Des sens

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mercredi 17 février 2010

C'est une cuisine où les gens vont et viennent

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Anders Schildt (cliquez sur la photo pour l'agrandir, merci Bernard !)

"C'est une cuisine où les gens vont et viennent." Arnold Wesker.

"Il faut améliorer la condition féminine : par exemple agrandir les cuisines, baisser les éviers ou mieux isoler les manches des casseroles." Wolinski.

"Tout est plus facile à dire dans une cuisine, tout y est nuancé par cette intention du partage, un appétit fait de la sève même des choses." Serge Joncour.

dimanche 14 février 2010

Chambre noire

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Anders Schildt

"Peu d'êtres savent voir les choses comme elles sont. Les uns aperçoivent seulement ce qu'ils veulent voir, les autres ce qu'on leur fait voir." Gustave le Bon.

mercredi 3 février 2010

Le petit monde des perruches

Étant donné les problèmes actuels de notre producteur, nous nous voyons dans l'obligation de laisser momentanément de côté notre série sur les serpents, pour vous proposer à la place un documentaire passionnant sur les perruches !

Savez-vous comment apprivoiser une perruche Callopsitte par exemple ?

Savez-vous quoi lui donner à manger, les caresses et acrobaties quelle peut apprécier ?

Soit, autant de question essentielles, existentielles, et autres ciels en perditions, auxquelles nous nous faisons un plaisir, que dis-je, un devoir ! - à nous, toute l'équipe de "Votre émission favorite du mercredi : La faune et la flore de notre belle planète" - de vous fournir en réponses multiples et variées, précises et claires. En ces temps de tristes vagabondages inexpérimentés, la précision est une qualité rare à cultiver, n'est-ce pas.

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Bouguereau (cliquez sur les illustrations pour les agrandir)

Les perruches Callopsittes, du doux nom scientifique de Nymphicus hollandicus, sont des petits perroquets à caractère joueur et amical.

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John Reinhard Weguelin

De caractère plutôt tranquille et très peu destructeur, cet oiseau est facile à vivre.

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Pavel Bergr

Très affectueuses, elles aiment être près de leur maître. Chez la callopsitte, seul le mâle chante et peut reproduire certaines syllabes voire des mots.

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Une fois que la perruche s'est habituée à son nouveau foyer, n'est plus apeurée comme au début et est déjà habituée à vous grâce à vos soins quotidiens, vous pouvez commencer à l'accoutumer à votre main.

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Elle doit avant tout se libérer de la peur qu'elle a de la main de l'homme, avec laquelle elle n'a pas vraiment eu de très bonnes expériences jusqu'à présent. La meilleure solution passe toujours par la nourriture, en particulier les friandises dont elle raffole.

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Il est parfois conseillé de couper les plumes des ailes de notre perruche, afin de la rendre docile très tôt. Oubliez vite cela ! Et même si vous trouvez cela écrit quelque part, ce n'est vraiment pas la meilleure manière pour se lier d'amitié avec un oiseau !

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Guillaume Seignac

A éviter à tout prix ! les situations traumatisantes. Elles peuvent détruire toute la confiance patiemment établie.

lundi 14 décembre 2009

Art rupestre érotique

Une deuxième vidéo pour aujourd'hui, rien que pour le plaisir ! A savoir : tout l'art des hommes du Jurassic enfin dévoilé sous vos yeux ébahis, si, si, si...

vendredi 27 novembre 2009

Au bord du lit

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Achille Devéria (cliquez sur l'illustration pour l'agrandir)

Au bord du lit

Un grand feu flambait dans l’âtre. Sur la table japonaise, deux tasses à thé se faisaient face, tandis que la théière fumait à côté contre le sucrier flanqué du carafon de rhum.

