduise à
nouveau la Tige de Jade loin dans la Ravine de Cinabre, jusqu'à ce qu'il
parvienne à la Terrasse Yang. Que son membre soit pareil au rocher massif qui
barre le fond du vallon. Qu'alors il se mette en mouvement et que par neuvaines
légères il donne des coups espacés, isolés, qui pénètrent en profondeur, les
dirigeant diversement, tantôt lentement, tantôt promptement, tantôt loin et
tantôt faiblement, selon le rythme des vingt et un souffles.

Kitagawa Utamaro
Qu'alors l'homme répète souvent des coups rapides et profondément
pénétrants, la femme suivant le mouvement et imitant son rythme. De son Pic
Vigoureux, ayant assailli la Caverne en forme de Grain(1), qu'il précipite en
son fin fond. Qu'en ce lieu, de son membre auquel il aura fait faire quelques
tours, insensiblement il passe à des coups brefs. Quand la femme, le vagin
plein de liquide, sera parvenue au sommet de la volupté, que l'homme retire son
membre. Ou du moins qu'il ne le retire pas, cela va de soi, s'il a commencé à
s'alanguir; mais s'il est toujours raide, qu'il le retire. En effet, du moment
qu'il y a dommage pour l'homme à retirer son membre alangui, qu'il n'en fasse
rien; que l'homme y veille scrupuleusement.
(1) Selon Sou-nu, "les parties sexuelles féminines, à un pouce de profondeur
(2 centimètres) s'appellent la Corde du Luth; à 5 pouces de profondeur (12
centimètres), le Grain de Blé..." Ce dernier serait le col de l'utérus."
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Lien avec Extrait du Tong-hsuan-tze -
livre ancien (1)