Des sens

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dimanche 15 février 2009

L'ingénue... petit chaperon rouge

Le petit chaperon rouge : métaphore de l'appétit sexuel (la première illustration est de Kenneth Whitley, cliquez dessus pour les agrandir).

Les contes de notre enfance, autant d'histoires cachant d'autres histoires.

Le village et la maison de la grand-mère sont des endroits sûrs, chemin entre l’enfance et l’âge adulte. Pour arriver à destination, il faut emprunter un chemin qui traverse une forêt, lieu de danger ou rôde le Grand méchant loup. La mère indique à la fille le chemin à suivre, le « droit chemin » et la met en garde contre les mauvaises rencontres.

Gustave Doré

La fillette a une attitude ambiguë, puisque, faisant mine de se débarrasser du Loup, elle lui donne en réalité toutes les indications pour que celui-ci trouve la grand-mère, et la mange…

Arrivée à destination, la fillette voit bien que quelque chose ne va pas, (« Que vous avez de grandes dents ») mais…

Gustave Doré

...finit dans le lit du Loup. Le Loup, présent dans d’autres contes comme prédateur, est ici la figure du prédateur sexuel.

De nos jours, démystifié, le loup est souvent montré de façon ironique, et sert surtout à changer le regard sur l'autre, non sans tendresse.
J'ajouterai même que les rôles sont aussi parfois inversés... d'où d'autres histoires dans les histoires.

Red Hot Riding Hood
de Tex Avery est une version du chaperon rouge... comment dire... une version... à regarder de tous ses yeux, de tous ses sens ? en se pourléchant les babines pour certains, qui sait... je ne sais pas... une idée comme ça.

En tous cas un moment plein d'humour, et des plus savoureux, ça c'est sûr (et même en ne comprenant pas un mot d'anglais, c'est dire) !


Et une autre vidéo ici : Loup y es-tu ?

samedi 7 février 2009

Armée et prostitution

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Hermann Vogel (1856-1918)

Si pour certains les maisons closes étaient un lieu où ils pouvaient prendre tout leur temps, pour d'autres, les choses étaient différentes...

Vous êtes invités à tirer votre coups, mais vite !!! merci.

C'est en résumé ce qui ressort du texte ci-dessous - texte émanant du service des armées en période de démobilisation (1919) - devant l'appétit des tirailleurs qui, après avoir risqués leur vie sur le front, allaient ensuite décharger leur vit dans les maisons closes qui apparaissaient sur leurs lieux de stationnements.

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Cliquez sur les illustrations pour les agrandir.

Il faut de l'ordre et de l'organisation, bon sang !!

Un lien qui fourmille d'indications en tous genres au sujet (entre autre) de la prostitution : Prostitution, pornographie, traite des femmes et des enfants, industries du sexe et en particulier un témoignage que je trouve plein de bon sens.

vendredi 6 février 2009

Catalogue des prix d'amour

Si vous allez au musée de l'érotisme à Paris, vous en verrez plusieurs. Celui-ci je l'ai trouvé sur un autre blog dernièrement fermé, et je ne résiste pas à l'envie de vous le présenter à mon tour. Il s'agit du Catalogue des prix d'amour de Mademoiselle Marcelle LAPOMPE, tout un programme.

Au choix : branlage à la mouche, glougloutage du poireau avec pression de la main, savonnette impériale Russe, suçage à la menthe, et j'en passe...

Cliquez sur l'illustration pour l'agrandir.

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Moi je dis que les mouches avaient la vie dure quand même, mais bon...

jeudi 5 février 2009

La sexualité des handicapés

Mardi soir, sur France 5, passait L'amour sans limites, un documentaire sur la sexualité des handicapés.

Des questions, des remises en question, une autre façon de voir, qui ne coule pas forcément de source et qui pourtant se pose, à plus forte raison lorsque l'on est concerné.

Mais qui nous encombre incroyablement, nous qui avons déjà un mal fou à nous débattre avec notre propre libido, notre trop plein de libido, notre absence de libido, notre propre sexualité, ou notre manque partiel ou total de sexualité à nous qui ne sommes pas handicapés. Pas handicapés, sauf que... nous sommes souvent encombrés de notre part d'incapacité à nous rapprocher des bonnes personnes, grand défit de l'humain en général, des relations humaines dans son ensemble.