Le comte de Sallure jeta son chapeau, ses gants et sa fourrure sur une chaise, tandis que la comtesse, débarrassée de sa sortie de bal, rajustait un peu ses cheveux devant la glace. Elle se souriait aimablement à elle-même en tapotant, du bout de ses doigts fins et luisants de bagues, les cheveux frisés des tempes. Puis elle se tourna vers son mari. Il la regardait depuis quelques secondes, et semblait hésiter comme si une pensée intime l’eût gêné.

Enfin il dit :

– Vous a-t-on assez fait la cour, ce soir ?

Elle le considéra dans les yeux, le regard allumé d’une flamme de triomphe et de défi, et répondit :

– Je l’espère bien !

Puis elle s’assit à sa place. Il se mit en face d’elle et reprit en cassant une brioche.

– C’en était presque ridicule… pour moi ?

Elle demanda : – Est-ce une scène ? avez-vous l’intention de me faire des reproches ?

– Non, ma chère amie, je dis seulement que ce M. Burel a été presque inconvenant auprès de vous. Si… si… si j’avais eu des droits… je me serais fâché.

– Mon cher ami, soyez franc. Vous ne pensez plus aujourd’hui comme vous pensiez l’an dernier, voilà tout. Quand j’ai su que vous aviez une maîtresse, une maîtresse que vous aimiez, vous ne vous occupiez guère si on me faisait ou si on ne me faisait pas la cour. Je vous ai dit mon chagrin, j’ai dit, comme vous ce soir, mais avec plus de raison : Mon ami, vous compromettez madame de Servy, vous me faites de la peine et vous me rendez ridicule. Qu’avez-vous répondu ? Oh ! vous m’avez parfaitement laissé entendre que j’étais libre, que le mariage, entre gens intelligents, n’était qu’une association d’intérêts, un lien social, mais non un lien moral. Est-ce vrai ? Vous m’avez laissé comprendre que votre maîtresse était infiniment mieux que moi, plus séduisante, plus femme ! Vous avez dit : plus femme. Tout cela était entouré, bien entendu, de ménagements d’homme bien élevé, enveloppé de compliments, énoncé avec une délicatesse à laquelle je rends hommage. Je n’en ai pas moins parfaitement compris.

Il a été convenu que nous vivrions désormais ensemble, mais complètement séparés. Nous avions un enfant qui formait entre nous un trait d’union.

Vous m’avez presque laissé deviner que vous ne teniez qu’aux apparences, que je pouvais, s’il me plaisait, prendre un amant pourvu que cette liaison restât secrète. Vous avez longuement disserté, et fort bien, sur la finesse des femmes, sur leur habileté pour ménager les convenances, etc., etc.

J’ai compris, mon ami, parfaitement compris. Vous aimiez alors beaucoup, beaucoup madame de Servy, et ma tendresse légitime, ma tendresse légale vous gênait. Je vous enlevais, sans doute, quelques-uns de vos moyens. Nous avons, depuis lors, vécu séparés. Nous allons dans le monde ensemble, nous en revenons ensemble, puis nous rentrons chacun chez nous.

Or, depuis un mois ou deux, vous prenez des allures d’homme jaloux. Qu’est-ce que cela veut dire ?

– Ma chère amie, je ne suis point jaloux, mais j’ai peur de vous voir vous compromettre. Vous êtes jeune, vive, aventureuse…

– Pardon, si nous parlons d’aventures, je demande à faire la balance entre nous.

– Voyons, ne plaisantez pas, je vous prie. Je vous parle en ami, en ami sérieux. Quant à tout ce que vous venez de dire, c’est fortement exagéré.

– Pas du tout. Vous avez avoué, vous m’avez avoué votre liaison, ce qui équivalait à me donner l’autorisation de vous imiter. Je ne l’ai pas fait…

– Permettez…

– Laissez-moi donc parler. Je ne l’ai pas fait. Je n’ai point d’amant, et je n’en ai pas eu… jusqu’ici. J’attends… je cherche… je ne trouve pas. Il me faut quelqu’un de bien… de mieux que vous… C’est un compliment que je vous fais et vous n’avez pas l’air de le remarquer.

