
Mardi soir, sur France 5, passait L'amour
sans limites, un documentaire sur la sexualité des
handicapés.
Des questions, des remises en question, une autre façon de voir, qui ne
coule pas forcément de source et qui pourtant se pose, à plus forte raison
lorsque l'on est concerné.

Mais qui nous encombre incroyablement, nous qui avons déjà un mal fou à nous
débattre avec notre propre libido, notre trop plein de libido, notre
absence de libido, notre propre sexualité, ou notre manque partiel ou total de
sexualité à nous qui ne sommes pas handicapés. Pas handicapés,
sauf que... nous sommes souvent encombrés de notre part d'incapacité à nous
rapprocher des bonnes personnes, grand défit de l'humain en général, des
relations humaines dans son ensemble.
Le genre de questions qui se posent : Faut-il légaliser la
prostitution pour aider les handicapés ? Dans ce cas il faudrait
également qu'elle soit accessible aux personnes non handicapées. Oui mais si la
prostitution devient légale, par quel tour de passe passe allons-nous faire
passer cela au yeux de la morale ?
Et pour ce qui est du bien être des femmes et des hommes qui se prostituent
(gare au dérivent des souteneurs, maquereaux, les proxénètes, appelez-les comme
bon vous semble, ils sont toujours là...), qu'envisageons-nous pour ces
personnes là ?
Un lien très intéressant avec des propositions de Marcel Nuss, ainsi que des
vidéos - dont une en particulier, la première - sur le sujet, avec des
témoignages.
Si des assistantes sexuelles se sentent prêtent à
accompagner d'autres personnes, très bien, pourquoi pas. Mais cela sous-entend
une refonte complète des façons de penser d'aujourd'hui. Et j'avoue que cette
lecture me laisse un peu perplexe... comme s'il y avait un côté "idyllique" -
j'emploie un terme fort et décalé exprès -, un côté purement utopique de croire
cela possible, étant donné la nature humaine.
Croire à tous ces bons sentiments me semble en effet illusoire. A nous tous,
qui avons tellement besoin de sentiments, mais qui jouons aussi beaucoup de nos
sentiments.
Et vous, qu'en pensez-vous ?