Le genre de questions qui se posent : Faut-il légaliser la prostitution pour aider les handicapés ? Dans ce cas il faudrait également qu'elle soit accessible aux personnes non handicapées. Oui mais si la prostitution devient légale, par quel tour de passe passe allons-nous faire passer cela au yeux de la morale ?

Et pour ce qui est du bien être des femmes et des hommes qui se prostituent (gare au dérivent des souteneurs, maquereaux, les proxénètes, appelez-les comme bon vous semble, ils sont toujours là...), qu'envisageons-nous pour ces personnes là ?

Un lien très intéressant avec des propositions de Marcel Nuss, ainsi que des vidéos - dont une en particulier, la première - sur le sujet, avec des témoignages.

Si des assistantes sexuelles se sentent prêtent à accompagner d'autres personnes, très bien, pourquoi pas. Mais cela sous-entend une refonte complète des façons de penser d'aujourd'hui. Et j'avoue que cette lecture me laisse un peu perplexe... comme s'il y avait un côté "idyllique" - j'emploie un terme fort et décalé exprès -, un côté purement utopique de croire cela possible, étant donné la nature humaine.

Croire à tous ces bons sentiments me semble en effet illusoire. A nous tous, qui avons tellement besoin de sentiments, mais qui jouons aussi beaucoup de nos sentiments.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

lundi 2 février 2009

Chiens et chiennes pour la vie !

Une petite vidéo que je trouve assez savoureuse, mignonne comme tout, pour une pub concernant la sexualité avec des préservatifs (merci Matthew !!).

Je vous laisse la découvrir, ou redécouvrir, c'est comme vous voulez, et personnellement, autant vous le dire tout de suite, j'adore les bruitages, en plus des images :

mardi 20 janvier 2009

"La tyrannie du plaisir" de Jean-Claude Guillebaud

En septembre dernier, je découvrais deux articles parlant d'un livre que je ne connaissais pas et qui me semblait prometteur : "La tyrannie du plaisir" de Jean-Claude Guillebaud.

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Aujourd'hui j'ai lu ce livre et tout un tas de débats me trottent dans la tête. Alors en vrac, comme ça, quelques mots, quelques phrases glanées par-ci par là au cours de ma lecture :

Performance, concurrence, consommation, évaluation comparative, prévalence du court terme.

L'individu "gère", il "rentabilise" son énergie, "manage" sa forme, "checke" l'évolution de son "capital hydratation", "optimise son patrimoine" jeunesse et "investit" dans la "gestion de soi".

Le nomadisme amoureux s'accélère et le temps d'usage (des corps) se raccourcit.

Nos sociétés si agressivement érotisées sont en réalité tenaillées par la hantise du non-désir.

Veillez à votre "capital fantasme"...

Trente ans après (l'année repère 1964), la vraie question n'est déjà plus de lutter contre la répression du désir mais de prévenir sa banqueroute.

Sous une forme ludique et ritualisée, c'est encore la quête confuse d'une "vraie" transgression qu'expriment les pratiques sadomasochistes fort en vogue aujourd'hui. Une adepte du SM désigne clairement ce que, pour sa part, elle en attend : "Il ne fait pas de doute qu'à une date plus récente les limites en matière de transgression ont été repoussées par la libération sexuelle et la nouvelle image du corps. La simple nudité qui suffisait naguère à déclencher le désir sexuel est devenue banale. La transgression commence donc plus loin. Le SM est peut-être devenu aujourd'hui le lieu par excellence de la transgression."

Faute de pouvoir jouer sur une transgression érotique qui n'échauffe plus personne, on y convoque inlassablement une violence verbale et descriptive qui apparaît comme une transgression de substitution. On y use d'une infinité de stratagèmes langagiers pour ranimer la flamme défaillante : situations mimétiques ou libre-échangistes, déchaînement de violences simulée, escalade fictive dans l'esclavage sexuel et l'insulte, etc... Plutôt que de perdre le sens de l'interdit premier, sans lequel il n'est pas d'érotisme, (on) a recours à la violence de ceux qui nient tout interdit, toute honte, et ne peuvent maintenir cette négation que dans la violence.