– Ma chère, toutes ces plaisanteries sont absolument déplacées.

– Mais je ne plaisante pas le moins du monde. Vous m’avez parlé du dix-huitième siècle, vous m’avez laissé entendre que vous étiez régence. Je n’ai rien oublié. Le jour où il me conviendra de cesser d’être ce que je sais, vous aurez beau faire, entendez-vous, vous serez, sans même vous en douter… cocu comme d’autres.

– Oh !… pouvez-vous prononcer de pareils mots ?

– De pareils mots !… Mais vous avez ri comme un fou quand madame de Gers a déclaré que M. de Servy avait l’air d’un cocu à la recherche de ses cornes.

– Ce qui peut paraître drôle dans la bouche de madame de Gers devient inconvenant dans la vôtre.

– Pas du tout. Mais vous trouvez très plaisant le mot cocu quand il s’agit de M. de Servy, et vous le jugez fort malsonnant quand il s’agit de vous. Tout dépend du point de vue. D’ailleurs je ne tiens pas à ce mot, je ne l’ai prononcé que pour voir si vous êtes mûr.

– Mûr… Pour quoi ?

– Mais pour l’être. Quand un homme se fâche en entendant dire cette parole, c’est qu’il… brûle. Dans deux mois, vous rirez tout le premier si je parle d’un… coiffé. Alors… oui… quand on l’est, on ne le sent pas.

– Vous êtes, ce soir, tout à fait mal élevée. Je ne vous ai jamais vue ainsi.

– Ah ! voilà… j’ai changé… en mal. C’est votre faute.

– Voyons, ma chère, parlons sérieusement. Je vous prie, je vous supplie de ne pas autoriser, comme vous l’avez fait ce soir, les poursuites inconvenantes de M. Burel.

– Vous êtes jaloux. Je le disais bien.

– Mais non, non. Seulement je désire n’être pas ridicule. Je ne veux pas être ridicule. Et si je revois ce monsieur vous parler dans les… épaules, ou plutôt entre les seins…

– Il cherchait un porte-voix.

– Je… je lui tirerai les oreilles.

– Seriez-vous amoureux de moi, par hasard ?

– On le pourrait être de femmes moins jolies.

– Tiens, comme vous voilà ! C’est que je ne suis plus amoureuse de vous, moi !

Le comte s’est levé. Il fait le tour de la petite table, et, passant derrière sa femme, lui dépose vivement un baiser sur la nuque. Elle se dresse d’une secousse, et, le regardant au fond des yeux :

– Plus de ces plaisanteries-là, entre nous, s’il vous plaît. Nous vivons séparés. C’est fini.

– Voyons, ne vous fâchez pas. Je vous trouve ravissante depuis quelque temps.

– Alors… alors… c’est que j’ai gagné. Vous aussi… vous me trouvez… mûre.

– Je vous trouve ravissante, ma chère ; vous avez des bras, un teint, des épaules…

– Qui plairaient à M. Burel.

– Vous êtes féroce. Mais là… vrai… je ne connais pas de femme aussi séduisante que vous.

– Vous êtes à jeun.

– Hein ?

– Je dis : Vous êtes à jeun.

– Comment ça ?

– Quand on est à jeun, on a faim, et quand on a faim, on se décide à manger des choses qu’on n’aimerait point à un autre moment. Je suis le plat… négligé jadis que vous ne seriez pas fâché de vous mettre sous la dent… ce soir.

– Oh ! Marguerite ! Qui vous a appris à parler comme ça ?

– Vous ! Voyons : depuis votre rupture avec madame de Servy, vous avez eu, à ma connaissance, quatre maîtresses, des cocottes celles-là, des artistes, dans leur partie. Alors, comment voulez-vous que j’explique autrement que par un jeûne momentané vos… velléités de ce soir.

– Je serai franc et brutal, sans politesse. Je suis redevenu amoureux de vous. Pour de vrai, très fort. Voilà.

– Tiens, tiens. Alors vous voudriez… recommencer ?

– Oui, madame.

– Ce soir !

– Oh ! Marguerite !

– Bon. Vous voilà encore scandalisé. Mon cher, entendons-nous. Nous ne sommes plus rien l’un à l’autre, n’est-ce pas ? Je suis votre femme, c’est vrai, mais votre femme – libre. J’allais prendre un engagement d’un autre côté, vous me demandez la préférence. Je vous la donnerai… à prix égal.

– Je ne comprends pas.

– Je m’explique. Suis-je aussi bien que vos cocottes ? Soyez franc.

– Mille fois mieux.

– Mieux que la mieux ?

– Mille fois.

– Eh bien, combien vous a-t-elle coûté, la mieux, en trois mois ?

– Je n’y suis plus.

– Je dis : combien vous a coûté, en trois mois, la plus charmante de vos maîtresses, en argent, bijoux, soupers, dîners, théâtre, etc., entretien complet, enfin ?

– Est-ce que je sais, moi ?

– Vous devez savoir. Voyons, un prix moyen, modéré. Cinq mille francs par mois : est-ce à peu près juste ?

– Oui… à peu près.

– Eh bien, mon ami, donnez-moi tout de suite cinq mille francs et je suis à vous pour un mois, à compter de ce soir.

– Vous êtes folle.

– Vous le prenez ainsi ; bonsoir.

La comtesse sort, et entre dans sa chambre à coucher. Le lit est entr’ouvert. Un vague parfum flotte, imprègne les tentures.

Le comte apparaissant à la porte :

– Ça sent très bon, ici.

– Vraiment ?… Ça n’a pourtant pas changé. Je me sers toujours de peau d’Espagne.

– Tiens, c’est étonnant… ça sent très bon.

– C’est possible. Mais vous faites-moi le plaisir de vous en aller parce que je vais me coucher.

– Marguerite !

– Allez-vous-en !

Il entre tout à fait et s’assied dans un fauteuil.

La comtesse : – Ah ! c’est comme ça. Eh bien, tant pis pour vous.

Elle ôte son corsage de bal lentement, dégageant ses bras nus et blancs. Elle les lève au-dessus de sa tête pour se décoiffer devant la glace ; et, sous une mousse de dentelle, quelque chose de rosé apparaît au bord du corset de soie noire.

Le comte se lève vivement et vient vers elle.

La comtesse : – Ne m’approchez pas, ou je me fâche !…

Il la saisit à pleins bras et cherche ses lèvres.

Alors, elle, se penchant vivement, saisit sur sa toilette un verre d’eau parfumée pour sa bouche, et, par-dessus l’épaule, le lance en plein visage de son mari.

Il se relève, ruisselant d’eau, furieux, murmurant :

– C’est stupide.

– Ça se peut… Mais vous savez mes conditions : Cinq mille francs.

– Mais ce serait idiot !…

– Pourquoi ça !

– Comment, pourquoi ? Un mari, payer pour coucher avec sa femme !…

– Oh !… quels vilains mots vous employez !

– C’est possible. Je répète que ce serait idiot de payer sa femme, sa femme légitime.

– Il est bien plus bête, quand on a une femme légitime, d’aller payer des cocottes.

– Soit, mais je ne veux pas être ridicule.

La comtesse s’est assise sur une chaise longue. Elle retire lentement ses bas en les retournant comme une peau de serpent. Sa jambe rose sort de la gaine de soie mauve, et le pied mignon se pose sur le tapis.

Le comte s’approche un peu et d’une voix tendre :

– Quelle drôle d’idée vous avez là ?

– Quelle idée ?

– De me demander cinq mille francs.

– Rien de plus naturel. Nous sommes étrangers l’un à l’autre, n’est-ce pas ? Or vous me désirez. Vous ne pouvez pas m’épouser puisque nous sommes mariés. Alors vous m’achetez, un peu moins peut-être qu’une autre.