Pour les Anciens, en effet (qu'ils fussent chrétiens ou platoniciens), la liberté humaine ne résidait pas dans cette fidélité aux désirs, mais au contraire, dans notre capacité à leur désobéir. C'était la maîtrise de soi et non l'abandon aux pulsions qui était assimilée à une liberté active. Évoquant les Grecs à ce sujet, Foucault s'exprimait ainsi : "S'il est à ce point important de gouverner désirs et plaisirs, si l'usage qu'on en fait constitue un enjeu moral d'un tel prix, ce n'est pas pour conserver ou retrouver une innocence d'origine ; ce n'est pas, en général - sauf bien entendu dans la tradition pythagoricienne -, pour préserver une pureté ; c'est afin d'être libre et de pouvoir le rester."

Discrédité par l'opinion moderne, la sentimentalité de l'amour doit être assumée par le sujet amoureux comme une transgression forte qui laisse seul et exposé ; par un renversement de valeurs, c'est donc cette sentimentalité qui fait aujourd'hui l'obscène de l'amour.

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Voilà, ces quelques lignes qui précèdent ne sont bien sûr qu'une petite sélection des passages qui m'ont le plus touchés. Ce livre est d'une telle richesse de connaissances accumulées au travers de l'histoire et des décryptages qui en sont fait, que le seul moyen d'en comprendre toute l'étendue, est tout simplement de le lire.

J'ajouterai ceci pour finir, ce livre est sorti en 1998, soit, il y a maintenant plus de dix ans...

Alors, que pouvons-nous dire dix ans après ?

samedi 20 septembre 2008

Un coup de pieds dans la fourmilière ? La tyrannie du plaisir

Faire des recherches sur le sexe féminin à travers les siècles m'a fait tomber sur ceci, une petite trouvaille tout ce qu'il y a de passionnante, deux articles parlant d'un même livre "La tyrannie du plaisir" de Jean-Claude Guillebaud (voir critiques ordinaires seul lien restant depuis que j'ai mis en ligne ce billet).

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Non la sexualité dans la Rome antique n’était pas si débridée que cela ; les homosexuels y étaient torturés, les adultérins mutilés, et des dispositions drastiques furent prises à l’encontre de la population pour mieux régenter les intimes agissements, seul un noyau dur de nantis s’octroyant le droit à quelques ébats orgiaques. Non le Moyen-Age n’était pas si austère que cela ; les clercs croyant dur comme fer que le plaisir de la femme encourageait l’enfantement, ils conseillaient vivement à leurs ouailles masculines de s’appliquer dans l’alcôve pour que leurs conjointes puissent atteindre le septième ciel.

Autre valeur raillée et discréditée : la fidélité dans le couple, qui serait synonyme d’emprisonnement, le célibataire se présentant d’ailleurs comme étant "libre". Si beaucoup résistent à l’engagement sentimental (Roland Barthes :"Par un renversement des valeurs, c’est donc la sentimentalité qui fait aujourd’hui l’obscène de l’Amour"), cela ne les empêche pas de s’impliquer dans d’autres formes d’asservissement : dévouement pieds et poings liés à un travail, à une tribu, et surtout, primauté de l’individu oblige, fidélité à soi-même, et pire encore, à ses propres penchants.

La conséquence de l’individualisme à outrance, que Guillebaud qualifie en terme de holisme, se retrouve dans la sexualité et la priorité donnée à l’épanchement de son propre plaisir au détriment de l’autre, et bien sûr de l’échange qui devrait résulter du rapport sexuel. L’emploi fréquent du mot "partenaire" nous le rappelle, chacun des deux acteurs instrumentalisant l’autre afin de parvenir à l’autosatisfaction, faisant ainsi abstraction de l’altérité puisque motivé par l’acte surtout en tant que fonction, et non plus en tant que moyen de communication privilégié. "Le plaisir devient pure affaire anatomique, marchande et sportive (en attendant d’être cybernétique !) Il est prestation, rassasiement ou performance".