Or, réfléchissez. Cet argent, au lieu d’aller chez une gueuse qui en ferait je ne sais quoi, restera dans votre maison, dans votre ménage. Et puis, pour un homme intelligent, est-il quelque chose de plus amusant, de plus original que de se payer sa propre femme. On n’aime bien, en amour illégitime, que ce qui coûte cher, très cher. Vous donnez à notre amour… légitime, un prix nouveau, une saveur de débauche, un ragoût de… polissonnerie en le… tarifant comme un amour coté. Est-ce pas vrai ?

Elle s’est levée presque nue et se dirige vers un cabinet de toilette.

– Maintenant, monsieur, allez-vous-en, ou je sonne ma femme de chambre.

Le comte debout, perplexe, mécontent, la regarde, et, brusquement, lui jetant à la tête son portefeuille :

– Tiens, gredine, en voilà six mille… Mais tu sais ?…

La comtesse ramasse l’argent, le compte, et d’une voix lente :

– Quoi ?

– Ne t’y accoutume pas.

Elle éclate de rire, et allant vers lui :

– Chaque mois, cinq mille, monsieur, ou bien je vous renvoie à vos cocottes. Et même si… si vous êtes content… je vous demanderai de l’augmentation.

Guy de Maupassant (1883).

mercredi 11 novembre 2009

Les coups de boutoir

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(Photo du Cabinet de curiosité)

- Je sens monter en moi avec une violence inouïe un désir fou et exacerbé pour ta personne infiniment lascive. Je veux te sentir pantelante sous mes coups de boutoir.

Andréa gomma au Kleenex un surplus de rouge à lèvres.

- De boutoir...

Marc hocha la tête affirmativement.

- De boutoir. J'ai dû voir une bonne trentaine de films où la même scène se reproduisait avec une similarité exemplaire : un couple jeune et élégant se prépare à une réception fort habillée et, au moment où ils sont fin sapés, ils se précipitent l'un sur l'autre et dérangent le bel ordonnancement vestimentaire qui leur a coûté un après-midi d'efforts. Je veux vivre ce moment cinématographique.

- Cela doit correspondre à une tendance inconsciente de grande envergure de destruction et de saccage. Obéir à cet instinct, c'est s'abaisser au rang de la bête.

Marc bondit sur elle et lui porta une prise de lutteur.

- Absolument, ce retour à la bestialité a quelque chose d'indigne et de déshonorant pour l'âme.

Andréa vérifia l'heure d'un coup d'œil à son bracelet-montre.

- Cinq minutes, dit-elle, tu as cinq minutes pour plonger dans l'abjection la plus totale.

Marc sourit.

- Je suis le roi de l'éjaculation précoce. La scène est filmée en gros plan, titre du film : Par ici la bonne soupe.

Il la souleva de terre.

- Je ne peux pas faire l'amour quand je ris.

Marc défit sa ceinture.

- Ne ris pas, nous sommes des monstres de lubricité.

Elle parvint à s'extirper de sa robe.

- Alors, ces coups de boutoir ?

- Une seconde, dit Marc, je n'ai plus tout à fait dix-huit ans.

Elle l'embrassa dans le cou.

- Tu as forcé sur l'eau de toilette...

- Des vagues de volupté les emportèrent dans la grande houle du sexe, il leur sembla être sur un radeau balloté dans la tempête tumultueuse des sens.

- Les naufragés de l'amour, murmura Andréa.

Le téléphone sonna à cet instant, Marc escalada Andréa. La voix de Jean-Louis Bergomieux fit vibrer l'appareil.

- Qu'est-ce que vous foutez ?

- On baise, hurla Marc.

- Précise qu'on essaie, souffla Andréa.

- Grouillez-vous, dit Jean-Louis, je suis stationné en double file.

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Passage de "Haute-Pierre" de Patrick Cauvin.

jeudi 5 novembre 2009

Quand j'ai vu le visage de Thérèse sur le corps d'Emmanuelle !

Un grand homme, un humoriste dont je ne me lasse pas, et un sketch tout à fait pour "Des sens" :


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Irrésistible Raymond Devos. :)


L'extase de Sainte-Thérèse (Thérèse d'Avila), représentée par le Bernin.

dimanche 25 octobre 2009

Oh la vache !

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"Vous avez noté qu'on dit un steak de bœuf, une côte de bœuf, un roti de bœuf... Mais dès que le bestiau semble suspect, c'est la vache qui devient folle!" Guy Bedos.

"Si la vache n'est pas tirée ordinairement, elle se tarit." Noël du Fail.

"Il faut accepter les coups de pieds de la vache comme on accepte son lait et son beurre." Proverbe indien.

mardi 25 août 2009

En long, en large et en travers : les sous-entendu

Sur le net on trouve de tout. De gentilles images un peu coquines d'un siècle passé, où les dessous de l'affaire sont toujours passionnants !

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(cliquez sur les illustrations pour les agrandir)

Mais on trouve également d'amusantes images d'aujourd'hui pleines de sous-entendus.

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Et d'autres encore, où les sous-entendus... ont une toute autre "subtilité".

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"Il n'y a pas vraiment de littérature sans suggestion, sans sous-entendu." Jean-Marie Poupart.

Et pas seulement dans la littérature... Comme de bien entendu !!

(images trouvées chez Vagabond céleste et dans le Cabinet de curiosité)

mercredi 24 juin 2009

Quand une souris rencontre une autre souris...

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(cliquez sur l'illustration pour l'agrandir)

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C'est fou comme les mots peuvent prendre une curieuse signification à la lumière de ce dessin ! autant de façons de jouer avec eux, à défaut de jouer au chat et à la souris :

"Jamais la souris ne confie sa destinée à un seul trou." Plaute.

"Peu importe que le chat soit gris ou noir pourvu qu'il attrape les souris." Deng Xiaoping.

"L'homme moderne communique souvent mieux avec sa souris qu'avec sa langue." Paul Carvel.

jeudi 28 mai 2009

Jeux de miroirs

Hier, au cours de ma promenade au travers des blogs, je suis tombée sur une photo qui se trouvait dans Le cabinet de curiosité. Alors je ne résiste pas, je vous la montre à mon tour, avec d'autres.

Ce qui me plaît ? le jeu des miroirs bien sûr. Le côté pile et le côté face de l'affaire. Si des dessinateurs étaient intéressés par l'idée, je serai très curieuse de voir le résultat.

Ce qui me plaît nettement moins, je vous laisse deviner en regardant la demoiselle en question... surtout après le billet Nues d'aujourd'hui !

(cliquez sur les photos pour les agrandir)

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Il n'y a rien à faire, sur les deux premières photos j'ai l'impression d'être devant une imitation de femme. Un être inexistant, créé de toute pièce. Et c'est dommage ! car je trouve l'idée de cette mise en scène excellente.

jeudi 2 avril 2009

Erotic-macro-photos

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Erect

(cliquez sur les photos pour les agrandir)

Aller, un peu d'humour, de légèreté et de coquineries suite au billet d'hier sur ce que j'appelle ces épouvantables photos de femmes, cela ne peut que nous faire du bien !

Changer d'angle de vue, c'est bien connu, cela donne de nouvelles perspectives. Le verbe voir peut donc se comprendre très différemment suivant les cas observés, et c'est ici tout ce qui nous intéresse.

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Nippel

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Mirabelle bottom

Enfin pour finir, une sorte de jeu des devinettes avec un lien tout ce qu'il y a de savoureux et farfelu, merci à Jean et à Tatum : GALUMPIA.

On a toujours besoin de se laisser aller après des moments pénibles...

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