Alors, à la lecture de ceci - je sais, cela ne se fait pas de vous parler d'un livre que je n'ai pas lu, mais je n'ai pas pu résister, ce qui précède me parlait bien trop pour rester silencieuse - et bien j'ai très envie de me plonger dans ce livre pour savoir plus ! Alors si vous le connaissez déjà, si vous l'avez déjà lu, ne vous gênez pas pour nous dire ce que vous en pensez. Ou si vous êtes comme moi, ignare quant à son contenu, n'hésitez pas à exprimer ici ce que vous pensez de ces quelques lignes.

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Lien avec La tyrannie du plaisir après lecture de ce livre.

vendredi 12 septembre 2008

Rouleau enluminé de la porte et de la tige précieuse

Une deuxième série de rouleaux de la manche, la sexualité vue de près, sans explications détaillées des images cette fois-ci, mais tous aussi savoureux à regarder. Et pour plus d'informations sur les estampes japonaises érotiques, je vous conseille de faire un petit tour sur le site de la BnF.

(cliquez sur les illustrations pour les agrandir)

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Shimokôbe Shûsui (1771)

Ces œuvres sont attribuées au peintre et illustrateur Shimokôbe Shûsui, qui fut actif à Kyôto dans la seconde moitié du XVIIIe siècle et s’inspira de la manière de Sukenobu.

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Lien avec Le rouleau de la manche

mercredi 10 septembre 2008

Le rouleau de la manche

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Torii Kiyonaga "Le rouleau de la manche " (1785), cliquez sur les illustrations pour les agrandir.

Torii Kiyonaga (1752-1815). Cet ensemble présente une préface, absente de cet exemplaire, dans laquelle figure l’expression « Rouleau de la manche » qui lui vaut son titre. Cette formule évoque ces petits rouleaux peints qui pouvaient être glissés dans la manche du kimono, qui fait office de poche.

Kiyonaga dépeint des femmes d’âge et de classes différentes dans des situations variées, reconnaissables à leurs attributs ou à leurs parures : des femmes mariées aux dents noircies selon la coutume (2e et 5e image en partant du haut), une femme portant le capuchon traditionnel (tsunokakushi) pour aller faire ses dévotions au temple (3e image), une jeune paysanne du village d’Ôhara (à proximité de Kyôto) avec son fagot de bois noirci au feu et ses sandales de paille (4e image), un couple d’âge mûr repu de plaisir (6e image), des courtisanes (10e image), un jeune couple qui interrompt une leçon de calligraphie (8e image), une jeune fille (9e image), une femme enceinte (11e image).

L’artiste met aussi en scène des personnages historiques, avec la première planche où sont figurés le jeune guerrier Minamoto no Yoshitsune (dit « Ushiwakamaru ») et son amante Jôrurihime, dont les aventures galantes furent célébrées par la littérature depuis le Moyen Âge (1re image). La dernière estampe représente en gros plan dans des cercles, comme vus à travers une lorgnette, trois types de vulves (tsubi ou littéralement « ouverture » d’après le sinogramme). Soit, de droite à gauche, la « nouvelle fente en forme de petit pain rond » (ou manjû , terme argotique pour le sexe d’une fille pubère), la « fente du Paradis suprême » et la « fente lubrique ». Ce type de représentation en gros plan ne sera pas sans influencer un artiste comme Utamaro dans son Ehon kiku no tsuyu (« Livre érotique : la rosée sur les chrysanthèmes »), album publié vers 1794-1795, mais qui fut daté de 1786 pour échapper à la censure.

(explications de Christophe Marquet)

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Lien avec Rouleau enluminé de la porte et de la tige précieuse.

vendredi 27 juin 2008

Comment allier plaisir et perte de poids ?

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Vous avez des inquiétudes quant à votre poids ? Vous surveillez de près votre forme physique ? Vous désirez ardemment lier celle-ci à votre plaisir ?

Alors ceci est pour vous (à la base pour ces messieurs, mais on peut tout aussi bien imaginer une version féminine...) :

Les calories et le plaisir

Regardez combien de calories vous pouvez perdre pour :

¤ Enlever ses vêtements :

- Avec sa permission ........................................ 12 cal.

- Sans sa permission ...................................... 187 cal.

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¤ Enlever son soutien-gorge :

- Avec les deux mains ....................................... 8 cal.

- Avec une main ................................................. 12 cal.

- Avec une main en se faisant gifler ........ 37 cal.

- Avec la bouche .............................................. 85 cal.

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¤ Mettre le préservatif :

- Avec une érection ........................................... 6 cal.

- Sans érection ............................................... 315 cal.

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¤ Pendant l'acte :

- La tenir dans les airs ................................... 12 cal.

- Demeurer sur le plancher ............................. 8 cal.

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¤ Positions :

- Papa-maman ....................................................... 12 cal.

- 69 couché ............................................................ 8 cal.

- 69 debout ....................................................... 112 cal.

- Chandelier italien ....................................... 912 cal.

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¤ Avoir un orgasme :

- Un vrai ............................................................ 112 cal.

- Un faux .......................................................... 315 cal.

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¤ Après l'orgasme :

- Rester dans le lit ............................................ 18 cal.

- Sauter du lit ................................................... 36 cal.

- Discuter avec sa partenaire .................... 816 cal.

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¤ Avoir une seconde érection :

- Entre 16 et 19 ans .......................................... 12 cal.

- De 20 à 29 ans ................................................ 36 cal.

- De 30 à 39 ans .............................................. 108 cal.

- De 40 à 49 ans ............................................ 324 cal.

- De 50 à 59 ans ............................................ 972 cal.

- Plus de 60 ans ............................................ 2916 cal.

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¤ Remettre ses vêtements :

- Rapidement ...................................................... 32 cal.

- Très rapidement ............................................ 98 cal.

- Pendant que son mari ouvre la porte . 1218 cal.

mercredi 30 avril 2008

Extrait du Tong-hsuan-tze - livre ancien (2)

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Katsushika Hokusai (1760-1849), cliquez sur les illustrations pour les agrandir.

Quand ils seront ainsi couchés, flanc collé contre flanc, que l'homme renverse la femme en arrière, la couche sur le dos et lui écarte les jambes; qu'il monte sur elle et s'agenouille entre ses cuisses. Bientôt entre les lèvres extérieures de la Précieuse Porte il lancera sa Tige de Jade, dans cet ombreux canton qui semble une pinède basse, écran d'une caverne profonde. Il contraindra son membre à se jouer dans ce vestibule, sans jamais interrompre le passionné bavardage, et de sa bouche lui suçotant la langue. Ou bien il contemplera ce clair visage, et pareillement jettera d'en haut ses regards sur la Ravine Dorée. Il lui palpera le ventre et les boutons des seins et lui frottera toute la Terrasse du Joyau.

Ce faisant l'homme s'embrasera de désirs, la femme sera troublée en son âme. Alors l'homme fera mouvoir le Pic Vigoureux puis haut puis bas, en lui faisant frotter tout en bas les Veines de Jade, tout en haut la Ravine Dorée, en l'obligeant à se jouer par toute la Salle des Examens pour se reposer enfin sur le côté droit de la Terrasse du Joyau. Tout cela n'étant qu'un divertissement de la porte avant qu'il ne pénètre dans le vagin.

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Yanagawa Shinegobu

Au moment où la Ravine de Cinabre de la femme ruisselle d'un abondant liquide, qu'alors le Pic Vigoureux la pénètre tout droit, lâchant un liquide qui se mélange à celui de la femme en telle manière qu'il trempe sa Plaine Sacrée à lui, tout en haut, et son Vallon Obscur à elle, tout en bas. Qu'alors l'homme se mette à faire des mouvements énergiques, poussant promptement son membre et le retirant, si bien que la femme, hors de sens, enflammée, implore sa pitié. A ce point, que l'homme extraie son membre et que d'un chiffon de lin il essuie tant son membre à lui que le sien à elle. Qu'alors il introduise à nouveau la Tige de Jade loin dans la Ravine de Cinabre, jusqu'à ce qu'il parvienne à la Terrasse Yang. Que son membre soit pareil au rocher massif qui barre le fond du vallon. Qu'alors il se mette en mouvement et que par neuvaines légères il donne des coups espacés, isolés, qui pénètrent en profondeur, les dirigeant diversement, tantôt lentement, tantôt promptement, tantôt loin et tantôt faiblement, selon le rythme des vingt et un souffles.

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Kitagawa Utamaro

Qu'alors l'homme répète souvent des coups rapides et profondément pénétrants, la femme suivant le mouvement et imitant son rythme. De son Pic Vigoureux, ayant assailli la Caverne en forme de Grain(1), qu'il précipite en son fin fond. Qu'en ce lieu, de son membre auquel il aura fait faire quelques tours, insensiblement il passe à des coups brefs. Quand la femme, le vagin plein de liquide, sera parvenue au sommet de la volupté, que l'homme retire son membre. Ou du moins qu'il ne le retire pas, cela va de soi, s'il a commencé à s'alanguir; mais s'il est toujours raide, qu'il le retire. En effet, du moment qu'il y a dommage pour l'homme à retirer son membre alangui, qu'il n'en fasse rien; que l'homme y veille scrupuleusement.

(1) Selon Sou-nu, "les parties sexuelles féminines, à un pouce de profondeur (2 centimètres) s'appellent la Corde du Luth; à 5 pouces de profondeur (12 centimètres), le Grain de Blé..." Ce dernier serait le col de l'utérus."

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Lien avec Extrait du Tong-hsuan-tze - livre ancien (1)

mardi 29 avril 2008

Extrait du Tong-hsuan-tze - livre ancien (1)

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Kuryusai Isoda (cliquez sur les illustrations pour les agrandir)

Extrait du Tong-hsuan-tze - livre ancien

Maître Tong-hsuan dit :

Entre les dix mille choses créées par le Ciel, l'homme est de toutes la plus précieuse. Entre toutes les choses qui font l'homme florissant, nulle ne peut se comparer au commerce sexuel. Il se modèle sur le Ciel et prend patron sur la Terre, il règle le Yin et régit le Yang. Ceux qui en comprennent la signification peuvent nourrir leur nature et prolonger leurs années; ceux qui n'en entendent pas le sens véritable se feront du tort à eux-mêmes et mourront avant leur temps.

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Quand un homme et une femme ont commerce pour la première fois, il convient que l'homme s'asseye à la gauche de la femme, et la femme à la droite de l'homme. Alors l'homme croise les jambes et place la femme sur ses genoux. Il serre sa fine taille, il caresse son précieux corps, il murmure des mots d'amitié et se lance dans une conversation passionnée. Tous deux se trouvant dans la même disposition, ils s'étreignent et s'embrassent - corps rapprochés et lèvres sur lèvres appuyées. L'homme suce la lèvre inférieur de la femme, la femme suce la lèvre supérieure de l'homme. Ils se baisent, chacun se nourrissant de la salive de l'autre. Ou bien l'homme mordille doucement la langue de la femme, ou bien il lui ronge un peu les lèvres, il lui prend la tête dans les mains et lui pince les oreilles. Tandis qu'ils se tapoteront et baiseront ainsi, mille charmes se déploieront et les cent chagrins seront oubliés.

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Kuryusai Isoda

Puis l'homme attirera la femme à lui, afin que de la main gauche elle tienne sa Tige de Jade, tandis que lui-même, de sa droite, lui frottera sa Porte de Jade. Cela fait, il éprouvera la force de son Yin à elle, et sa tige se dressera - elle se tiendra raide en l'air, saillante et pareille à la cime solitaire d'une montagne qui s'élève escarpée dans la Voie Lactée. La femme, elle, éprouvera la force de son Yang à lui et la Ravine de Cinabre s'humectera d'un abondant écoulement de liquide; elle sera semblable à la solitaire fontaine des eaux qui sourd au creux du vallon. Ceci est la réaction spontanée du Yin et du Yang, qui jamais ne peut s'accomplir par des moyens artificiels. Aussitôt que le couple en est arrivé à ce stade, les deux partenaires sont dans l'état voulu pour s'unir l'un avec l'autre. Si le membre de l'homme ne veut pas se dresser ou que le vagin de la femme ne puisse pas s'humecter, ce sont là des indices extérieurs de quelque maladie intérieure.

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Lien avec Extrait du Tong-hsuan-tze - livre ancien (2)

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